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Février 2004
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Monaco plie mais ne rompt pas
Dimanche 29 février 2004
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Il y a des soirs comme çà, où il vaut mieux faire profil bas et se contenter de peu ou pas grand-chose. On se satisfera donc de ce 1-1 ramené du Stadium de Toulouse en se félicitant de la réaction monégasque observée durant les 20 dernières minutes qui succéda à un magistral coup de boule égalisateur de Gaël Givet.

Car pour ce qui est du reste… il faut avouer que nous n'avons pas vu grand-chose. Si, lors des derniers matchs, on pouvait se plaindre du jeu trop "à gauche" de l'ASM, conséquence de l'absence de Giuly, voire même de la fébrilité défensive des Rouge & Blanc due au "trou" laissé par Squillaci, hier soir c'est à tous les niveaux que l'ASM a manqué d'allant et d'inspiration. Grands coups de pieds vers l'avant et passes approximatives se sont succédés dans la ville rose côté monégasque et il s'en est fallu de peu pour que Didier Deschamps et ses hommes ne se mettent à broyer sérieusement du noir !

Mis à part Prso aligné à droite en position d'ailier, c'est dans une configuration classique que l'ASM débuta la rencontre avec Morientes et Adebayor en pointe (Givet palliant l'absence de Squillaci au sein de la charnière centrale). Quasi soporifique, la première mi-temps ne permit pas aux Monégasques de troubler la bonne organisation toulousaine, la seule véritable action dangereuse étant à mettre à l'actif des pensionnaires du Stadium par l'intermédiaire de Fernandao dont la reprise de volée frôla le montant droit de Roma. Rothen inexistant, Morientes sevré de bons ballons ou Ibarra une nouvelle fois transparent, c'est sur ce score de 0-0 que Monégasques et Toulousains se séparèrent au bout des 45 premières minutes de jeu.

Il ne fallut pas attendre bien longtemps pour voir le Téfécé planter sa première banderille, Clément offrant l'occasion au jeune Didot de marquer pour la première fois en L1 d'une splendide tête décroisée qui laissa Roma planté sur ses appuis. 1-0 pour le TFC on joue la 46ème minutes. Les 32000 spectateurs du Stadium exultent, le leader vacille tel un géant aux pieds d'argile. Deschamps lance alors El-Fakiri en lieu et place d'Ibarra qui rentra aux vestiaires sans passer par la case banc. Le jeune Hassan eu le mérite de proposer plus de solutions à Prso jusqu'alors beaucoup trop esseulé sur son côté droit.

Les valeureux toulousains poussent, Monaco plie, mais les jeunes pousses de DD, déjà bien éprouvées par leur campagne de Russie, ne rompent pas. On retrouva l'ASM durant les 20 dernières minutes. Il fallut, comme à Moscou, une belle inspiration de Juju Rodriguez qui trouva la tête de Gaël Givet encore exemplaire de combativité hier soir : 1-1 à la 70ème.

Et même si Prso, enfin à l'aise sur son aile, manqua de peu le but de la victoire dans les toutes dernières minutes, les Toulousains parvinrent à conserver ce nul synonyme de statu quo dans les hautes sphères de la L1, Wagneau Eloi prenant quant à lui un malin plaisir à donner un bon coup de main à ses ex-partenaires en permettant à Lens d'accrocher l'OL à Bollaert (match nul 1-1).

Ainsi s'achève la folle semaine monégasque. Le bilan brut n'est pas brillant (une défaite et un nul) les chiffres eux, disent le contraire. Encore et toujours leaders de la L1 avec un coussin plus ou moins confortable, des chances de qualification pour les quarts de finale de la Ligue des Champions quasi intactes, les Rouge & Blanc sont toujours là. Malmenés sur le terrain, décriés par la presse, toujours aussi habile à enfoncer le clou d'une situation pas aussi négative qu'elle puisse le laisser paraître, les Asémistes courbent l'échine, essuient la critique et avancent malgré tout. Les journées de Ligue 1 passent et se rapprochent du titre final, quoiqu'il en soit...

On entend çà et là des bruits, des rumeurs, des phrases qui fusent sans raisons. L'AS Monaco serait en train d'imploser, le groupe n'existe plus, les joueurs sont déjà ailleurs, l'entraîneur en train de faire ses valises. Mais lorsque l'on voit le soldat Givet monter au front et sonner la charge du réveil asémiste, lorsque l'on voit le sourire de Manu Adebayor au sortir de cette soirée difficile, lorsque l'on observe avec quelle hargne Zikos et Bernardi ratissent encore et toujours le milieu de terrain, on a du mal à croire les persifleurs et les jaloux qui aimeraient voir la maison asémiste s'écrouler sur elle-même.

