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Janvier 2004
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Y a-t-il un arbitre au Louis II ?
Samedi 31 janvier 2004
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En dépit de ses bonnes intentions, l'ASM n'a pu venir à bout du Paris Saint-Germain et à dû se contenter une nouvelle fois d'un résultat nul (1-1), le troisième consécutif en Championnat. Après l'amère déception contre Nice, cette belle affiche devait être l'occasion pour les Rouge & Blanc de se rassurer et de se relancer, face à l'un de leurs poursuivants. Malheureusement, la chance n'était pas du côté du Stade Louis II et les Monégasques ont perdu deux nouveaux points précieux, voyant ainsi fondre leur avance en tête de la Ligue 1. De quoi nourrir des regrets, d'autant plus que, sans un arbitrage déplorable, la victoire était largement à portée de main.

En effet, les hommes de Didier Deschamps ont fourni une assez bonne prestation. Ils ont su bien dominer des Parisiens solides - voire rugueux - et potentiellement dangereux avec un jeu vif à une touche de balle. Monaco avait fait le plus dur en ouvrant le score à la 26e minute, grâce à une tête de Squillaci se rachetant ainsi de sa main qui avait coûté la victoire contre Nice, suite à un coup-franc de Rothen. Ce but semblait avoir libéré les Asémistes, mais le PSG égalisait peu après sur un corner mal claqué par Roma. Les nombreuses occasions qui allaient suivre ne donnaient rien, malgré toute la bonne volonté des Monégasques qui auront fait preuve d'une qualité collective retrouvée, notamment au cours d'une bonne deuxième mi-temps au cours de laquelle on ne vit pas beaucoup les Parisiens.

Monaco poussait, bien déterminé à remporter la victoire, et Squillaci inscrivait finalement un deuxième but, du pied pour une fois. Mais ce but salvateur était refusé par l'arbitre pour un hors-jeu imaginaire… Dommage pour l'ASM et pour Toto, qui aurait ainsi pu prendre une belle revanche sur le destin en réalisant un doublé. Monaco était encore à deux doigts de l'emporter lorsque, peu avant le coup de sifflet final, Giuly ratait la balle de match, son lob manquant de peu le cadre d'Alonzo.

Ceux qui stigmatisaient une réussite monégasque soi-disant basée sur la chance seront ainsi rassurés : l'arbitre de la rencontre, avec des décisions pour le moins discutables, n'aura rien fait pour aider l'ASM et l'aura sans doute privé de la victoire. Non seulement en refusant un but parfaitement valide mais aussi en n'oubliant d'expulser le Parisien Mendy, coupable d'une main sur une action chaude et déjà averti auparavant, ou encore en n'accordant pas de penalty après que Morientes eut été fauché en pleine surface. Sans compter sa complaisance à l'égard des nombreuses fautes parisiennes (Cissé, victime d'une entorse, fut notamment blessé dès la neuvième minute). Tout cela fait donc beaucoup et ne fait que renforcer la frustration des Monégasques, que la chance semble décidément avoir abandonné alors que l'injustice a pris ses quartiers au Stade Louis II après le hold-up des Niçois. On peut comprendre aisément Didier Deschamps lorsqu'il déclare : "Il est grave de voir de telles erreurs d'arbitrage à un tel niveau. Mes joueurs ont le sentiment d'une grande injustice". Des joueurs qui, à l'instar de Patrice Evra, commencent à être "habitués aux erreurs d'arbitrage". Cette injustice relance en outre le débat sur le recours à la vidéo dans de telles actions litigieuses, un outil grâce auquel le football gagnerait beaucoup en cohérence.

Au terme d'un mois de janvier qui s'est avéré finalement peu faste malgré des débuts en fanfare et la victoire sur Lyon 3 à 0, l'avance monégasque en tête du championnat de France se réduit peu à peu. Certes Monaco n'a pas perdu, mais sur le plan comptable le Club fait du sur place et ces trois matches nuls pèsent le poids de deux défaites avec la perte de six points... Le Championnat est bien sûr encore long, mais il faut que l'ASM renoue avec le succès pour ne pas sombrer dans le doute. Si les dispositions affichées contre le PSG sont toutefois apparues rassurantes notamment au niveau de l'engagement, force est de constater que le jeu n'est pas aussi flamboyant qu'auparavant et l'on pourrait soupçonner une relative baisse de régime de l'ASM.

A quoi ceci peut-il être dû ? On a déjà évoqué l'hypothèse des conséquences d'un gros travail foncier effectué durant la trêve et destiné à porter ses fruits dans les prochaines semaines , mais visiblement la fatigue n'est pas seule en cause. On peut en effet s'interroger sur la pertinence de l'obstination de DD à faire jouer Giuly en pointe alors que son apport semble manquer au milieu et que, pendant ce temps-là, Dado Prso fait banquette. Certes, ce dispositif a déjà fait ses preuves en Ligue des Champions, notamment à Eindhoven, mais cela ne semble pas réussir à l'équipe actuellement. Cependant, il ne s'agit pas de remettre en cause les choix de l'entraîneur dès lors que les résultats se ralentissent quelque peu, cela serait trop facile. D'autant plus que la clé du problème ne se trouve tout simplement pas au seul niveau de l'équipe. Que dire en effet de l'arbitrage défavorable dont l'ASM est fréquemment la victime ? Voilà ce qui fausse les résultats, et il est clair que ce sera difficile pour Monaco si les arbitres font office de douzième homme pour leur adversaire...

Rien n'est catastrophique pour le moment, mais on ne peut s'empêcher de penser qu'il serait vraiment dommage que l'ASM laisse échapper le titre de champion après un si beau début de saison, alors que Lyon se rapproche dangereusement. Il faut maintenant peut-être arrêter de parler du titre pour se reconcentrer sur un objectif simple : gagner, enchaîner des victoires pour défendre le trône de leader. Pour se rassurer, il ne faut toutefois pas perdre de vue que Monaco a subi en l'espace d'un mois un enchaînement de matches à la fois difficiles et importants, et que la victoire ne peut être systématiquement au rendez-vous, surtout quand l'arbitre s'y met. Toutes les équipes connaissent des hauts et des bas, la roue tourne. Alors, comme mauvaise période, on peut dire qu'il y a pire... De plus, le calendrier de l'ASM semble dorénavant plus clément que celui de ses concurrents directs, et ce sera probablement l'occasion pour les Asémistes d'en profiter pour regonfler leur capital de points et par là même leur avance.

