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a-t-il un arbitre au Louis II ? | | Samedi
31 janvier 2004 | L'année
2003 en images | Visitez
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En
dépit de ses bonnes intentions, l'ASM n'a pu venir à bout du Paris Saint-Germain
et à dû se contenter une nouvelle fois d'un résultat nul (1-1), le troisième consécutif
en Championnat. Après l'amère déception contre Nice, cette belle affiche devait
être l'occasion pour les Rouge & Blanc de se rassurer et de se relancer, face
à l'un de leurs poursuivants. Malheureusement, la chance n'était pas du côté du
Stade Louis II et les Monégasques ont perdu deux nouveaux points précieux, voyant
ainsi fondre leur avance en tête de la Ligue 1. De quoi nourrir des regrets, d'autant
plus que, sans un arbitrage déplorable, la victoire était largement à portée
de main.
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En effet, les hommes
de Didier Deschamps ont fourni une assez bonne prestation. Ils ont su bien dominer
des Parisiens solides - voire rugueux - et potentiellement dangereux avec un jeu
vif à une touche de balle. Monaco avait fait le plus dur en ouvrant le score à
la 26e minute, grâce à une tête de Squillaci se rachetant ainsi de sa main qui
avait coûté la victoire contre Nice, suite à un coup-franc de Rothen. Ce but semblait
avoir libéré les Asémistes, mais le PSG égalisait peu après sur un corner
mal claqué par Roma. Les nombreuses occasions qui allaient suivre ne donnaient
rien, malgré toute la bonne volonté des Monégasques qui auront fait preuve d'une
qualité collective retrouvée, notamment au cours d'une bonne deuxième
mi-temps au cours de laquelle on ne vit pas beaucoup les Parisiens. |
| Monaco
poussait, bien déterminé à remporter la victoire, et Squillaci inscrivait finalement
un deuxième but, du pied pour une fois. Mais ce but salvateur était refusé par
l'arbitre pour un hors-jeu imaginaire… Dommage pour l'ASM et pour Toto, qui aurait
ainsi pu prendre une belle revanche sur le destin en réalisant un doublé.
Monaco était encore à deux doigts de l'emporter lorsque, peu avant
le coup de sifflet final, Giuly ratait la balle de match, son lob manquant de
peu le cadre d'Alonzo. Ceux
qui stigmatisaient une réussite monégasque soi-disant basée sur la chance seront
ainsi rassurés : l'arbitre de la rencontre, avec des décisions pour le moins discutables,
n'aura rien fait pour aider l'ASM et l'aura sans doute privé de la victoire. Non
seulement en refusant un but parfaitement valide mais aussi en n'oubliant d'expulser
le Parisien Mendy, coupable d'une main sur une action chaude et déjà
averti auparavant, ou encore en n'accordant pas de penalty après que Morientes
eut été fauché en pleine surface. Sans compter sa complaisance à l'égard
des nombreuses fautes parisiennes (Cissé, victime d'une entorse, fut notamment
blessé dès la neuvième minute). Tout cela fait donc beaucoup
et ne fait que renforcer la frustration des Monégasques, que la chance semble
décidément avoir abandonné alors que l'injustice a pris ses quartiers au Stade
Louis II après le hold-up des Niçois. On peut comprendre aisément
Didier Deschamps lorsqu'il déclare : "Il est grave de voir de telles
erreurs d'arbitrage à un tel niveau. Mes joueurs ont le sentiment d'une grande
injustice". Des joueurs qui, à l'instar de Patrice Evra, commencent
à être "habitués aux erreurs d'arbitrage". Cette
injustice relance en outre le débat sur le recours à la vidéo
dans de telles actions litigieuses, un outil grâce auquel le football gagnerait
beaucoup en cohérence. Au
terme d'un mois de janvier qui s'est avéré finalement peu faste
malgré des débuts en fanfare et la victoire sur Lyon 3 à
0, l'avance monégasque en tête du championnat de France se réduit
peu à peu. Certes Monaco n'a pas perdu, mais sur le plan comptable le Club
fait du sur place et ces trois matches nuls pèsent le poids de deux défaites
avec la perte de six points... Le Championnat est bien sûr encore long,
mais il faut que l'ASM renoue avec le succès pour ne pas sombrer dans le
doute. Si les dispositions affichées contre le PSG sont toutefois apparues
rassurantes notamment au niveau de l'engagement, force est de constater que le
jeu n'est pas aussi flamboyant qu'auparavant et l'on pourrait soupçonner
une relative baisse de régime de l'ASM. A
quoi ceci peut-il être dû ? On a déjà évoqué
l'hypothèse des conséquences d'un gros travail foncier effectué
durant la trêve et destiné à porter ses fruits dans les prochaines
semaines , mais visiblement la fatigue n'est pas seule en cause. On peut en effet
s'interroger sur la pertinence de l'obstination de DD à faire jouer Giuly
en pointe alors que son apport semble manquer au milieu et que, pendant ce temps-là,
Dado Prso fait banquette. Certes, ce dispositif a déjà fait ses
preuves en Ligue des Champions, notamment à Eindhoven, mais cela ne semble
pas réussir à l'équipe actuellement. Cependant, il ne s'agit
pas de remettre en cause les choix de l'entraîneur dès lors que les
résultats se ralentissent quelque peu, cela serait trop facile. D'autant
plus que la clé du problème ne se trouve tout simplement pas au
seul niveau de l'équipe. Que dire en effet de l'arbitrage défavorable
dont l'ASM est fréquemment la victime ? Voilà ce qui fausse les
résultats, et il est clair que ce sera difficile pour Monaco si les arbitres
font office de douzième homme pour leur adversaire...
Rien n'est catastrophique pour le moment, mais on ne peut s'empêcher de
penser qu'il serait vraiment dommage que l'ASM laisse échapper le titre
de champion après un si beau début de saison, alors que Lyon se
rapproche dangereusement. Il faut maintenant peut-être arrêter de
parler du titre pour se reconcentrer sur un objectif simple : gagner, enchaîner
des victoires pour défendre le trône de leader. Pour
se rassurer, il ne faut toutefois pas perdre de vue que Monaco a subi en l'espace
d'un mois un enchaînement de matches à la fois difficiles et importants,
et que la victoire ne peut être systématiquement au rendez-vous,
surtout quand l'arbitre s'y met. Toutes les équipes connaissent des hauts
et des bas, la roue tourne. Alors, comme mauvaise période, on peut dire
qu'il y a pire... De plus, le calendrier de l'ASM semble dorénavant plus
clément que celui de ses concurrents directs, et ce sera probablement l'occasion
pour les Asémistes d'en profiter pour regonfler leur capital de points
et par là même leur avance. Ne
cédons pas au pessimisme auquel certains voudraient nous faire croire.