A l'heure actuelle aucun dramatisme ne semble être opportun, tant au niveau sportif que financier. Les investisseurs de MFI sont là, le trou béant laissé par la présidence précédente ne se comblera pas en un jour c'est pourquoi il est inutile de décrier un soi-disant immobilisme de la part de l'équipe dirigeante de l'ASM qui avance au fur et à mesure dans ce dossier brûlant. Les joueurs quant à eux, "victimes" de leurs succès se battent avec leur hargne et leur volonté malgré la fatigue accumulée au cours de leurs innombrables matchs.

Les temps sont durs certes, mais les arches du Louis II ne se sont pas encore effondrées sur les espoirs monégasques. Sainte Dévote veille sur eux… Deo Juvante !

A qui perd gagne ?
Mercredi 25 février 2004
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L'ASM est joueuse, elle s'est lancée hier soir à corps perdu dans un jeu dangereux : "à qui perd gagne". C'est l'impression laissée par les Asémistes à Moscou face au Lokomotiv, car même malgré la défaite (1-2), le but de Morientes en deuxième mi-temps permet aux hommes de Didier Deschamps de conserver un bon espoir de qualification le 10 mars prochain au Stade Louis II.

Comme nous l'avions annoncé dans ces colonnes lors du précédent édito, cette rencontre fut âpre et difficile. Bien loin de l'équipe en manque de compétition annoncée par toute la presse, le Lokomotiv Moscou fit étal d'un jeu vif et offensif qui contrecarra largement les plans de l'ASM. Une première mi-temps bien loin d'être convaincante, suivie d'une seconde qui le fut un peu plus mais qui n'empêcha pas l'ASM de passer très prés de la correctionnelle.

Car il faut l'avouer, les monégasques s'en sortent bien… Peut-être peut on y voir là des signes avant coureur d'une grande équipe, qui, même dans la défaite réussi malgré tout à bien se tirer d'une prestation des plus moyenne. Malmenés durant plus d'une demi heure, les Monégasques encaissent un but à la 31ème minute, but magnifique d'Izmaïlov qui pris à contre pied une défense monégasque complètement arrêtée. Ce coup de génie réussit malgré tout à réveiller quelques peu les Asémistes qui rentrèrent néanmoins à la mi-temps avec ce score de 0-1 en leur défaveur.

Sans doute secoués par Didier Deschamps, les Rouge & Blanc entamèrent la seconde mi-temps avec un peu plus de "gnac", emmenés par un très bon Édouard Cissé toujours aussi combatif et impressionnant dans ses prises de balles (sans doute le meilleur Monégasque hier soir). Seulement voilà, si dominer n'est pas gagner, bien jouer ne l'est pas pour autant et l'ASM l'a une nouvelle fois appris à ses dépends hier soir. Nous jouons la 59ème minute, sur un corner cafouillé par Monaco, la frappe dévissée d'Asiatani est récupérée par Maminov qui trompe Roma : 0-2...

Deschamps bouillonne sur son banc, il demande à ses joueurs de ne pas paniquer, car il est vrai qu'à 0-2 l'avenir en Ligue des Champions s'assombrit sérieusement. Monaco est aux abois, Ibarra n'est pas dans le match, Zikos (pas exempt de tout reproche sur le second but) et les siens se devant de réagir. 63ème minute, coup franc de Rothen, dévié par Rodriguez, Morientes claque rageusement le ballon de la tête : 1-2, on respire !

Voilà comment transformer le cours d'un match catastrophique en incident de parcours, car même si les Russes se procurèrent encore une ou deux occasions franches durant la dernière demi heure (notamment par Obiorah rentré à la mi-temps qui mangea la feuille de match seul face à Roma à 3 minutes de la fin), l'AS Monaco est repartie de Moscou sur une bonne impression. Car si à 0-2 c'est presque injouable à 1-2 ce n'est plus du tout la même histoire. Ce sera difficile mais bien loin d'être impossible de battre ces Moscovites à Louis II dans 15 jours d'autant plus que Captain Ludo voire Toto Squillaci seront de retour.