Ne cédons pas au pessimisme auquel certains voudraient nous faire croire. Restons confiants, l'AS Monaco est une superbe équipe et cela ne va pas changer du jour au lendemain. La deuxième période et le beau jeu retrouvé face au PSG sont d'ailleurs de bon augure. Ce petit passage à vide aura au moins le mérite de relancer le suspense dans la course au titre, et si victoire il y a, elle n'en sera que plus belle !

Le froid réalisme de Monaco
Lundi 26 janvier 2004
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 Interview de Pierre Svara Nouveau : Visitez la page des internautes !


Cela devait être une simple formalité, mais Monaco s'est difficilement qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe de France aux dépens de Valenciennes, équipe de National. Manifestement à la peine et incapable d'inscrire le moindre but au cours du temps réglementaire, l'ASM a dû attendre la séance de tirs au but pour arracher la victoire grâce à son gardien Flavio Roma. Impuissants à déployer leur meilleur jeu mais victorieux, les hommes de Didier Deschamps continuent à nous la jouer à l'Italienne : leur froid réalisme a encore frappé.

Deux divisions séparaient les deux formations sur le papier, et pourtant les 22 acteurs ont quasiment fait jeu égal sur le terrain. Exploits des Nordistes ou piètre prestation des Monégasques ? Disons que l'ASM a été transparente et semblait peu motivée. Tout à l'inverse de ses hôtes qui ont réalisé un bon match, galvanisés par l'envie de réussir un exploit en faisant chuter un ténor de l'élite, sans jamais quitter un bel esprit de fair-play qui est à souligner. C'est là le fameux charme de la Coupe de France : Monaco a été bousculé et l'exploit n'est pas passé bien loin, à l'image de ce but refusé pour une main et qui aurait pu faire très mal aux Rouge & Blanc s'il avait été validé. Honnêtement, on ne peut pas dire que Valenciennes aurait volé sa qualification...

En manque d'inspiration en attaque, imparfait au niveau de la finition, Monaco se contentait de gérer sa solidité défensive, parfaitement illustrée par un Flavio Roma toujours impeccable et auteur d'un arrêt décisif au cours de la séance de tirs aux buts. Fidèle à ses habitudes, sûr et sobre, la portier italien aura été par conséquent le principal artisan de la qualification. Une nouvelle fois, on le repétera jamais assez, Roma a sauvé son équipe. "Monaco a été mis en danger sans jamais plier. On arrivait pas à marquer et on avait confiance en Roma" déclare d'ailleurs Jérôme Rothen.

Soyons réalistes, ce n'est que l'ombre de l'ASM que l'on aura aperçu dimanche au Stade Nungesser. Monaco a déçu et soulève des interrogations sur son état de forme actuel. Monaco gagne sans briller, Monaco assure, mais Monaco inquiète. L'ASM traverse-t-elle une mauvaise passe ? La question de fait de plus en plus pressante, mais faut-il s'alarmer pour autant après les deux nuls concédés à Bastia puis contre Nice et cette qualification aux forceps ?

Déficit de volonté, passage à vide ou fatigue physique, les hypothèses sont multiples. Sans doute les joueurs de la Principauté n'étaient-ils pas très motivés par un tel match, disputé sur une pelouse en mauvais état, ou bien accusaient-ils le coup de leur déception de mercredi face à Nice. A moins qu'ils n'aient déjà la tête au PSG... Probablement, car même si la performance n'est pas rassurante à quelques jours du choc au sommet face aux Parisiens, Didier Deschamps était manifestement déjà rentré en phase de préparation. Le coach, qui ne fait de la Coupe de France qu'un objectif secondaire, avait en effet décidé de laisser au repos Fernando Morientes, Lucas Bernardi et Ludovic Giuly. Patrice Evra étant quant à lui suspendu, l'ASM était ainsi diminuée de quatre de ses meilleurs éléments. L'absence de ces joueurs-clés aura souligné leur apport déterminant dans le système de jeu monégasque, et les conclusions sont donc à nuancer.

Oui, Monaco a mal joué contre Valenciennes, et il faudra incontestablement montrer un tout autre visage pour éliminer Lyon au prochain tour. Mais peut-être les Rouge & Blanc préfèrent-ils ce genre d'affiche pour se transcender. Acceptons-en l'augure, et ne cédons pas au pessimisme. Car on ne peut pas vraiment faire la fine bouche, malgré les difficultés l'ASM résiste et les résultats sont là : concrètement, Monaco est qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe de France, Monaco est toujours leader du Championnat, qui plus est avec 8 points d'avance, et un nul contre Bastia ou Nice n'a rien de dramatique. Certes, les amateurs du beau jeu monégasque déploreront le fait que ces résultats soient acquis avec moins de panache qu'auparavant, à l'Italienne, mais DD veut conduire son équipe vers le succès, sur le long terme, et semble pour cela vouloir économiser ses cartouches.

Reste alors à espérer que l'ASM retrouvera ses bonnes habitudes pour faire parler la poudre dès vendredi face au Paris Saint-Germain. Car Monaco aime les grands rendez-vous. Et souvenons-nous que, quatre jours seulement avant leur victoire galactique contre La Corogne en Ligue des Champions, les Monégasques avaient laborieusement battu Le Mans, dernier de Ligue 1...

Qui ne vole pas n'est pas Niçois
Vendredi 23 janvier 2004
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 Interview de Shabani Nonda 


Il s'en est fallu de peu... Quelques secondes de trop et l'OGC Nice aura privé les Monégasques d'une victoire qu'ils avaient pourtant fort bien défendu. Jusqu'à ce penalty concédé en toute fin de match, Monaco tenait sa revanche. Mais c'était sans compter un arbitrage lamentable et des Niçois fidèles à eux-mêmes, c'est à dire compensant leur faiblesse technique par un anti-jeu et une violence institutionnels.