Restons confiants, l'AS Monaco est une superbe équipe et cela ne va pas
changer du jour au lendemain. La deuxième période et le beau jeu
retrouvé face au PSG sont d'ailleurs de bon augure. Ce petit passage à
vide aura au moins le mérite de relancer le suspense dans la course au
titre, et si victoire il y a, elle n'en sera que plus belle !
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| Le froid réalisme de Monaco |
| Lundi 26 janvier 2004 |
L'année
2003 en images | Visitez
le site du Club des supporters de Monaco | Interview
de Pierre Svara | Nouveau
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Cela
devait être une simple formalité, mais Monaco s'est difficilement
qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe de France aux
dépens de Valenciennes, équipe de National. Manifestement à
la peine et incapable d'inscrire le moindre but au cours du temps réglementaire,
l'ASM a dû attendre la séance de tirs au but pour arracher la victoire
grâce à son gardien Flavio Roma. Impuissants à déployer
leur meilleur jeu mais victorieux, les hommes de Didier Deschamps continuent à
nous la jouer à l'Italienne : leur froid réalisme a encore frappé.
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Deux
divisions séparaient les deux formations sur le papier, et pourtant les
22 acteurs ont quasiment fait jeu égal sur le terrain. Exploits des Nordistes
ou piètre prestation des Monégasques ? Disons que l'ASM a été
transparente et semblait peu motivée. Tout à l'inverse de ses hôtes
qui ont réalisé un bon match, galvanisés par l'envie de réussir
un exploit en faisant chuter un ténor de l'élite, sans jamais quitter
un bel esprit de fair-play qui est à souligner. C'est là le fameux
charme de la Coupe de France : Monaco a été bousculé et l'exploit
n'est pas passé bien loin, à l'image de ce but refusé pour
une main et qui aurait pu faire très mal aux Rouge & Blanc s'il avait
été validé. Honnêtement, on ne peut pas dire que Valenciennes
aurait volé sa qualification... | |
En manque d'inspiration
en attaque, imparfait au niveau de la finition, Monaco se contentait de gérer
sa solidité défensive, parfaitement illustrée par un Flavio
Roma toujours impeccable et auteur d'un arrêt décisif au cours de
la séance de tirs aux buts. Fidèle à ses habitudes, sûr
et sobre, la portier italien aura été par conséquent le principal
artisan de la qualification. Une nouvelle fois, on le repétera jamais assez,
Roma a sauvé son équipe. "Monaco a été mis
en danger sans jamais plier. On arrivait pas à marquer et on avait confiance
en Roma" déclare d'ailleurs Jérôme Rothen. Soyons
réalistes, ce n'est que l'ombre de l'ASM que l'on aura aperçu dimanche
au Stade Nungesser. Monaco a déçu et soulève des interrogations
sur son état de forme actuel. Monaco gagne sans briller, Monaco assure,
mais Monaco inquiète. L'ASM traverse-t-elle une mauvaise passe ? La question
de fait de plus en plus pressante, mais faut-il s'alarmer pour autant après
les deux nuls concédés à Bastia puis contre Nice et cette
qualification aux forceps ? Déficit
de volonté, passage à vide ou fatigue physique, les hypothèses
sont multiples. Sans doute les joueurs de la Principauté n'étaient-ils
pas très motivés par un tel match, disputé sur une pelouse
en mauvais état, ou bien accusaient-ils le coup de leur déception
de mercredi face à Nice. A moins qu'ils n'aient déjà la tête
au PSG... Probablement, car même si la performance n'est pas rassurante
à quelques jours du choc au sommet face aux Parisiens, Didier Deschamps
était manifestement déjà rentré en phase de préparation.
Le coach, qui ne fait de la Coupe de France qu'un objectif secondaire, avait en
effet décidé de laisser au repos Fernando Morientes, Lucas Bernardi
et Ludovic Giuly. Patrice Evra étant quant à lui suspendu, l'ASM
était ainsi diminuée de quatre de ses meilleurs éléments.
L'absence de ces joueurs-clés aura souligné leur apport déterminant
dans le système de jeu monégasque, et les conclusions sont donc
à nuancer. Oui,
Monaco a mal joué contre Valenciennes, et il faudra incontestablement montrer
un tout autre visage pour éliminer Lyon au prochain tour. Mais peut-être
les Rouge & Blanc préfèrent-ils ce genre d'affiche pour se transcender.
Acceptons-en l'augure, et ne cédons pas au pessimisme. Car on ne peut pas
vraiment faire la fine bouche, malgré les difficultés l'ASM résiste
et les résultats sont là : concrètement, Monaco est qualifié
pour les huitièmes de finale de la Coupe de France, Monaco est toujours
leader du Championnat, qui plus est avec 8 points d'avance, et un nul contre Bastia
ou Nice n'a rien de dramatique. Certes, les amateurs du beau jeu monégasque
déploreront le fait que ces résultats soient acquis avec moins de
panache qu'auparavant, à l'Italienne, mais DD veut conduire son équipe
vers le succès, sur le long terme, et semble pour cela vouloir économiser
ses cartouches. Reste
alors à espérer que l'ASM retrouvera ses bonnes habitudes pour faire
parler la poudre dès vendredi face au Paris Saint-Germain. Car Monaco aime
les grands rendez-vous. Et souvenons-nous que, quatre jours seulement avant leur
victoire galactique contre La Corogne en Ligue des Champions, les Monégasques
avaient laborieusement battu Le Mans, dernier de Ligue 1...
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Qui ne vole pas n'est pas Niçois |
| Vendredi 23 janvier 2004 | L'année
2003 en images | Visitez
le site du Club des supporters de Monaco | Interview
de Shabani Nonda | | Il
s'en est fallu de peu... Quelques secondes de trop et l'OGC Nice aura privé
les Monégasques d'une victoire qu'ils avaient pourtant fort bien défendu.