Que retenir de cette rencontre ? D'une part, le Lokomotiv Moscou n'est pas arrivé en huitième de finale par hasard, nous l'avons tous vu, cette équipe là emmenée par leur excellent meneur Loskov aurait pu nous faire bien plus mal avec un peu plus de réussite. D'autre part que l'ASM, malgré une prestation des plus médiocres s'en retourne chez elle avec cette certitude : La qualification est à portée de crampons et ce, malgré la jeunesse de l'effectif et le manque d'expérience des Rouge & Blanc à ce niveau de la compétition.

Alors on pourra retourner ce match dans tous les sens, se dire que peut-être Monaco n'est pas cette machine à gagner impitoyable que les journaleux se plaisent à dépeindre, que les Rouge & Blanc ont manqué d'humilité, que la température et la neige n'ont pas favorisé les hommes du Rocher, on pourra encore longtemps chercher des excuses, malgré tout Monaco a perdu mais Monaco poursuit sa marche en avant…

L'ASM au pays des Soviets
Lundi 23 février 2004
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Après avoir mis le cap au nord direction Eindhoven, après avoir bravé les Espagnols de La Corogne à l'ouest, être descendu sous des latitudes plus clémentes au sud face à Athènes, les Rouge & Blanc hissent la grand voile direction Moscou à l'est. Même si dans l'océan du foot européen le Lokomotiv Moscou ne paraît pas être de ces eaux tumultueuses dont se méfient les marins, c'est en vieux loup de mer que les hommes de Didier Deschamps abordent ces rivages jusque là inconnus pour eux. Car ce match là flaire le piège à plein nez.

Toute considération de trêve hivernale russe mise à part, ce déplacement ne s'annonce pas si évident que cela et ce n'est pas le Dynamo Kiev qui contredira cette évidence (battu 3-2) ni Arsenal (0-0) et encore moins l'Inter de Milan battu lui 3-0 lors des matches de poule de cette Ligue des Champions 2003/2004. En effet lorsqu'il s'agit de jouer dans son stade flambant neuf le Lokomotiv n'est pas tendre avec ses hôtes.

Mais Monaco sait voyager et l'a déjà prouvé cette saison aussi bien en Championnat qu'en Ligue des Champions. Il lui faudra pourtant de solides qualités physiques et mentales pour bien négocier ce match aller. Bien sûr la trêve hivernale russe peut apparaître comme un handicap pour les moscovites, mais cette équipe là n'a pas chômé pour autant durant ces quatre mois de disette de compétitions officielles, enchaînant stages et matches amicaux (plus ou moins bien réussis d'ailleurs, notamment contre des équipes de CFA du sud-ouest) le Lokomotiv se présentera mardi soir avec une formation solide, capable de déstabiliser les joueurs du Rocher.

De son côté l'ASM sort d'une période de doute. Après 3 déconvenues consécutives à domicile en championnat (Nice, Paris SG et Lille) l'ASM a superbement redressé la barre face aux hommes de Loulou Nicollin vendredi soir. Il aura quand même fallu un monumental coup de gueule de Didier Deschamps à la mi-temps de ce Monaco-Montpellier pour remettre de l'ordre dans la maison monégasque. Et cela a porté ses fruits, c'est le moins que l'on puisse dire puisqu'en l'espace de 45 minutes, l'ASM a retrouvé son jeu et sa vivacité avec en prime le retour en état de grâce de Manu Adebayor sorti de sa torpeur tel un diable de sa boîte. Si on ajoute à cela le probable retour de Giuly et la présence de Bernardi (absent vendredi pour cause de suspension) on imagine désormais mal Monaco revenir bredouille de son périple moscovite.

La Ligue des Champions rentre ce mardi dans une phase complètement différente de ce que nous avons vécu jusqu'à présent : celle des matches à élimination directe. Des matches couperets, denses durant lesquels tout peut se passer, où même les tout petits peuvent manger les gros. Certes on ne peut pas considérer Moscou ou Monaco comme des "gros" cependant l'ASM a su, grâce à ses performances du premier tour, imposer le respect au niveau européen, si bien que, même rentrés par la petite porte dans la compétition, les Asémistes se sont vite retrouvés parachutés en position d'outsiders.