© Niice-Matin

Une violence chronique que l'arbitre de la rencontre n'aura su endiguer, visiblement pas à la hauteur d'un tel derby. Une violence niçoise à l'image de l'entraîneur Gernot Rohr, gourou de la provocation bien connu à l'époque pour ses faits d'armes sur le terrain, mais aussi une violence à l'image des "supporters" du Gym, plus prompts à conspuer systématiquement leurs adversaires qu'à encourager leur propre équipe. Un derby est toujours musclé, mais c'est dans un climat anti-sportif que les Niçois ont réalisé un véritable hold-up au pied du Rocher, même s'ils n'ont pu faire sauter la banque et n'ont dû se contenter cette fois-ci que d'un nul (le score, pas Simone). Mais à voir leur extase après le coup de sifflet final, cela relevait pour eux de l'exploit. Bref, les Aiglons sont bel et bien la bête noire de l'ASM... une bête qui porte bien son nom et qui sait voler. Retour sur un derby pour le moins houleux.

Les choses avaient pourtant plutôt bien commencé pour les Asémistes qui démarrèrent le match sur les chapeaux de roue, Plasil ayant même l'occasion d'ouvrir le score dès la deuxième minute. Quelques secondes plus tard, c'était au tour des Niçois de se montrer dangereux avec une tête d'Echouafni sur le poteau de Roma, par ailleurs toujours impérial. Le décor était alors planté et l'on sentait que ce choc allait tenir ses promesses et sentir la poudre. Soyons objectifs, les Aiglons, coriaces, se sont battus bec et ongles et ont donné du fil à retordre aux Rouge & Blanc. Regroupés en défense et jouant le contre comme à leur habitude, ils gênèrent le développement du jeu monégasque, certes à grand renfort de fautes et agressions à répétition mais ceci est un pléonasme quand on évoque le football de Nice.

Mais Monaco poussait et parvenait finalement à faire céder la muraille niçoise peu avant la mi-temps : Morientes ouvrait le score en véritable renard des surfaces, sur une remise de Bernardi qui fut d'ailleurs encore une fois impressionnant de combativité, increvable et toujours prêt à se défoncer. Quant à Morientes, il fit de nouveau montre de sa grande qualité technique tout au long de la rencontre. Monaco avait donc fait le plus dur et s'attelait à défendre efficacement la victoire, même réduit à dix après l'expulsion d'Evra. Il semblait être écrit sur les cartons de l'arbitre que Monaco ne devait pas gagner ce derby... Car la faute d'Evra n'est pas si évidente que cela, l'attaquant niçois Meslin ayant bien joué le coup. Quand bien même, si le rouge est mérité, que dire alors des innombrables fautes, tirages de maillot et plaquages grossiers des Aiglons sur Morientes ou Giuly, "oubliés" par l'arbitre en pleine surface ?

Qu'un arbitre se trompe sur une situation litigieuse - et c'est malheureusement souvent le cas - cela fait partie de la loi du sport et il faut savoir l'accepter. Que les Niçois se comportent comme il l'ont fait, c'est une habitude. Mais que Monsieur Bré(le) laisse libre cours à l'agressivité et à l'anti-jeu pendant tout un match, c'est intolérable. Quant au penalty, la faute de Squillaci est indiscutable mais on peut s'interroger puisque celle-ci intervient après le terme des cinq minutes de temps additionnel. Si certains peuvent néanmoins considérer que le score nul est mérité par Nice et reflète la physionomie du match, c'est bien la manière avec laquelle il a été obtenu qui est déplorable. Patrice Evra ne s'y trompe pas : "On s'attendait à ce type de match. Nice a joué à l'image de son entraîneur quand il était joueur". Manifestement, sur le terrain comme dans les tribunes, c'est avec une haine anti-Monaco primaire que le voisin niçois a arraché ce résulat.

Bien sûr, les Aiglons ont profité d'une malencontreuse erreur de Squillaci pour égaliser, une main commise dans la surface alors que le coup de sifflet final était imminent, comme s'en amuse le coach niçois, jamais avare de déclarations acerbes à l'égard de l'ASM. L'ensemble des joueurs du Club princier étaient terriblement déçus par ce coup du sort, tout comme leurs supporters, mais on ne blâmera pas Toto pour ce geste tant il a contribué au succès de son équipe auparavant. D'autant plus que, de son propre aveu, cette main n'était pas tout à fait volontaire : "Sur le coup franc, je me suis trouvé déséquilibré dans l'élan, le bras en l'air. J'ai les boules". L'erreur est humaine, même si les conséquences sont fâcheuses.

Et puis comme le dit DD, n'oublions pas que ce match nul ne remet rien en cause, même s'il est décevant. Les Monégasques marqueraient-ils le pas actuellement ? Rien n'est moins sûr. Tout au plus, l'ASM a manqué l'occasion de faire un peu plus le trou en tête du championnat. Mais Monaco a tout de même glané un point supplémentaire et demeure solidement installé dans son trône de leader, avec 8 longueurs d'avance sur ses poursuivants. Laissons donc retomber la pression et la passion suscitées par ce derby, auquel il ne faut finalement pas donner trop d'importance. La conquête du titre n'est pas un long fleuve tranquille et il faut maintenant rebondir et aller de l'avant. Gageons que cette déconvenue va sonner la révolte des Rouge & Blanc au moment de recevoir le PSG la semaine prochaine ! Alors oui, un Aiglon, ça vole énormément. Mais n'en déplaise à Gernot Rohr et à ses pitbulls - pardon, ses Aiglons - Nice nous aura volé une bataille, pas la guerre...