Jusqu'à ce penalty concédé en toute fin de match, Monaco
tenait sa revanche. Mais c'était sans compter un arbitrage lamentable et
des Niçois fidèles à eux-mêmes, c'est à dire
compensant leur faiblesse technique par un anti-jeu et une violence institutionnels.
| ©
Niice-Matin |
Une violence
chronique que l'arbitre de la rencontre n'aura su endiguer, visiblement pas à
la hauteur d'un tel derby. Une violence niçoise à l'image de l'entraîneur
Gernot Rohr, gourou de la provocation bien connu à l'époque pour
ses faits d'armes sur le terrain, mais aussi une violence à l'image des
"supporters" du Gym, plus prompts à conspuer systématiquement
leurs adversaires qu'à encourager leur propre équipe. Un derby est
toujours musclé, mais c'est dans un climat anti-sportif que les Niçois
ont réalisé un véritable hold-up au pied du Rocher, même
s'ils n'ont pu faire sauter la banque et n'ont dû se contenter cette fois-ci
que d'un nul (le score, pas Simone). Mais à voir leur extase après
le coup de sifflet final, cela relevait pour eux de l'exploit. Bref, les Aiglons
sont bel et bien la bête noire de l'ASM... une bête qui porte bien
son nom et qui sait voler. Retour sur un derby pour le moins houleux. |
Les
choses avaient pourtant plutôt bien commencé pour les Asémistes
qui démarrèrent le match sur les chapeaux de roue, Plasil ayant
même l'occasion d'ouvrir le score dès la deuxième minute.
Quelques secondes plus tard, c'était au tour des Niçois de se montrer
dangereux avec une tête d'Echouafni sur le poteau de Roma, par ailleurs
toujours impérial. Le décor était alors planté et
l'on sentait que ce choc allait tenir ses promesses et sentir la poudre. Soyons
objectifs, les Aiglons, coriaces, se sont battus bec et ongles et ont donné
du fil à retordre aux Rouge & Blanc. Regroupés en défense
et jouant le contre comme à leur habitude, ils gênèrent le
développement du jeu monégasque, certes à grand renfort de
fautes et agressions à répétition mais ceci est un pléonasme
quand on évoque le football de Nice. Mais
Monaco poussait et parvenait finalement à faire céder la muraille
niçoise peu avant la mi-temps : Morientes ouvrait le score en véritable
renard des surfaces, sur une remise de Bernardi qui fut d'ailleurs encore une
fois impressionnant de combativité, increvable et toujours prêt à
se défoncer. Quant à Morientes, il fit de nouveau montre de sa grande
qualité technique tout au long de la rencontre. Monaco avait donc fait
le plus dur et s'attelait à défendre efficacement la victoire, même
réduit à dix après l'expulsion d'Evra. Il semblait être
écrit sur les cartons de l'arbitre que Monaco ne devait pas gagner ce derby...
Car la faute d'Evra n'est pas si évidente que cela, l'attaquant niçois
Meslin ayant bien joué le coup. Quand bien même, si le rouge est
mérité, que dire alors des innombrables fautes, tirages de maillot
et plaquages grossiers des Aiglons sur Morientes ou Giuly, "oubliés"
par l'arbitre en pleine surface ? Qu'un arbitre
se trompe sur une situation litigieuse - et c'est malheureusement souvent le cas
- cela fait partie de la loi du sport et il faut savoir l'accepter. Que les Niçois
se comportent comme il l'ont fait, c'est une habitude. Mais que Monsieur Bré(le)
laisse libre cours à l'agressivité et à l'anti-jeu pendant
tout un match, c'est intolérable. Quant au penalty, la faute de Squillaci
est indiscutable mais on peut s'interroger puisque celle-ci intervient après
le terme des cinq minutes de temps additionnel. Si certains peuvent néanmoins
considérer que le score nul est mérité par Nice et reflète
la physionomie du match, c'est bien la manière avec laquelle il a été
obtenu qui est déplorable. Patrice Evra ne s'y trompe pas : "On
s'attendait à ce type de match. Nice a joué à l'image de
son entraîneur quand il était joueur". Manifestement, sur
le terrain comme dans les tribunes, c'est avec une haine anti-Monaco primaire
que le voisin niçois a arraché ce résulat. Bien
sûr, les Aiglons ont profité d'une malencontreuse erreur de Squillaci
pour égaliser, une main commise dans la surface alors que le coup de sifflet
final était imminent, comme s'en amuse le coach niçois, jamais avare
de déclarations acerbes à l'égard de l'ASM. L'ensemble des
joueurs du Club princier étaient terriblement déçus par ce
coup du sort, tout comme leurs supporters, mais on ne blâmera pas Toto pour
ce geste tant il a contribué au succès de son équipe auparavant.
D'autant plus que, de son propre aveu, cette main n'était pas tout à
fait volontaire : "Sur le coup franc, je me suis trouvé déséquilibré
dans l'élan, le bras en l'air. J'ai les boules". L'erreur est
humaine, même si les conséquences sont fâcheuses. Et
puis comme le dit DD, n'oublions pas que ce match nul ne remet rien en cause,
même s'il est décevant. Les Monégasques marqueraient-ils le
pas actuellement ? Rien n'est moins sûr. Tout au plus, l'ASM a manqué
l'occasion de faire un peu plus le trou en tête du championnat. Mais Monaco
a tout de même glané un point supplémentaire et demeure solidement
installé dans son trône de leader, avec 8 longueurs d'avance sur
ses poursuivants. Laissons donc retomber la pression et la passion suscitées
par ce derby, auquel il ne faut finalement pas donner trop d'importance. La conquête
du titre n'est pas un long fleuve tranquille et il faut maintenant rebondir et
aller de l'avant. Gageons que cette déconvenue va sonner la révolte
des Rouge & Blanc au moment de recevoir le PSG la semaine prochaine ! Alors
oui, un Aiglon, ça vole énormément. Mais n'en déplaise
à Gernot Rohr et à ses pitbulls - pardon, ses Aiglons - Nice nous
aura volé une bataille, pas la guerre... |
Un derby au goût de revanche |
| Lundi 19 janvier 2004 | L'année
2003 en images | Visitez
le site du Club des supporters de Monaco | Interview
de Shabani Nonda | ASM-Nice
: déclarations d'avant-match | Nous
y voilà ! Initialement prévu au début du mois de décembre,
puis reporté sine die pour alléger un calendrier chargé en
raison de la Ligue des Champions, le tant attendu derby de la Côte d'Azur
aura bien lieu, mercredi soir à 18 heures au Stade Louis... Non sans avoir
fait couler beaucoup d'encre, car l'horaire choisi est loin de faire l'unanimité.