Mais ne nous voilons pas la face, une élimination à ce niveau de la compétition serait perçue comme un échec. Les possibilités entrevues lors des matches de poules nous ont, à tous, mis l'eau à la bouche et l'on se plaît à imaginer de nouveau un destin digne des glorieuses épopées européennes que l'ASM nous a déjà fait vivre par le passé…

Le réveil d'Adebayor relance l'ASM
Samedi 21 février 2004
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Après le faux-pas à domicile la semaine dernière face à Lille et une accumulation de blessures synonymes d'inquiétude ces derniers jours, les Monégasques se sont rassurés avec leur large victoire 4 à 0 contre Montpellier. Privée de Giuly, Bernardi et Squillaci, soit 3 éléments majeurs de son système de jeu, l'ASM a prouvé qu'elle avait des ressources pour redorer son blason et confirmer son rang de leader, grâce notamment à un beau triplé d'Adebayor. Idéal pour se mettre en confiance avant de se rendre à Moscou pour le match aller des huitièmes de finale de la Ligue des Champions.

Il aura fallu pourtant attendre 45 minutes pour apprécier le réveil des Monégasques, après une première mi-temps des plus inquiétantes et indigne de rang de l'ASM. Malgré un début de match pied au plancher, Monaco bafouillait son football et tout laissait craindre l'éventualité d'un nouveau faux-pas. Les Rouge & Blanc regagnaient alors les vestiaires sous les sifflets du Louis II. Didier Deschamps a visiblement su trouver les mots justes pour remobiliser ses troupes car dès la reprise Monaco affichait un tout autre visage et mettait le turbo, comme c'est souvent le cas seconde période. "Je ne suis pas satisfait du tout de ce que j'ai vu en première mi-temps. A la pause, j'ai dit des choses pas très gentilles, on a lavé le linge sale en famille", a déclaré DD.

La transfiguration était flagrante puisqu'à la 47ème minute Emmanuel Adebayor ouvrait le score et regoutait ainsi aux joies du buteur, lui qui n'avait plus marqué depuis le mois de septembre. Une minute plus tard "Monsieur" Fernando Morientes, toujours aussi éclatant, doublait la mise sur une passe d'Adebayor, encore lui. En moins de deux minutes, les Asémistes déchaînés venaient ainsi de plier le match face à des Montpelliérains qui auront souffert en deuxième mi-temps. Adebayor, décidément en grande forme, ne s'arrêtait pas en si bon chemin et s'en allait inscrire deux buts supplémentaires. Et il manqua de justesse son quatrième but suite au sauvetage in extremis d'un défenseur héraultais sur sa ligne...

Bref, c'était la soirée du Togolais qui aura ainsi eu l'occasion de gommer des prestations en demi-teinte et de faire taire ses détracteurs. Ce triplé remettra certainement le jeune attaquant sur la voie de la confiance, une confiance qui semblait l'avoir abandonné ces derniers temps. Comme l'explique le coach asémiste "Adebayor avait bien débuté la saison et puis il a eu un gros passage à vide. Il a des qualités, mais il ne faut pas qu'il s'endorme, ce qu'il a eu tendance à faire souvent". Même s'il ne faut pas se montrer trop sévère compte tenu de son jeune âge, il est vrai qu'Adebayor a pu décevoir auparavant. Méconnaissable contre Montpellier, espérons que cet état de forme perdure. Nul doute que ces trois buts vont probablement le libérer et lui permettre de mieux exprimer son potentiel désormais.

Quoiqu'il en soit, Monaco a rempli son contrat avec ce large succès qui fait du bien au moral, notamment pour préparer le déplacement à Moscou dans les meilleures conditions psychologiques. Une victoire "normale" qui est toutefois à nuancer compte tenu de la mauvaise passe traversée actuellement par les hommes de Louis Nicollin. Mais quand même, les trois points sont à la clé, avec une belle seconde mi-temps et une bonne réaction des Asémistes pourtant diminués par les absences de trois piliers de l'équipe.

Monaco se relance donc dans la course au titre et maintient son avance sur ses poursuivants. De bon augure pour la suite, à condition bien sûr de maintenir le cap et d'enchaîner les rencontres sur la même dynamique victorieuse que celle qu'avait connu l'ASM en début de saison. Même si les journées passent et si Monaco est toujours en tête du classement, malgré une petite baisse de régime, il n'y a plus de place pour un faux-pas désormais, d'autant plus que l'ASM va enchaîner les rencontres contre des équipes mal classées (Guingamp, Toulouse...) face auxquelles il faudra faire le plein de points et soigner la différence de buts, afin de se rapprocher un peu plus du titre.

Place maintenant au retour de la Ligue des Champions avec un déplacement périlleux dans le froid moscovite pour affronter le Lokomotiv. Un challenge comme les aiment les Monégasques...