 

Un derby au goût de revanche
Lundi 19 janvier 2004
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 Interview de Shabani Nonda ASM-Nice : déclarations d'avant-match


Nous y voilà ! Initialement prévu au début du mois de décembre, puis reporté sine die pour alléger un calendrier chargé en raison de la Ligue des Champions, le tant attendu derby de la Côte d'Azur aura bien lieu, mercredi soir à 18 heures au Stade Louis... Non sans avoir fait couler beaucoup d'encre, car l'horaire choisi est loin de faire l'unanimité. Les protestations des dirigeants niçois auront réussi à faire repousser l'heure du coup d'envoi de 17 à 18 heures, mais toujours est-il que cela ne facilitera pas la venue des supporters pour une telle affiche. Dommage, mais que voulez-vous, les voies de Canal + sont impénétrables...

Si un derby a toujours une saveur particulière, le choc entre le seigneur monégasque et son vassal niçois sera cette fois-ci doublement pimenté par un goût de revanche. En effet, ce sera tout d'abord l'occasion pour Marco Simone - tout comme Philippe Léonard - de retrouver le Stade Louis II et de briller devant son ancien club, qu'il avait quitté en très mauvais termes. Et même s'il ne l'avoue pas ouvertement, difficile de penser que l'Italien n'aura pas à coeur de montrer à Didier Deschamps ce dont il est encore capable pour son grand retour. Après quinze mois sans compétition, la nouvelle recrue niçoise a les crocs, à défaut d'avoir retrouvé toute sa condition physique... Mais on n'a pas oublié le sens du but de Marco, et il faudra s'en méfier.

Outre cette revanche personnelle du côté des Aiglons, les Monégasques tiendront pour leur part à faire respecter leur statut de leader face à leur bête noire de la saison passée. Souvenez-vous, l'an dernier les Niçois avaient réussi le hold-up parfait en s'imposant 1 à 0 au Stade Louis II, grâce à un but marqué en fin de rencontre. Une défaite qui aura probablement coûté le titre aux Rouge & Blanc. Sans compter qu'au match aller, l'ASM s'était inclinée sur le même score au Stade du Ray. Coïncidence, ce fut la dernière apparition de Marco Simone sous le maillot asémiste. Bref, on comprendra sans difficulté que les joueurs de la Principauté feront tout pour laver l'affront et empêcher leurs voisins de venir jouer une nouvelle fois les trouble-fête au pied du Rocher.

La tâche ne sera pas simple et il faudra être très solide pour venir à bout des Aiglons qui risquent de fermer le jeu et d'attendre leurs adversaires pour mieux les contrer. Toutefois, les Niçois, actuels neuvièmes du Championnat, semblent quelque peu à la peine en ce moment, après une élimination à Saint-Étienne en Coupe de la Ligue et une défaite à domicile (la première) contre Le Mans, qui ne s'était jamais imposé à l'extérieur. Monaco devra en profiter et enfoncer le clou. En outre, les Aiglons seront handicapés par l'absence de plusieurs joueurs importants partis disputer la Coupe d'Afrique des Nations, alors que l'attaquant Lilian Laslandes revient de blessure. Mais n'oublions pas que Nice, deuxième défense de Ligue 1 (une donnée importante qui pourrait bien poser des problèmes à l'offensive asémiste), peut se montrer capable du meilleur comme du pire et se rendra en Principauté avec la ferme intention de piéger le leader, comme l'an passé, pour relever la tête après une mauvaise passe.

Les Monégasques, au grand complet, ont malgré tout de très bons arguments pour contrarier les plans niçois. Intraitables à domicile, les hommes de Didier Deschamps sont en effet plus forts et surtout plus expérimentés par rapport à la saison dernière, la machine est bien rodée et l'ASM domine outrageusement son sujet. Reste à confirmer ces données pour vaincre le signe indien face aux Niçois, seule équipe à avoir battu Monaco à deux reprises la saison dernière... Quoiqu'il en soit, la motivation sera au rendez-vous : la partie risque fort d'être âpre et disputée, comme à l'accoutumée dans pareil derby, et la victoire reviendra à l'équipe qui en voudra le plus.

Et pour pousser notre équipe vers la victoire, pour que l'ASM évolue véritablement à domicile, nous devons nous mobiliser ! Les joueurs comptent sur nous pour répondre à l'appel lancé par le Président Svara, qui souhaite que "tous les supporters et les amis de l'ASM montrent leur attachement à notre club pour ce match important. Nous souhaitons voir un stade vibrer en rouge & blanc et entendre crier allez Monaco". Dans le respect mutuel qui doit caractériser cette grande fête du football malgré la rivalité, ne laissons pas cette fois-ci les Niçois investir en masse les travées du Louis II, comme ce fut le cas la saison dernière. Nous avons la chance de supporter l'une des meilleures équipes européennes du moment. Alors ne nous privons pas de ce plaisir ! Malgré un horaire stupide, bravons la tentation du canapé, bravons les bouchons et les grèves, pour assister à un beau derby et soutenir notre équipe dans un moment important. Car une victoire permettrait à l'AS Monaco de creuser l'écart en tête et de se rapprocher ainsi un peu plus du titre, avec 10 points d'avance sur le PSG, prochain adversaire du Club princier... L'ASM a besoin de nous, tous derrière l'ASM, tous au Louis II !!

Le Monde des Princes vous informe qu'un plan de circulation spécifique sera mis en place par les Autorités monégasques pour la rencontre Monaco-Nice, en raison de la concordance de plusieurs événements en Principauté (Festival du cirque, Rallye automobile) et de la sortie des bureaux. Le parking du Stade Louis II sera indisponible, et les automobilistes sont invités à se garer dans les parkings situés en périphérie et indiqués par un fléchage. D'autre part, pour un pesage bien garni, le Club des Supporters de Monaco invite tous les scolaires de la Principauté à venir encourager leur équipe. Des places gratuites seront distribuées dès 16 h 30, sur présentation d'un justificatif, à la boutique du Club des Supporters située sur le parvis du stade.

 

Monaco accroché en Corse
Dimanche 18 janvier 2004
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 L'année 2003 en images 


Peu brillants, les Monégasques ont été tenus en échec à Bastia (0-0) dans des conditions de jeu bien difficiles, du fait d'un vent violent qui aura énormément perturbé les trajectoires du ballon durant tout le match. Mais même si nous avons été trop bien habitués depuis le début de la saison, Monaco ne peut gagner à chaque fois, et il aura manqué aux hommes de Deschamps le petit brin de réussite qui fait parfois la différence. Il faut aussi souligner que l'ASM est rarement à la fête à Bastia, ses deux derniers déplacements à Furiani s'étant soldés par une défaite sur la plus petite des marges (0-1).