Les protestations des dirigeants niçois auront réussi à faire
repousser l'heure du coup d'envoi de 17 à 18 heures, mais toujours est-il
que cela ne facilitera pas la venue des supporters pour une telle affiche. Dommage,
mais que voulez-vous, les voies de Canal + sont impénétrables...
|
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Si un derby a
toujours une saveur particulière, le choc entre le seigneur monégasque
et son vassal niçois sera cette fois-ci doublement pimenté par un
goût de revanche. En effet, ce sera tout d'abord l'occasion pour Marco Simone
- tout comme Philippe Léonard - de retrouver le Stade Louis II et de briller
devant son ancien club, qu'il avait quitté en très mauvais termes.
Et même s'il ne l'avoue pas ouvertement, difficile de penser que l'Italien
n'aura pas à coeur de montrer à Didier Deschamps ce dont il est
encore capable pour son grand retour. Après quinze mois sans compétition,
la nouvelle recrue niçoise a les crocs, à défaut d'avoir
retrouvé toute sa condition physique... Mais on n'a pas oublié le
sens du but de Marco, et il faudra s'en méfier. |
Outre
cette revanche personnelle du côté des Aiglons, les Monégasques
tiendront pour leur part à faire respecter leur statut de leader face à
leur bête noire de la saison passée. Souvenez-vous, l'an dernier
les Niçois avaient réussi le hold-up parfait en s'imposant 1 à
0 au Stade Louis II, grâce à un but marqué en fin de rencontre.
Une défaite qui aura probablement coûté le titre aux Rouge
& Blanc. Sans compter qu'au match aller, l'ASM s'était inclinée
sur le même score au Stade du Ray. Coïncidence, ce fut la dernière
apparition de Marco Simone sous le maillot asémiste. Bref, on comprendra
sans difficulté que les joueurs de la Principauté feront tout pour
laver l'affront et empêcher leurs voisins de venir jouer une nouvelle fois
les trouble-fête au pied du Rocher. La
tâche ne sera pas simple et il faudra être très solide pour
venir à bout des Aiglons qui risquent de fermer le jeu et d'attendre leurs
adversaires pour mieux les contrer. Toutefois, les Niçois, actuels neuvièmes
du Championnat, semblent quelque peu à la peine en ce moment, après
une élimination à Saint-Étienne en Coupe de la Ligue et une
défaite à domicile (la première) contre Le Mans, qui ne s'était
jamais imposé à l'extérieur. Monaco devra en profiter et
enfoncer le clou. En outre, les Aiglons seront handicapés par l'absence
de plusieurs joueurs importants partis disputer la Coupe d'Afrique des Nations,
alors que l'attaquant Lilian Laslandes revient de blessure. Mais n'oublions pas
que Nice, deuxième défense de Ligue 1 (une donnée importante
qui pourrait bien poser des problèmes à l'offensive asémiste),
peut se montrer capable du meilleur comme du pire et se rendra en Principauté
avec la ferme intention de piéger le leader, comme l'an passé, pour
relever la tête après une mauvaise passe. Les
Monégasques, au grand complet, ont malgré tout de très bons
arguments pour contrarier les plans niçois. Intraitables à domicile,
les hommes de Didier Deschamps sont en effet plus forts et surtout plus expérimentés
par rapport à la saison dernière, la machine est bien rodée
et l'ASM domine outrageusement son sujet. Reste à confirmer ces données
pour vaincre le signe indien face aux Niçois, seule équipe à
avoir battu Monaco à deux reprises la saison dernière... Quoiqu'il
en soit, la motivation sera au rendez-vous : la partie risque fort d'être
âpre et disputée, comme à l'accoutumée dans pareil
derby, et la
victoire reviendra à l'équipe qui en voudra le plus. Et
pour pousser notre équipe vers la victoire, pour que l'ASM évolue
véritablement à domicile, nous devons nous mobiliser ! Les joueurs
comptent sur nous pour répondre à l'appel lancé par le Président
Svara, qui souhaite que "tous les supporters et les amis de l'ASM montrent
leur attachement à notre club pour ce match important. Nous souhaitons
voir un stade vibrer en rouge & blanc et entendre crier allez Monaco".
Dans le respect mutuel qui doit caractériser cette grande fête du
football malgré la rivalité, ne laissons pas cette fois-ci les Niçois
investir en masse les travées du Louis II, comme ce fut le cas la saison
dernière. Nous avons la chance de supporter l'une des meilleures équipes
européennes du moment. Alors ne nous privons pas de ce plaisir ! Malgré
un horaire stupide, bravons la tentation du canapé, bravons les bouchons
et les grèves, pour assister à un beau derby et soutenir notre équipe
dans un moment important. Car une victoire permettrait à l'AS Monaco de
creuser l'écart en tête et de se rapprocher ainsi un peu plus du
titre, avec 10 points d'avance sur le PSG, prochain adversaire du Club princier...
L'ASM a besoin de nous, tous derrière l'ASM, tous au Louis II !! Le
Monde des Princes vous informe qu'un plan de circulation spécifique sera
mis en place par les Autorités monégasques pour la rencontre Monaco-Nice,
en raison de la concordance de plusieurs événements en Principauté
(Festival du cirque, Rallye automobile) et de la sortie des bureaux. Le parking
du Stade Louis II sera indisponible, et les automobilistes sont invités
à se garer dans les parkings situés en périphérie
et indiqués par un fléchage. D'autre part, pour un pesage bien garni,
le Club des Supporters de Monaco invite tous les scolaires de la Principauté
à venir encourager leur équipe. Des places gratuites seront distribuées
dès 16 h 30, sur présentation d'un justificatif, à la boutique
du Club des Supporters située sur le parvis du stade. |
Monaco accroché en Corse |
| Dimanche 18 janvier 2004 | Le
joueur du mois de décembre | Visitez
le site du Club des supporters de Monaco | L'année
2003 en images | | Peu
brillants, les Monégasques ont été tenus en échec
à Bastia (0-0) dans des conditions de jeu bien difficiles, du fait d'un
vent violent qui aura énormément perturbé les trajectoires
du ballon durant tout le match. Mais même si nous avons été
trop bien habitués depuis le début de la saison, Monaco ne peut
gagner à chaque fois, et il aura manqué aux hommes de Deschamps
le petit brin de réussite qui fait parfois la différence. Il faut
aussi souligner que l'ASM est rarement à la fête à Bastia,
ses deux derniers déplacements à Furiani s'étant soldés
par une défaite sur la plus petite des marges (0-1).