Un jour sans...
Dimanche 15 février 2004
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Les jours se suivent et ne se ressemblent pas du côté du Stade Louis II. Après la belle victoire sur Lyon en Coupe de France, Monaco s'est fait surprendre par Lille et a concédé sa première défaite de la saison à domicile (0-1). Une contre performance pas vraiment idéale pour les affaires du leader monégasque qui marque ainsi un coup d'arrêt dans sa course vers le titre, même si Didier Deschamps ne dramatise pas la situation : "c'est dur à digérer, mais cela fait partie du football, il faut accepter ce verdict, le ballon est rond, il n'a pas tourné dans le bon sens pour nous cette fois-ci."

Il n'empêche que cette 24ème journée était pour l'ASM un jour sans... Sans supporters tout d'abord - les Ultras ayant décidé de faire grève pour protester contre la "répression" des autorités dont ils sont la cible en Pesage - et donc sans ambiance. Sans réussite ensuite, les Asémistes ayant à maintes reprises raté le coche en buttant sur un excellent gardien lillois. Et enfin sans chance, la défaite étant concédée sur un but gag des Lillois qui ne s'étaient jusque là procuré aucune franche occasion et qui ont su profiter d'une mauvaise relance de Roma, une fois n'est pas coutume. Bref, un match à oublier. Pourtant, même si on n'a pas assisté à un grand spectacle, Monaco a fait preuve de bonne volonté et aurait pu tuer le match sur quelques bonnes actions, notamment de la part de Morientes qui a encore fait montre de sa grande technique, ainsi que sur de jolies combinaisons de Rothen et Evra.

Mais les Nordistes, grâce à leur solidité défensive, auront eu raison des assauts asémistes. Malgré leur domination, il n'était en effet pas facile pour les Rouge & Blanc de déployer leur jeu compte tenu d'une défense lilloise compacte qui ne laissait aucun espace à ses adversaires. Et puis, parfaite illustration de l'impuissance des joueurs de la Principauté, non pas une boîte de Viagra retrouvée dans les vestiaires mais les extraordinaires arrêts de Wimbee qui anéantirent tous les espoirs monégasques de marquer. On retiendra notamment une belle claquette du portier lillois sur une non moins superbe tête de Morientes, que tout le monde voyait déjà prendre la direction des filets comme mercredi face à Lyon. Hélas, rien ne semblait vouloir rentrer, et Monaco a vu s'envoler trois points précieux dans la course au titre, face à un adversaire pourtant largement à sa portée sur le papier. La déception était donc grande parmi les joueurs du Club princier, et pour ne rien arranger l'arbitre n'a pas jugé bon d'accorder un penalty suite à une main lilloise (a priori involontaire) dans la surface. Pas de coup de pouce du destin décidément, et l'équipe de l'ancien Monégasque Claude Puel réalise un hold-up parfait.

En ce jour de la Saint-Valentin, ce n'était donc pas la fête de amoureux du football et de l'AS Monaco au Stade Louis II... Les Asémistes ont imité la défaite des Lyonnais battus la semaine dernière par Guingamp, et en perdent donc le bénéfice. Il faut espérer que ces trois points perdus, ou plutôt l'unique point du match nul, ne pèseront pas trop lourd à l'heure du bilan en fin de saison. Toutefois, il arrive même aux plus grands de passer au travers d'un match et de perdre bêtement... Flavio Roma a quant à lui reconnu sa bourde, mais comment lui en vouloir quand on sait que notre talentueux gardien a sauvé son équipe de si nombreuses fois auparavant ?

Les Rouge & Blanc ont peut-être péché par manque de concentration ou par excès de confiance. Il faudra quoiqu'il en soit oublier au plus vite ce faux pas, que l'on retiendra comme un accident de parcours, voire en tirer les leçons. Heureusement, l'ASM aura l'occasion de se rassurer dès vendredi en recevant Montpellier, même s'il faudra se méfier de la révolte des protégés de Louis Nicollin. Battus sévèrement 6-1 par le PSG la semaine dernière, les Montpelliérains apparaissent en grande difficulté actuellement, aux Asémistes d'en profiter pour leur infliger, pourquoi pas, un deuxième set. Histoire de regonfler le moral des troupes avant de retrouver les joies de la Ligue des Champions et d'aller affronter le Lokomotiv Moscou le 24 en Russie.