Dès lors, ce match nul et vierge ne doit pas forcément être perçu comme une contre-performance, même si l'on était en droit d'attendre une victoire du leader monégasque en terres corses. Mais le football n'est pas une science exacte, et les Bastiais ont donné du fil à retordre à leurs adversaires en leur imposant un pressing assez haut. Toujours solides défensivement, les Rouge & Blanc auraient toutefois pu l'emporter sur quelques bonnes occasions, certes trop rares, notamment avec un coup-franc de Plasil qui échoua sur la barre transversale. Adebayor, pour sa part, manquait la balle de match suite à une bonne action collective... Une nouvelle occasion en or vendangée par le grand Togolais, peu réaliste et trop fébrile devant le but, mais qui, il faut le reconnaître, manque de temps de jeu.

Dans ce match terne, Morientes et Rothen sont apparus en dessous de leur meilleur niveau, alors que Bernardi et Giuly se sont démenés comme des diables, fidèles à eux-mêmes. Était-ce la motivation ou la fraîcheur physique qui faisait défaut aux Asémistes ? Avant le déplacement en Corse, Dado Prso avouait que le groupe se sentait assez fatigué compte tenu du gros travail physique effectué durant la semaine, en vue de la Ligue des Champions et des chocs qui attendent l'ASM dans les prochains jours. Sans vouloir trouver d'excuses, il faut également noter que le vent n'a pas facilité les choses en gênant beaucoup les 22 acteurs qui n'auront ainsi pu produire leur meilleur jeu. Quoiqu'il en soit, ce match nul à Furiani (où la victoire n'est jamais aisée pour personne) n'aura heureusement pas eu de conséquence négative sur le plan comptable puisque Monaco conserve son avance de 7 points devant le PSG, tenu en échec par Metz (0-0). Un bon point, compte tenu des circonstances, et une assez bonne opération en somme, car l'ASM ne perd pas et c'est bien là l'essentiel.

Toujours est-il que l'absence de victoire rappellera que le titre est loin d'être acquis et qu'il est bien trop tôt pour y penser, comme se plaît à le rappeler justement Didier Deschamps. Les Parisiens auraient en effet pu profiter de l'occasion pour se rapprocher dangereusement de l'ASM... quinze jours avant le choc entre les deux formations. Les Monégasques vont devoir se reconcentrer au plus vite pour gagner leur match en retard contre Nice, mercredi à 18 heures au Stade Louis II. Pour ce derby où la motivation et l'ambiance devraient être au rendez-vous, il faudra que Monaco montre son meilleur visage afin de consolider son trône de leader si convoité.

 

Ne rien lâcher !
Vendredi 16 janvier 2004
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 L'année 2003 en images Photos du match ASM-Lyon


Après la belle victoire contre Lyon et sa douce euphorie, les Monégasques auront bénéficié d'une pleine semaine de récupération pour se reconcentrer et préparer un périlleux déplacement à Bastia. Si l'ASM a frappé un grand coup en battant nettement Lyon sur le score de 3 à 0, rien n'est encore fait : certes les Gones sont relégués à 10 points des Rouge & Blanc, mais le PSG en a profité pour s'octroyer la deuxième place, à 7 points des coéquipiers de Ludovic Giuly qui comptent certes un match de moins. Autant dire qu'il faut rester vigilant, surtout dans le contexte d'un mois de janvier délicat, voire décisif, puisque les Parisiens sont attendus au Louis II dans deux semaines et qu'un déplacement à Furiani n'est jamais aisé. Moralité, comme d'habitude, il ne faudra rien lâcher...



© AFP

C'est un fait Monaco règne sur la Ligue 1. Mais est-il trop tôt pour s'enflammer ? Oui, d'après Didier Deschamps. Et il a raison, car si tout autorise l'ASM a se montrer optimiste, la route est longue et tout peut encore arriver d'ici la fin de la saison. Logiquement, on voit mal comment Monaco pourrait passer à côté de son huitième titre de champion, mais mathématiquement, il reste encore beaucoup de points à distribuer. Chaque match a donc son importance pour les joueurs du Club princier, d'autant plus qu'avec la victoire à trois points les choses peuvent vite évoluer. Les Asémistes se sont donc envolés pour l'Ile de Beauté avec la ferme intention de ramener trois points supplémentaires afin de maintenir leur confortable avance en tête de la Ligue 1. La tâche ne sera pas simple face à des Corses toujours difficiles à manier sur leur terrain, bien qu'actuellement en panne de victoire depuis un mois.

L'hiver est en effet rude pour Bastia, qui reste sur quatre défaites consécutives, toutes compétitions confondues. C'est donc une équipe en plein doute qu'affronteront les Monégasques, mais il faudra cependant se méfier de la réaction d'orgueil des Corses qui ont été capables de réaliser de bonnes choses auparavant, notamment en battant Rennes puis en tenant le nul face contre Lyon début décembre. Dado Prso ne s'y trompe pas et reste sur ses gardes : "la saison passée, la rencontre a été chaude. On sait à quoi s'attendre pour samedi". Non pas que Furiani soit un chaudron (on critique parfois le public du Louis II, mais le stade est bien souvent vide à Bastia), mais les Corses n'ont pas pour habitude de ménager leurs adversaires et sont plutôt adeptes des contacts rugueux... Par ailleurs, l'ASM devra se passer des services de l'influant Zikos, suspendu pour cette rencontre. Bref, le déplacement en terre insulaire a tout du match piège par excellence.