|
|
Dès lors,
ce match nul et vierge ne doit pas forcément être perçu comme
une contre-performance, même si l'on était en droit d'attendre une
victoire du leader monégasque en terres corses. Mais le football n'est
pas une science exacte, et les Bastiais ont donné du fil à retordre
à leurs adversaires en leur imposant un pressing assez haut. Toujours solides
défensivement, les Rouge & Blanc auraient toutefois pu l'emporter sur
quelques bonnes occasions, certes trop rares, notamment avec un coup-franc de
Plasil qui échoua sur la barre transversale. Adebayor, pour sa part, manquait
la balle de match suite à une bonne action collective... Une nouvelle occasion
en or vendangée par le grand Togolais, peu réaliste et trop fébrile
devant le but, mais qui, il faut le reconnaître, manque de temps de jeu.
| Dans
ce match terne, Morientes et Rothen sont apparus en dessous de leur meilleur niveau,
alors que Bernardi et Giuly se sont démenés comme des diables, fidèles
à eux-mêmes. Était-ce la motivation ou la fraîcheur
physique qui faisait défaut aux Asémistes ? Avant le déplacement
en Corse, Dado Prso avouait que le groupe se sentait assez fatigué compte
tenu du gros travail physique effectué durant la semaine, en vue de la
Ligue des Champions et des chocs qui attendent l'ASM dans les prochains jours.
Sans vouloir trouver d'excuses, il faut également noter que le vent n'a
pas facilité les choses en gênant beaucoup les 22 acteurs qui n'auront
ainsi pu produire leur meilleur jeu. Quoiqu'il
en soit, ce match nul à Furiani (où la victoire n'est jamais aisée
pour personne) n'aura heureusement pas eu de conséquence négative
sur le plan comptable puisque Monaco conserve son avance de 7 points devant le
PSG, tenu en échec par Metz (0-0). Un bon point, compte tenu des circonstances,
et une assez bonne opération en somme, car l'ASM ne perd pas et c'est bien
là l'essentiel. Toujours
est-il que l'absence de victoire rappellera que le titre est loin d'être
acquis et qu'il est bien trop tôt pour y penser, comme se plaît à
le rappeler justement Didier Deschamps. Les Parisiens auraient en effet pu profiter
de l'occasion pour se rapprocher dangereusement de l'ASM... quinze jours avant
le choc entre les deux formations. Les Monégasques vont devoir se reconcentrer
au plus vite pour gagner leur match en retard contre Nice, mercredi à 18
heures au Stade Louis II. Pour ce derby où la motivation et l'ambiance
devraient être au rendez-vous, il faudra que Monaco montre son meilleur
visage afin de consolider son trône de leader si convoité. |
Ne rien lâcher ! |
| Vendredi 16 janvier 2004 | Le
joueur du mois de décembre | Visitez
le site du Club des supporters de Monaco | L'année
2003 en images | Photos
du match ASM-Lyon | Après
la belle victoire contre Lyon et sa douce euphorie, les Monégasques auront
bénéficié d'une pleine semaine de récupération
pour se reconcentrer et préparer un périlleux déplacement
à Bastia. Si l'ASM a frappé un grand coup en battant nettement Lyon
sur le score de 3 à 0, rien n'est encore fait : certes les Gones sont relégués
à 10 points des Rouge & Blanc, mais le PSG en a profité pour
s'octroyer la deuxième place, à 7 points des coéquipiers
de Ludovic Giuly qui comptent certes un match de moins. Autant dire qu'il faut
rester vigilant, surtout dans le contexte d'un mois de janvier délicat,
voire décisif, puisque les Parisiens sont attendus au Louis II dans deux
semaines et qu'un déplacement à Furiani n'est jamais aisé.
Moralité, comme d'habitude, il ne faudra rien lâcher...
|
 ©
AFP |
C'est un fait
Monaco règne sur la Ligue 1. Mais est-il trop tôt pour s'enflammer
? Oui, d'après Didier Deschamps. Et il a raison, car si tout autorise l'ASM
a se montrer optimiste, la route est longue et tout peut encore arriver d'ici
la fin de la saison. Logiquement, on voit mal comment Monaco pourrait passer à
côté de son huitième titre de champion, mais mathématiquement,
il reste encore beaucoup de points à distribuer. Chaque match a donc son
importance pour les joueurs du Club princier, d'autant plus qu'avec la victoire
à trois points les choses peuvent vite évoluer. Les Asémistes
se sont donc envolés pour l'Ile de Beauté avec la ferme intention
de ramener trois points supplémentaires afin de maintenir leur confortable
avance en tête de la Ligue 1. La tâche ne sera pas simple face à
des Corses toujours difficiles à manier sur leur terrain, bien qu'actuellement
en panne de victoire depuis un mois. | L'hiver
est en effet rude pour Bastia, qui reste sur quatre défaites consécutives,
toutes compétitions confondues. C'est donc une équipe en plein doute
qu'affronteront les Monégasques, mais il faudra cependant se méfier
de la réaction d'orgueil des Corses qui ont été capables
de réaliser de bonnes choses auparavant, notamment en battant Rennes puis
en tenant le nul face contre Lyon début décembre. Dado Prso ne s'y
trompe pas et reste sur ses gardes : "la saison passée, la rencontre
a été chaude. On sait à quoi s'attendre pour samedi".
Non pas que Furiani soit un chaudron (on critique parfois le public du Louis
II, mais le stade est bien souvent vide à Bastia), mais les Corses n'ont
pas pour habitude de ménager leurs adversaires et sont plutôt adeptes
des contacts rugueux... Par
ailleurs, l'ASM devra se passer des services de l'influant Zikos, suspendu pour
cette rencontre. Bref, le déplacement en terre insulaire a tout du match
piège par excellence. Mais
les Rouge & Blanc ont toujours faim de victoire et le succès contre
Lyon ne pourra qu'avoir aiguisé leur appétit. Comme à l'accoutumée,
ils devront employer leur motivation et leur rage de vaincre pour faire la différence.