Monaco, pour rugir de plaisir !
Jeudi 12 février 2004
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Qui a dit que l'ASM n'était plus aussi flamboyante ces derniers temps ? Qui a dit que l'ASM se désintéressait de la Coupe de France ou n'avait pas de banc ? Qui a dit que Morientes ne marquait pas assez de buts ? En quatre-vingt dix minutes, les Rouge & Blanc auront tout simplement démontré le contraire en terrassant Lyon sur le score sans appel de 4 buts à 1... Un festival et une qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France remportée avec la manière, notamment grâce à un beau triplé de l'artiste Morientes, au sommet de son art. Les Monégasques ont plus d'un tour dans leur sac, et la performance est d'autant plus belle qu'elle a été réalisée par une équipe privée de près de la moitié de ses titulaires à l'heure du coup d'envoi.



© Reuters

C'est en effet quasiment une équipe "bis" que Didier Deschamps avait choisi d'aligner, soucieux de préserver ses hommes en vue du Championnat. Zikos, Evra et Squillaci étaient ainsi laissés au repos alors que Plasil et Prso débutaient la rencontre sur le banc. Sans oublier les absences de Giuly et Cissé, blessés, l'ASM était alors privée de beaucoup de ses cadres et la partie pouvait sembler déséquilibrée sur le papier, les Gones ayant pour leur part aligné leur meilleure équipe. Et pourtant, la formule de DD s'est avérée payante, une parfaite alchimie ! Monaco et ses jeunes remplaçants ont infligé une belle correction à l'ogre lyonnais. Rien ne semblait pouvoir empêcher le fougue et l'envie des Rouge & Blanc...

Après une première mi-temps valeureuse mais bien terne, et l'ouverture du score par des Lyonnais dominants, les Asémistes ont su reprendre le match en main, emmenés par un grand Morientes. Trois buts, trois chefs œuvre. Le premier était sans aucun doute celui qui tombait le mieux : à quelques secondes de la mi-temps, Nando égalisait d'une superbe frappe enveloppée, bien servi par Bernardi à l'orée de la surface de réparation. De retour des vestiaires, l'ASM était libérée et produisait un tout autre jeu. Du beau jeu, avec une défense en béton (à l'image Rodriguez et Roma, auteurs d'un super match), un Rothen décidément retrouvé, et un Bernardi toujours aussi capital dans le dispositif monégasque. En l'espace de quatre minutes, Morientes allait faire basculer le match en marquant par deux fois, de la tête, sur ces centres milimétrés de Rothen puis Givet. Quels buts, quel timing, quel précision ! Toute la classe et tout le talent d'un Morientes des grands soirs. En fin de match, Dado Prso allait déposer la cerise sur le gâteau en inscrivant un quatrième but, encore de la tête, idéalement servi par Plasil après un bon travail face à Coupet.

Quatre buts, rien que ça... Un mois à peine après le 3-0 infligé en Ligue 1. Histoire de montrer aux Lyonnais et à leur président - s'ils ne l'avaient pas encore compris - qu'il est grand temps de savoir reconnaître la supériorité de l'adversaire quand il le faut. En l'occurrence, la supériorité d'une équipe monégasque chatoyante, qui s'est payé le luxe d'éliminer les champions de France en titre sans son équipe-type. Par la même occasion, l'ASM a montré qu'elle avait de belles réserves avec des jeunes promis à un grand avenir : Hislen, Ablancourt et consorts auront bien assuré l'intérim de leurs aînés. Tout cela pour illustrer une nouvelle fois la vitalité et la richesse du centre de formation asémiste, dont l'importance est incontestable dans l'histoire du Club.

Cette victoire sur Lyon sera ainsi un double pied de nez au triste sire Aulas, qui aura pu goûter le fait que ce ne sont pas les avantages fiscaux qui sont venus à bout de son équipe, comme il se plaisait à le croire, mais bel et bien le talent de l'AS Monaco. Non, pas d'excuse qui tienne cette fois-ci, Monsieur Aulas. Force est de reconnaître la différence de nos valeurs et de nos qualités : envie, jeunesse et talent. La meilleure des réponses aux critiques s'effectue sur le terrain. Nul besoin par conséquent de déployer de grands discours désormais, Monaco a enfoncé le clou. Décidément, Lyon réussit plutôt bien aux Rouge & Blanc : sept buts en un mois, les Gones sont repartis de leur séjour à Monaco avec des valises pleines cet hiver.