Mais les Rouge & Blanc ont toujours faim de victoire et le succès contre Lyon ne pourra qu'avoir aiguisé leur appétit. Comme à l'accoutumée, ils devront employer leur motivation et leur rage de vaincre pour faire la différence. Certains journalistes ont beau faire la fine bouche en mettant en exergue la réussite insolente des hommes de DD - assortie selon eux d'un brin de chance - Monaco est impressionnant. Monaco n'a pas volé sa victoire contre Lyon, Monaco n'usurpe pas sa place de leader... Et s'il est vrai que l'ASM a la capacité de gagner "à l'italienne" (mais n'est-ce pas là l'empreinte de Deschamps et de son expérience transalpine ?), comment discuter la suprématie de l'ASM, au vu de ses impressionnantes statistiques ? La réussite, le réalisme, l'opportunisme et la solidité défensive sont aussi la marque du talent... voire du futur champion !

On spécule ça et là sur l'éventualité de voir sacrés à la fin de la saison les Monégasques, lesquels se contentent de relever les défis les uns après les autres, sans se mettre trop de pression. "On ne tire pas de plans sur la comète, la route est encore longue" dit le Président Svara. Forts d'un moral solide et d'une détermination à toute épreuve, gageons que Giuly et les siens sauront rester lucides et concentrés comme ils l'ont fait jusqu'à présent. Tous les Asémistes veulent conquérir ce titre de champion de France, et ils ne le laisseront pas échapper facilement. Et même si Monaco n'est pas à l'abri d'un faux-pas, la machine semble difficile à enrayer durablement.

Quoi qu'il en soit, le mois de janvier constitue une période-clé pour l'ASM, un tournant qui permettra peut-être d'apporter un éclairage sur l'issue du Championnat. Monaco a pour l'instant parfaitement négocié la première étape en battant Lyon, reste maintenant à éviter le piège corse pour préparer au mieux le choc de mercredi contre Nice, avant de recevoir le PSG le 30. En n'oubliant pas la devise fétiche de DD : ne rien lâcher !

 

Le Lyon est mort ce soir
Samedi 10 janvier 2004
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 L'année 2003 en images Photos du match ASM-Lyon


Ils ont mangé du Lyon ! Avec leur large victoire 3 à 0 sur leur principal rival, les Monégasques ont pris une sérieuse option pour le titre en s'offrant le scalp du champion sortant qui pointe désormais à 10 points de l'ASM. Monaco aura donc une nouvelle fois marqué les esprits en remportant le choc du Championnat de France entre le leader et son dauphin et poursuit son irrésistible ascension en tête de la Ligue 1 grâce à des buts de son capitaine Ludovic Giuly, par deux fois, et de l'artiste Fernando Morientes, mais aussi grâce à une défense impeccable. Avec ce nouveau coup de maître, l'ASM confirme son règne et fait plus que jamais figure de favori.

La belle affiche Monaco-Lyon, considérée par certains comme le tournant de la saison, aura tenu ses promesses en offrant un beau spectacle au public d'un Stade Louis II plein à ras bord. Didier Deschamps avait opté pour un dispositif tactique de type "Coupe d'Europe" en plaçant Giuly en attaque avec Morientes, Plasil étant titularisé au milieu. L'ASM présentait donc un visage offensif et les choix de DD se sont avérés payants puisque ses hommes ont parfaitement réussi à maîtriser des Lyonnais pourtant dangereux.

Comme on pouvait s'y attendre, la partie fut animée entre les deux meilleures équipes de France du moment, ce combat des chefs opposant également les deux meilleures attaques et les deux meilleures défenses de la Ligue 1. C'est toutefois Monaco qui allait sortir vainqueur de ce duel et prendre l'avantage, après avoir été quelque peu mis en difficulté par le jeu lyonnais. Pourtant secoués les Asémistes n'ont jamais tremblé, à l'instar d'une défense à toute épreuve et du gardien Flavio Roma, qui sauva admirablement deux bonnes occasions lyonnaises en gagnant son duel face à Luyundula puis, en seconde période, par une magnifique parade sur un coup franc redoutable de Juninho.

Quelques occasions de part et d'autre, et la résistance monégasque se concrétisait par un superbe but de l'inévitable Ludovic Giuly, ouvrant le score d'une pichenette de l'extérieur du pied à la 34e minute... Un but qui tombe à pic pour assommer les Lyonnais. De retour des vestiaires après la pause, les hommes de Didier Deschamps, galvanisés, se montrent plus à leur avantage qu'en première mi-temps et ne tardent pas à enfoncer le clou grâce à une tête en pleine lucarne de Morientes, parfaitement servi par un corner de Rothen. A 2-0, le break était fait et Monaco ne pouvait rêver de meilleur scénario face au pressing adverse... Pourtant, les Rouge & Blanc poussent encore et obtiennent dans les arrêts de jeu un penalty consécutif à une faute sur Morientes. Giuly se charge de le transformer et porte l'estocade finale, avant que Morientes, encore lui, ne manque d'aggraver le score d'un joli lob.

Et un, et deux, et trois-zéro ! Le Stade Louis II peut exulter avec ce score sans appel qui renvoie les Lyonnais et leur président à leurs chères études... Monaco tient donc sa revanche et une victoire précieuse qui lui permet de prendre le large en tête du Championnat. Jamais depuis des années le leader n'avait compté une telle avance à ce stade de la saison. N'en déplaise à Monsieur Aulas - salué comme il se doit par les chants des supporters monégasques, on vous laisse imaginer... - les Asémistes ont fait un grand pas en avant et il sera difficile de les rattraper s'ils continuent sur ce rythme.

Une nouvelle fois, les joueurs de l'AS Monaco ont fait preuve d'une parfaite maîtrise et surtout d'un grand réalisme. Giuly et Morientes auront livré un grand match et apparaissent comme les principaux artisans de la victoire, pas seulement à cause de leurs buts mais pour l'ensemble de leur prestation marquée de technique et d'omniprésence. Mais cette victoire est aussi à mettre à l'actif de la défense qui aura ruiné tous les espoirs lyonnais à force de tacles et de combativité. Toutes les tentatives des Gones auront en effet buté sur la muraille formée par Squillaci, Evra, Givet et Rodriguez, Roma constituant un dernier rempart ô combien solide et encore décisif. Sans compter que tous les autres auront fourni un effort défensif important, à l'image de Morientes qui aura éclaboussé le match de sa classe. Bref, sans une si grande qualité défensive collective, la tournure du match aurait pu être toute autre. Mais voilà, l'ASM version 2003/2004 a tout du profil d'un futur champion et les Lyonnais se sont cassé les dents sur le Rocher...