Certains journalistes ont beau faire la fine bouche en mettant en exergue la réussite
insolente des hommes de DD - assortie selon eux d'un brin de chance - Monaco est
impressionnant. Monaco n'a pas volé sa victoire contre Lyon, Monaco n'usurpe
pas sa place de leader... Et s'il est vrai que l'ASM a la capacité de gagner
"à l'italienne" (mais n'est-ce pas là l'empreinte de Deschamps
et de son expérience transalpine ?), comment discuter la suprématie
de l'ASM, au vu de ses impressionnantes statistiques ? La réussite, le
réalisme, l'opportunisme et la solidité défensive sont aussi
la marque du talent... voire du futur champion ! On
spécule ça et là sur l'éventualité de voir
sacrés à la fin de la saison les Monégasques, lesquels se
contentent de relever les défis les uns après les autres, sans se
mettre trop de pression. "On ne tire pas de plans sur la comète,
la route est encore longue" dit le Président Svara. Forts d'un
moral solide et d'une détermination à toute épreuve, gageons
que Giuly et les siens sauront rester lucides et concentrés comme ils l'ont
fait jusqu'à présent. Tous les Asémistes veulent conquérir
ce titre de champion de France, et ils ne le laisseront pas échapper facilement.
Et même si Monaco n'est pas à l'abri d'un faux-pas, la machine semble
difficile à enrayer durablement. Quoi
qu'il en soit, le mois de janvier constitue une période-clé pour
l'ASM, un tournant qui permettra peut-être d'apporter un éclairage
sur l'issue du Championnat. Monaco a pour l'instant parfaitement négocié
la première étape en battant Lyon, reste maintenant à éviter
le piège corse pour préparer au mieux le choc de mercredi contre
Nice, avant de recevoir le PSG le 30. En n'oubliant pas la devise fétiche
de DD : ne rien lâcher ! |
Le Lyon est mort ce soir |
| Samedi 10 janvier 2004 | Le
joueur du mois de décembre | Visitez
le site du Club des supporters de Monaco | L'année
2003 en images | Photos
du match ASM-Lyon | Ils
ont mangé du Lyon ! Avec leur large victoire 3 à 0 sur leur principal
rival, les Monégasques ont pris une sérieuse option pour le titre
en s'offrant le scalp du champion sortant qui pointe désormais à
10 points de l'ASM. Monaco aura donc une nouvelle fois marqué les esprits
en remportant le choc du Championnat de France entre le leader et son dauphin
et poursuit son irrésistible ascension en tête de la Ligue 1 grâce
à des buts de son capitaine Ludovic Giuly, par deux fois, et de l'artiste
Fernando Morientes, mais aussi grâce à une défense impeccable.
Avec ce nouveau coup de maître,
l'ASM confirme son règne et fait
plus que jamais figure de favori.
| |
La belle affiche
Monaco-Lyon, considérée par certains comme le tournant de la saison,
aura tenu ses promesses en offrant un beau spectacle au public d'un Stade Louis
II plein à ras bord. Didier Deschamps avait opté pour un dispositif
tactique de type "Coupe d'Europe" en plaçant Giuly en attaque
avec Morientes, Plasil étant titularisé au milieu. L'ASM présentait
donc un visage offensif et les choix de DD se sont avérés payants
puisque ses hommes ont parfaitement réussi à maîtriser des
Lyonnais pourtant dangereux. | Comme
on pouvait s'y attendre, la partie fut animée entre les deux meilleures
équipes de France du moment, ce combat des chefs opposant également
les deux meilleures attaques et les deux meilleures défenses de la Ligue
1. C'est toutefois Monaco qui allait sortir vainqueur de ce duel et prendre l'avantage,
après avoir été quelque peu mis en difficulté par
le jeu lyonnais. Pourtant secoués les Asémistes n'ont jamais tremblé,
à l'instar d'une défense à toute épreuve et du gardien
Flavio Roma, qui sauva admirablement deux bonnes occasions lyonnaises en gagnant
son duel face à Luyundula puis, en seconde période, par une magnifique
parade sur un coup franc redoutable de Juninho. Quelques
occasions de part et d'autre, et la résistance monégasque se concrétisait
par un superbe but de l'inévitable Ludovic Giuly, ouvrant le score d'une
pichenette de l'extérieur du pied à la 34e minute... Un but qui
tombe à pic pour assommer les Lyonnais. De retour des vestiaires après
la pause, les hommes de Didier Deschamps, galvanisés, se montrent plus
à leur avantage qu'en première mi-temps et ne tardent pas à
enfoncer le clou grâce à une tête en pleine lucarne de Morientes,
parfaitement servi par un corner de Rothen. A 2-0, le break était fait
et Monaco ne pouvait rêver de meilleur scénario face au pressing
adverse... Pourtant, les Rouge & Blanc poussent encore et obtiennent dans
les arrêts de jeu un penalty consécutif à une faute sur Morientes.
Giuly se charge de le transformer et porte l'estocade finale, avant que Morientes,
encore lui, ne manque d'aggraver le score d'un joli lob. Et
un, et deux, et trois-zéro ! Le Stade Louis II peut exulter avec ce score
sans appel qui renvoie les Lyonnais et leur président à leurs chères
études... Monaco tient donc sa revanche et une victoire précieuse
qui lui permet de prendre le large en tête du Championnat. Jamais depuis
des années le leader n'avait compté une telle avance à ce
stade de la saison. N'en déplaise à Monsieur Aulas - salué
comme il se doit par les chants des supporters monégasques, on vous laisse
imaginer... - les Asémistes ont fait un grand pas en avant et il sera difficile
de les rattraper s'ils continuent sur ce rythme. Une
nouvelle fois, les joueurs de l'AS Monaco ont fait preuve d'une parfaite maîtrise
et surtout d'un grand réalisme. Giuly et Morientes auront livré
un grand match et apparaissent comme les principaux artisans de la victoire, pas
seulement à cause de leurs buts mais pour l'ensemble de leur prestation
marquée de technique et d'omniprésence. Mais cette victoire est
aussi à mettre à l'actif de la défense qui aura ruiné
tous les espoirs lyonnais à force de tacles et de combativité. Toutes
les tentatives des Gones auront en effet buté sur la muraille formée
par Squillaci, Evra, Givet et Rodriguez, Roma constituant un dernier rempart ô
combien solide et encore décisif. Sans compter que tous les autres auront
fourni un effort défensif important, à l'image de Morientes qui
aura éclaboussé le match de sa classe. Bref, sans une si grande
qualité défensive collective, la tournure du match aurait pu être
toute autre. Mais voilà, l'ASM version 2003/2004 a tout du profil d'un
futur champion et les Lyonnais se sont cassé les dents sur le Rocher...