Après l'éclaircie constatée à Metz, le beau temps est donc revenu sur le Rocher. Mais y avait-il eu seulement quelques signes d'un véritable orage auparavant ? Quoiqu'il en soit, plus de place pour le doute... Une belle qualification est venue regonfler à bloc la motivation et l'envie des troupes de l'AS Monaco, qui se mettent d'ores et déjà à rêver du Stade de France, insatiables ! Et surtout, en alignant une formation osée, cette victoire aura permis de gagner un beau pari, puisque non seulement Monaco poursuit brillamment sa route mais en plus Monaco a économisé ses cartouches pour continuer à régner sur le Championnat. Rothen et Morientes, sortis à l'heure de jeu, seront ainsi frais et dispos pour affronter Lille samedi, de même que Zikos, Evra et Squillaci. Enfin, les Monégasques ont pris un net ascendant psychologique à la faveur de ce beau coup d'éclat. Tout va pour le mieux dans la meilleure des équipes...

Monaco remet les pendules à l'heure
Dimanche 8 février 2004
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On a retrouvé l'AS Monaco ! Après une série de trois nuls consécutifs, les Monégasques ont renoué avec le succès en s'imposant 2 à 0 face au FC Metz. Grâce à des buts de Plasil et Givet, les Asémistes ont ainsi écarté le doute qui les guettait et ont pu confirmer leur statut de leader, tout en profitant de la défaite lyonnaise pour recreuser l'écart en tête. Un bilan idéal pour Monaco qui a donc pris une revanche sur un sort peu clément ces derniers temps, avec un arbitrage discutable, des matches houleux et - last but not least - la blessure de Ludovic Giuly.


© Reuters
Tout le monde se demandait comment allait se comporter l'ASM sans son chef de file. Et pourtant, malgré l'absence de Ludo, ainsi que celles de Rodriguez et Cissé, les Asémistes ont non seulement gagné mais ils ont aussi renoué avec leur beau jeu. Gonflés à bloc dans l'adversité, ils n'ont laissé aucune place au doute en affichant de belles phases de jeu, dignes de la flamboyance qui faisait la force de l'équipe dans un passé proche. La performance est donc bel et bien redevenue d'actualité, avec notamment un Rothen retrouvant son meilleur niveau après quelques prestations en demi-teinte (mais tout est relatif), et de belles combinaisons collectives. Et toujours une énorme envie... Les Rouge & Blanc ont donc relancé la machine et il faudra compter avec eux cette saison, en dépit des obstacles extra-sportifs.

La grande satisfaction de cette 23ème journée de Ligue 1 aura été de constater que l'ASM n'a pas pâti de l'absence de l'emblématique capitaine Giuly, souvent décisif et d'ailleurs meilleur buteur du Club. Il est ainsi agréable de noter que l'équipe dispose d'un éventail de solutions de rechange, comme en attestent les buts de Plasil et de Givet, des buteurs inhabituels qui auront ainsi parfaitement assumé leur mission en palliant avec succès les absences respectives de Giuly et Rodriguez, poste pour poste. Saluons la faculté d'adaptation de Gaël Givet, d'ordinaire plutôt dévolu au couloir qu'à la charnière centrale. Saluons également, puisque l'heure est aux satisfactions, le premier but en Ligue 1 du très prometteur Jaroslav Plasil. Soulignons enfin que ces deux jeunes et talentueux joueurs sont, tout comme Squillaci et Rodriguez, de purs produits du centre de formation de l'AS Monaco... Deux de plus ! Deux preuves supplémentaires que les Rouge & Blanc n'ont pas pour unique atout des avantages fiscaux trop souvent mis en avant, comme certains tristes sires voudraient bien le faire croire.

Sur le plan comptable, Monaco aura en outre réalisé une excellente opération puisque la défaite à domicile des Lyonnais contre Guingamp permet aux Asémistes d'accentuer leur avance en tête du Championnat et par là même de rattraper les points perdus au cours du mois de janvier. A la faveur de son efficacité offensive et de sa sûreté défensive (une nouvelle fois illustrée par un Roma impérial), l'ASM distance désormais Lyon de sept points, mais comme le rappelle très justement Didier Deschamps, la conquête du titre ne se résume pas à une lutte bilatérale entre Monaco et Lyon, et il faudra surveiller de très près Auxerre (nouveau dauphin de l'ASM) et le PSG qui sont actuellement en pleine bourre.