En patron, l'ASM a une nouvelle fois répondu présent et les supporters ont encore eu l'occasion de vibrer avec une belle victoire dans un Stade Louis II comble et animé d'une ferveur qui ne cesse de grandir. La soirée était également placée sous le signe de la solidarité puisque le coup d'envoi de la rencontre a été donné par Lilian, un petit garçon autiste mascotte de l'association La Bande à Lilian. Fondée par des supporters monégasques il y a tout jute un an afin de venir en aide aux personnes touchées par l'autisme, l'association parrainée par Jean-Luc Ettori, Ludovic Giuly et Willy Sagnol organise des ventes aux enchères sur le net. A cet effet, les maillots de la rencontre ont été offerts par les joueurs des deux équipes. Une belle initiative à encourager !

La fête aurait été totale si certains "supporters" lyonnais n'avaient pas émaillé la rencontre d'incidents déplorables et indignes d'un stade de football. Quoiqu'il en soit, le roi Lyon est mort au Louis II et de là à considérer que la cinglante victoire des princes de Monaco représente la passation de pouvoir entre l'ancien et le nouveau champion de France, il n'y a qu'un pas... Rien n'est encore fait, mais l'ASM a certainement pris un ascendant psychologique sur ses adversaires et ce large succès, qui plus est dans un choc au sommet, va booster la confiance des hommes de DD pour la suite. Les Monégasques sont bien décidés à conquérir le Championnat cette saison et, à voir comme ils survolent la Ligue 1, ils sont bien partis pour.

 

Monaco-Lyon, le tournant du championnat ?
Mercredi 7 janvier 2004
 Le joueur du mois de décembre Visitez le site du Club des supporters de Monaco
 L'année 2003 en images L'entraînement du 6 janvier : photos et échos de la Turbie

Après une trêve réparatrice et le tour de chauffe de la Coupe de France, le Championnat reprend ses droits en fanfare ce week-end. En effet, quelle belle affiche pour commencer les matches aller que cette rencontre au sommet entre l'AS Monaco, brillant leader de la Ligue 1 intraitable à domicile, et l'Olympique Lyonnais, tenant du titre et concurrent direct des Asémistes.

Monaco-Lyon, c'est assurément un choc entre deux ténors du football français, et peut-être bien le tournant de cette saison 2003-2004. Car quoi qu'en disent les joueurs monégasques, qui se refusent pour la plupart à considérer ce match comme décisif, l'issue de cette rencontre à six points peut valoir son pesant d'or. De deux choses l'une : soit l'ASM s'envole au classement en cas de victoire et relègue son rival à 10 points de retard, soit Lyon comble son déficit de points et relance le suspense. Quoiqu'il en soit, et au delà de toute considération comptable, le vainqueur de ce choc prendra un ascendant psychologique sur son adversaire.

Monaco aborde en tout état de cause ce match dans la sérénité et ne se met pas de pression inutile. Pour les Asémistes, l'enjeu de cette rencontre est le même qu'à chaque fois : seule la victoire compte, et rien d'autre. Et finalement, l'ASM a plus à gagner qu'à perdre dans ce choc, car 10 points d'avance constitueraient une marge plus que confortable en cas de succès et permettraient de prendre une sérieuse option sur le titre, comme le reconnaît Jérôme Rothen. A l'inverse, si une défaite relancerait incontestablement le Championnat, elle ne compromettrait pas les chances de voir Monaco remporter le titre.

Sans parler donc de quitte ou double, disons simplement qu'un rendez-vous capital attend les Rouge & Blanc vendredi soir au stade Louis II... En ce sens, on peut parler de tournant du Championnat. Mais il se peut qu'il y ait d'autres tournants importants avant le mois de mai, notamment rien qu'au cours de ce mois de janvier qui s'annonce très chaud avec un enchaînement de grosses rencontres contre Lyon, Nice et le PSG. La route est longue, et pour Ludovic Giuly "le seul match décisif de la saison, c'est celui au bout duquel on est sacré champions, le dernier."

Bref, pas besoin de longs discours pour comprendre que ce match constitue un enjeu capital à défaut d'être considéré comme complètement décisif par certains. Les Monégasques se sont fixé pour objectif de remporter en 2004 le titre qui leur avait échappé de justesse l'an passé et Lyon représente une étape supplémentaire dans cette quête, et pas la moindre. Qu'on se le dise, les Asémistes sont déterminés et sereins, ils veulent réaliser un bon coup et préparent le match contre les Gones comme n'importe quel autre, dans la bonne humeur. Même si au fond d'eux, un esprit de revanche flotte pour effacer la défaite subie à Gerland en août dernier (1-3). Sans oublier qu'une victoire serait un beau pied de nez à l'ami Aulas...

Ne nous voilons pas la face, Monaco aura à coeur de manger du Lyon ! Pour ce faire, Didier Deschamps pourra compter sur son effectif au grand complet, aucun blessé n'étant à déplorer. Bernardi, en délicatesse avec une cuisse, devrait pouvoir tenir sa place sans problème et Squillaci est parfaitement remis de sa grippe. La trêve aura fait le plus grand bien aux Monégasques, fatigués par une éprouvante première partie de saison sur les chapeaux de roue, comme en témoignait la défaite à Rennes. Après une semaine de vacances bien méritées et un stage d'oxygénation à Isola 2000 bénéfique, les joueurs repartent gonflés à bloc, "frais comme en août" à en croire le préparateur physique, Antonio Pintus, très satisfait de la forme actuelle de ses protégés. En outre, le stage en montagne aura été idéal pour entretenir la bonne cohésion du groupe et la victoire à Metz en Coupe de France aura permis de se mettre dans les meilleures conditions morales pour aborder le choc de vendredi qui aura comme un parfum de Coupe d'Europe.