En
patron, l'ASM a une nouvelle fois répondu présent et les supporters
ont encore eu l'occasion de vibrer avec une belle victoire dans un Stade Louis
II comble et animé d'une ferveur qui ne cesse de grandir. La soirée
était également placée sous le signe de la solidarité
puisque le coup d'envoi de la rencontre a été donné par Lilian,
un petit garçon autiste mascotte de l'association La
Bande à Lilian. Fondée par des supporters monégasques
il y a tout jute un an afin de venir en aide aux personnes touchées par
l'autisme, l'association parrainée par Jean-Luc Ettori, Ludovic Giuly et
Willy Sagnol organise des ventes aux enchères sur le net. A cet effet,
les maillots de la rencontre ont été offerts par les joueurs des
deux équipes. Une belle initiative à encourager ! La
fête aurait été totale si certains "supporters"
lyonnais n'avaient pas émaillé la rencontre d'incidents déplorables
et indignes d'un stade de football. Quoiqu'il en soit, le roi Lyon est mort au
Louis II et de là à considérer que la cinglante victoire
des princes de Monaco représente la passation de pouvoir entre l'ancien
et le nouveau champion de France, il n'y a qu'un pas... Rien n'est encore fait,
mais l'ASM a certainement pris un ascendant psychologique sur ses adversaires
et ce large succès, qui plus est dans un choc au sommet, va booster la
confiance des hommes de DD pour la suite. Les Monégasques sont bien décidés
à conquérir le Championnat cette saison et, à voir comme
ils survolent la Ligue 1, ils sont bien partis pour. |
Monaco-Lyon, le tournant du championnat ? |
| Mercredi 7 janvier 2004 | Le
joueur du mois de décembre | Visitez
le site du Club des supporters de Monaco | L'année
2003 en images | L'entraînement
du 6 janvier : photos et échos de la Turbie | Après
une trêve réparatrice et le tour de chauffe de la Coupe de France,
le Championnat reprend ses droits en fanfare ce week-end. En effet, quelle belle
affiche pour commencer les matches aller que cette rencontre au sommet entre l'AS
Monaco, brillant leader de la Ligue 1 intraitable à domicile, et l'Olympique
Lyonnais, tenant du titre et concurrent direct des Asémistes. |
|
Monaco-Lyon,
c'est assurément un choc entre deux ténors du football français,
et peut-être bien le tournant de cette saison 2003-2004. Car quoi qu'en
disent les joueurs monégasques, qui se refusent pour la plupart à
considérer ce match comme décisif, l'issue de cette rencontre à
six points peut valoir son pesant d'or. De deux choses l'une : soit l'ASM s'envole
au classement en cas de victoire et relègue son rival à 10 points
de retard, soit Lyon comble son déficit de points et relance le suspense.
Quoiqu'il en soit, et au delà de toute considération comptable,
le vainqueur de ce choc prendra un ascendant psychologique sur son adversaire. |
Monaco
aborde en tout état de cause ce match dans la sérénité
et ne se met pas de pression inutile. Pour les Asémistes, l'enjeu de cette
rencontre est le même qu'à chaque fois : seule la victoire compte,
et rien d'autre. Et finalement, l'ASM a plus à gagner qu'à perdre
dans ce choc, car 10 points d'avance constitueraient une marge plus que confortable
en cas de succès et permettraient de prendre une sérieuse option
sur le titre, comme le reconnaît Jérôme Rothen. A l'inverse,
si une défaite relancerait incontestablement le Championnat, elle ne compromettrait
pas les chances de voir Monaco remporter le titre. Sans
parler donc de quitte ou double, disons simplement qu'un rendez-vous capital attend
les Rouge & Blanc vendredi soir au stade Louis II... En ce sens, on peut parler
de tournant du Championnat. Mais il se peut qu'il y ait d'autres tournants importants
avant le mois de mai, notamment rien qu'au cours de ce mois de janvier qui s'annonce
très chaud avec un enchaînement de grosses rencontres contre Lyon,
Nice et le PSG. La route est longue, et pour Ludovic Giuly "le seul match
décisif de la saison, c'est celui au bout duquel on est sacré champions,
le dernier." Bref,
pas besoin de longs discours pour comprendre que ce match constitue un enjeu capital
à défaut d'être considéré comme complètement
décisif par certains. Les Monégasques se sont fixé pour objectif
de remporter en 2004 le titre qui leur avait échappé de justesse
l'an passé et Lyon représente une étape supplémentaire
dans cette quête, et pas la moindre. Qu'on se le dise, les Asémistes
sont déterminés et sereins, ils veulent réaliser un bon coup
et préparent le match contre les Gones comme n'importe quel autre, dans
la bonne humeur. Même si au fond d'eux, un esprit de revanche flotte pour
effacer la défaite subie à Gerland en août dernier (1-3).