Quoiqu'il en soit, et même si l'adversaire n'était pas une grosse cylindrée, Monaco a retrouvé des couleurs en Lorraine grâce à la détermination de toute l'équipe. Le Stade Saint-Symphorien réussit décidément bien aux Rouge & Blanc, un mois après leur victoire en Coupe de France sur le même score. Et à propos de Coupe de France, l'ASM tentera de poursuivre sa course face à Lyon, mercredi au Stade Louis II. Avec à la clé, en plus d'une qualification pour les quarts de finale, la possibilité de prendre un nouvel ascendant psychologique sur un concurrent direct...

Quand la scoumoune s'en mêle
Mercredi 4 février 2004
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Et si la malchance venait contrarier les plans de l'ASM ? Mauvaise journée à la Turbie, où l'on aura appris de bien fâcheuses nouvelles et un gros coup dur pour les Monégasques dont l'infirmerie fait le plein. Ludovic Giuly, blessé au cours du match contre le PSG, risque en effet d'être indisponible pour une durée minimale de deux à trois semaines. Les derniers examens radiologiques pratiqués sur notre lutin ont en effet révélé une fracture du métatarse du pied droit, une blessure autrement plus grave que la contusion qui avait été diagnostiquée dans un premier temps et qui avait nécessité la pose d'un point de suture suite à un choc avec Heinze, le bourreau de la soirée.

Les rugueux défenseurs parisiens auront donc ajouté Ludo à leur tableau de chasse après Shabani Nonda au mois d'août... Certes, la gravité de la blessure n'est heureusement pas comparable, mais l'incertitude plane quant à la durée d'indisponibilité du lutin de l'AS Monaco. Tout dépendra de l'évolution de la fracture, mais on parle d'une indisponibilité éventuelle de 8 semaines au maximum dans le pire des cas ! Il est encore trop tôt pour se prononcer et le docteur Eric Buracchi a indiqué que des examens complémentaires seront nécessaires afin d'en savoir un peu plus. En revanche, il est dans l'immédiat acquis que le capitaine asémiste manquera les prochains matches de championnat contre Metz et Lille, voire probablement le match aller des huitièmes de finale de la Ligue des Champions contre le Lokomotiv Moscou.

Privés de leur meilleur élément, les Monégasques risquent donc d'être fortement handicapés lors des prochaines semaines. Il faut donc croiser les doigts pour que la durée de l'absence de Giuly se réduise au minimum et qu'il se remette bien de cette blessure délicate. Dans le cas contraire, la course au titre pourrait bel et bien se compliquer sinon se compromettre.

Et comme si cette tuile ne suffisait pas, Patrice Evra pourrait déclarer forfait pour le déplacement à Metz de samedi en raison d'une contracture à la cuisse. Décidément, l'infirmerie monégasque se remplit de façon inquiétante, Edouard Cissé étant lui aussi indisponible suite à son entorse à la cheville contractée contre le PSG (là encore sous les assauts de Heinze). Et pour couronner le tout, Julien Rodriguez sera suspendu contre Metz. Après les erreurs d'arbitrage, les blessures... La malchance semble s'être installée sur le Rocher et les choses se corsent désormais sérieusement pour les Rouge & Blanc. Espérons qu'ils surmontent ces épreuves et que tout rentre dans l'ordre au plus vite. Rien ne va plus à Monaco, faites vos jeux...

Privés de leur meilleur élément, les Monégasques risquent donc d'être fortement handicapés lors des prochaines semaines. Il faut donc croiser les doigts pour que la durée de l'absence de Giuly se réduise au minimum et qu'il se remette bien de cette blessure délicate. Dans le cas contraire, la course au titre pourrait bel et bien se compliquer sinon se compromettre.

Et comme si cette tuile ne suffisait pas, Patrice Evra a déclaré forfait pour le déplacement à Metz de samedi en raison d'une contracture à la cuisse. Décidément, l'infirmerie monégasque se remplit de façon inquiétante, Edouard Cissé étant lui aussi indisponible suite à son entorse à la cheville contractée contre le PSG (là encore sous les assauts de Heinze). Et pour couronner le tout, Julien Rodriguez sera suspendu contre Metz. Après les erreurs d'arbitrage, les blessures... La malchance semble s'être installée sur le Rocher et les choses se corsent désormais sérieusement pour les Rouge & Blanc. Espérons qu'ils surmontent ces épreuves et que tout rentre dans l'ordre au plus vite. Rien ne va plus à Monaco, faites vos jeux...

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© VASELLI Nicolas et Grégory & CROESI Nicolas - Février 2004