Tous les ingrédients semblent donc réunis pour donner un grand match et faire vibrer les supporters. On risque en effet d'assister à un beau spectacle entre deux formations offensives et adeptes du beau jeu. Les joueurs sont sur le pied de guerre, toujours affamés de victoire, et compteront sur le soutien de leurs supporters qui devraient affluer en masse au stade Louis II à cette occasion. Rappelons que l'ASM, qui met peu à peu en place une véritable politique de relations publiques et un marketing digne de ce nom (il sera bientôt possible d'acheter des places à distance via les réseaux de distribution), propose un pack regroupant les trois affiches du mois de janvier contre Lyon, Nice et le PSG et qui donnera droit à une place gratuite pour le match de Ligue des Champions contre le Lokomotiv Moscou du 10 mars prochain. Voilà qui devrait inciter le public à garnir encore plus les tribunes du stade, alors que le beau jeu pratiqué par les Rouge & Blanc a déjà attiré une excellente moyenne de spectateurs depuis le début de la saison et que le meilleur reste à venir !

L'AS Monaco aime les gros matches et ses supporters aussi. Alors tous au Louis II vendredi soir pour soutenir notre équipe, en espérant vivre un grand moment et assister à une belle victoire monégasque qui sonnerait peut-être comme une passation de pouvoir en faveur des princes de l'ASM...

 

Monaco redémarre du bon pied
Dimanche 4 janvier 2004
 Le joueur du mois de décembre Visitez le site du Club des supporters de Monaco
 L'année 2003 en images L'entraînement du 6 janvier : photos et échos de la Turbie

Rien de tel qu'une petite Coupe de France en apéritif ! Reprenant le chemin des pelouses après la trêve, les Monégasques - qui ont apparemment bien digéré la défaite concédée à Rennes lors de leur dernier match en championnat - ont commencé l'année 2004 de la meilleure des façons en se qualifiant pour les seizièmes de finale de la compétition aux dépens du FC Metz sur le score de 2 à 0, score acquis en seconde mi-temps grâce à deux buts de Zikos et Giuly. Les Rouge & Blanc sont donc déjà dans le rythme et semblent bien disposés à poursuivre la saison sur leur lancée de 2003.

© F.F.F.

Didier Deschamps avait choisi de jouer le jeu en alignant son équipe-type pour ces trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France, contrairement à la Coupe de la Ligue où Monaco avait présenté son équipe bis à Marseille. Non seulement cette rencontre face à Metz constituait l'occasion idéale de se remettre en jambes après la trêve, mais la victoire, parfaite pour la confiance, permet aussi aux joueurs du club princier de préparer le gros choc de vendredi prochain contre Lyon dans les meilleures conditions. La déconvenue rennaise est donc oubliée et ne restera finalement qu'un léger incident de parcours à mettre sur le compte de la fatigue, l'ASM ayant renoué avec la victoire.

Revenons brièvement sur le match en lui-même. Dans une horrible et inhabituelle tenue bleue imposée par Adidas, fournisseur officiel de la compétition, les Monégasques ont su faire fi des conditions climatiques particulièrement peu favorables (température glaciale et pelouse gelée) pour se qualifier sobrement, mais sûrement. La rencontre aurait pu être annulée si le Stade Saint-Symphorien ne disposait pas de bâches chauffantes. Quand bien même, gants et bonnets étaient de sorte et les joueurs des deux camps eurent notamment du mal à s'assurer de bons appuis compte tenu de la dureté du terrain.

Le stage d'oxygénation en montagne à Isola 2000 ayant visiblement porté ses fruits, les Asémistes n'ont pas paru trop déconcertés et même si le match ne fût pas passionnant, ils parvinrent à imposer peu à peu leur domination et à créer du jeu. Zikos ouvrait finalement le score sur coup-franc à la 59e minute et Giuly, trompant le gardien messin, portait l'estocade à la 86e. En somme, une victoire nette et sans bavure, sans fioritures non plus, qui satisfait l'ensemble des Monégasques qui ne rechigneraient pas à ajouter l'édition 2004 de la Coupe de France à leur palmarès, comme le déclarait Patrice Evra, toujours avide de victoire.

En ce qui concerne l'effectif, DD avait donc choisi d'aligner quasiment son équipe-type. Roma retrouvait ainsi la compétition après son absence pour blessure, tout comme El-Fakiri qui bénéficiait pour sa part de l'indisponibilité de Squillaci, demeuré à Monaco en raison d'un grippe et remplacé à son poste par Givet, Rodriguez et Evra complétant la défense. Au milieu, Rothen tenait sa place habituelle alors que Cissé, Plasil et Bernardi étaient titularisés d'entrée. Morientes et Giuly étant chargés d'animer l'attaque. Le coach avait tout de même décidé de mettre de l'eau dans son vin et faisait rentrer en seconde période Zikos à la place de Cissé, puis substituait Prso à Morientes pour faire tourner. Camara apportait enfin sa pierre à l'édifice en remplaçant Bernardi. A noter que le jeune Lescure, seul transfuge de l'équipe réserve de CFA, se trouvait sur le banc monégasque. Rentré tardivement du Togo et n'ayant pas participé au stage foncier, Adebayor n'était quant à lui pas du voyage et n'aura donc pu affronter ses anciens partenaires.

Monaco aura donc parfaitement négocié son premier rendez-vous de l'année 2004, celle-ci semblant d'ores et déjà placée sous le signe de la continuité. La Coupe de France est toujours bonne à prendre, et l'on ne saurait s'empêcher de penser au parfum magique d'une finale disputée au Stade de France... Quoiqu'il en soit, si cette compétition n'est pas à négliger, c'est une autre paire de manches qui attend l'ASM vendredi prochain au Stade Louis II avec le choc tant attendu contre le rival lyonnais, qui sonnera véritablement la reprise du Championnat et constituera, sinon un tournant de la saison, du moins un match capital pour la suite des événements ("capital mais pas décisif" dixit Deschamps). Gageons que nos favoris, conscients de l'enjeu et soucieux d'effacer la défaite du match aller, auront à coeur de manger du Lyon pour ce sommet. Vivement vendredi !

 

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© VASELLI Nicolas et Grégory & CROESI Nicolas - Janvier 2004