Sans oublier qu'une victoire serait un beau pied de nez à l'ami Aulas... Ne
nous voilons pas la face, Monaco aura à coeur de manger du Lyon ! Pour
ce faire, Didier Deschamps pourra compter sur son effectif au grand complet, aucun
blessé n'étant à déplorer. Bernardi, en délicatesse
avec une cuisse, devrait pouvoir tenir sa place sans problème et Squillaci
est parfaitement remis de sa grippe. La trêve aura fait le plus grand bien
aux Monégasques, fatigués par une éprouvante première
partie de saison sur les chapeaux de roue, comme en témoignait la défaite
à Rennes. Après une semaine de vacances bien méritées
et un stage d'oxygénation à Isola 2000 bénéfique,
les joueurs repartent gonflés à bloc, "frais comme en août"
à en croire le préparateur physique, Antonio Pintus, très
satisfait de la forme actuelle de ses protégés. En outre, le stage
en montagne aura été idéal pour entretenir la bonne cohésion
du groupe et la victoire à Metz en Coupe de France aura permis de se mettre
dans les meilleures conditions morales pour aborder le choc de vendredi qui aura
comme un parfum de Coupe d'Europe. Tous
les ingrédients semblent donc réunis pour donner un grand match
et faire vibrer les supporters. On risque en effet d'assister à un beau
spectacle entre deux formations offensives et adeptes du beau jeu. Les joueurs
sont sur le pied de guerre, toujours affamés de victoire, et compteront
sur le soutien de leurs supporters qui devraient affluer en masse au stade Louis
II à cette occasion. Rappelons que l'ASM, qui met peu à peu en place
une véritable politique de relations publiques et un marketing digne de
ce nom (il sera bientôt possible d'acheter des places à distance
via les réseaux de distribution), propose un pack regroupant les trois
affiches du mois de janvier contre Lyon, Nice et le PSG et qui donnera droit à
une place gratuite pour le match de Ligue des Champions contre le Lokomotiv Moscou
du 10 mars prochain. Voilà qui devrait inciter le public à garnir
encore plus les tribunes du stade, alors que le beau jeu pratiqué par les
Rouge & Blanc a déjà attiré une excellente moyenne de
spectateurs depuis le début de la saison et que le meilleur reste à
venir ! L'AS
Monaco aime les gros matches et ses supporters aussi. Alors tous au Louis II vendredi
soir pour soutenir notre équipe, en espérant vivre un grand moment
et assister à une belle victoire monégasque qui sonnerait peut-être
comme une passation de pouvoir en faveur des princes de l'ASM... |
Monaco redémarre du bon pied |
| Dimanche 4 janvier 2004 | Le
joueur du mois de décembre | Visitez
le site du Club des supporters de Monaco | L'année
2003 en images | L'entraînement
du 6 janvier : photos et échos de la Turbie | Rien
de tel qu'une petite Coupe de France en apéritif ! Reprenant le chemin
des pelouses après la trêve, les Monégasques - qui ont apparemment
bien digéré la défaite concédée à Rennes
lors de leur dernier match en championnat - ont commencé l'année
2004 de la meilleure des façons en se qualifiant pour les seizièmes
de finale de la compétition aux dépens du FC Metz sur le score de
2 à 0, score acquis en seconde mi-temps grâce à deux buts
de Zikos et Giuly. Les Rouge & Blanc sont donc déjà dans le
rythme et semblent bien disposés à poursuivre la saison sur leur
lancée de 2003. | ©
F.F.F. | Didier
Deschamps avait choisi de jouer le jeu en alignant son équipe-type pour
ces trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France, contrairement à
la Coupe de la Ligue où Monaco avait présenté son équipe
bis à Marseille. Non seulement cette rencontre face à Metz constituait
l'occasion idéale de se remettre en jambes après la trêve,
mais la victoire, parfaite pour la confiance, permet aussi aux joueurs du club
princier de préparer le gros choc de vendredi prochain contre Lyon dans
les meilleures conditions. La déconvenue rennaise est donc oubliée
et ne restera finalement qu'un léger incident de parcours à mettre
sur le compte de la fatigue, l'ASM ayant renoué avec la victoire. |
Revenons
brièvement sur le match en lui-même. Dans une horrible et inhabituelle
tenue bleue imposée par Adidas, fournisseur officiel de la compétition,
les Monégasques ont su faire fi des conditions climatiques particulièrement
peu favorables (température glaciale et pelouse gelée) pour se qualifier
sobrement, mais sûrement. La rencontre aurait pu être annulée
si le Stade Saint-Symphorien ne disposait pas de bâches chauffantes. Quand
bien même, gants et bonnets étaient de sorte et les joueurs des deux
camps eurent notamment du mal à s'assurer de bons appuis compte tenu de
la dureté du terrain. Le
stage d'oxygénation en montagne à Isola 2000 ayant visiblement porté
ses fruits, les Asémistes n'ont pas paru trop déconcertés
et même si le match ne fût pas passionnant, ils parvinrent à
imposer peu à peu leur domination et à créer du jeu. Zikos
ouvrait finalement le score sur coup-franc à la 59e minute et Giuly, trompant
le gardien messin, portait l'estocade à la 86e. En somme, une victoire
nette et sans bavure, sans fioritures non plus, qui satisfait l'ensemble des Monégasques
qui ne rechigneraient pas à ajouter l'édition 2004 de la Coupe de
France à leur palmarès, comme le déclarait Patrice Evra,
toujours avide de victoire. En
ce qui concerne l'effectif, DD avait donc choisi d'aligner quasiment son équipe-type.
Roma retrouvait ainsi la compétition après son absence pour blessure,
tout comme El-Fakiri qui bénéficiait pour sa part de l'indisponibilité
de Squillaci, demeuré à Monaco en raison d'un grippe et remplacé
à son poste par Givet, Rodriguez et Evra complétant la défense.
Au milieu, Rothen tenait sa place habituelle alors que Cissé, Plasil et
Bernardi étaient titularisés d'entrée. Morientes et Giuly
étant chargés d'animer l'attaque. Le coach avait tout de même
décidé de mettre de l'eau dans son vin et faisait rentrer en seconde
période Zikos à la place de Cissé, puis substituait Prso
à Morientes pour faire tourner. Camara apportait enfin sa pierre à
l'édifice en remplaçant Bernardi. A noter que le jeune Lescure,
seul transfuge de l'équipe réserve de CFA, se trouvait sur le banc
monégasque. Rentré tardivement du Togo et n'ayant pas participé
au stage foncier, Adebayor n'était quant à lui pas du voyage et
n'aura donc pu affronter ses anciens partenaires. Monaco
aura donc parfaitement négocié son premier rendez-vous de l'année
2004, celle-ci semblant d'ores et déjà placée sous le signe
de la continuité. La Coupe de France est toujours bonne à prendre,
et l'on ne saurait s'empêcher de penser au parfum magique d'une finale disputée
au Stade de France... Quoiqu'il en soit, si cette compétition n'est pas
à négliger, c'est une autre paire de manches qui attend l'ASM vendredi
prochain au Stade Louis II avec le choc tant attendu contre le rival lyonnais,
qui sonnera véritablement la reprise du Championnat et constituera, sinon
un tournant de la saison, du moins un match capital pour la suite des événements
("capital mais pas décisif" dixit Deschamps). Gageons que
nos favoris, conscients de l'enjeu et soucieux d'effacer la défaite du
match aller, auront à coeur de manger du Lyon pour ce sommet. Vivement
vendredi ! |
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