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Mars 2004
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Service minimum
Dimanche 28 mars 2004
 Galerie photos Entraînement du 29 mars
 Découvrez la culture monégasque Interview : SAS le Prince Albert

Après deux nuls consécutifs en championnat, l'ASM est parvenue à renouer avec la victoire hier soir au Mans face à la lanterne rouge. Sans doute encore marqués par leur terrible combat de Madrid, les Asémistes ont assuré l'essentiel c'est-à-dire les trois points. Remercions au passage les têtes pensantes de la Ligue de Football Professionnel qui n'ont rien trouvé de mieux que de refuser le décalage au dimanche de la rencontre d'hier soir.

Résultat des courses, un match médiocre voire ennuyeux et une infirmerie monégasque qui retrouve un de ses anciens pensionnaires à savoir Toto Squillaci. Victime une nouvelle fois de sa cuisse anciennement douloureuse il se pourrait bien qu'il manque de nouveau quelques matches importants pour Monaco. Il est vrai que la santé des joueurs passe après les impératifs de la télévision, triste constat…

C'est donc une formation asémiste fatiguée qui donna la mesure d'une rencontre sans folie, peu aidée qu'elle fût par une équipe du Mans empruntée et craintive qui usa du contre durant toute la rencontre sans réussite, la faute à un très bon Flavio Roma. Dominatrice durant toute la première période, l'ASM se heurta à une défense mancelle complètement fermée, et c'est sur un score de 0-0 que les deux équipes se séparèrent à la mi-temps.


Un quart d'heure de pause qui permit aux téléspectateurs de (re)découvrir Fabrice Poullain. Celui-ci porta les couleurs de l'ASM de 1988 à 1990 et après une courte carrière de journaliste à Canal+ il rejoint l'an dernier le staff de l'ASM au poste de coordinateur technique. Interviewé au sujet du match, il rappela et remercia fort justement la présence des très nombreux supporters monégasques à Madrid, appuyant également sur le fait que les fans de l'ASM étaient de plus en plus nombreux et actifs depuis le début de la saison. Ce sympathique clin d'œil envers les supporters est à mettre en exergue, signe que l'homme, à l'image du club tout entier, est sensible au mouvement populaire qui suit l'ASM depuis quelques temps, merci à lui de l'avoir souligné.

Comme boosté par ce sympathique intermède, Dado Prso n'attendit que 4 minutes de jeu en seconde période pour accélérer et mystifier d'une jolie frappe le pauvre gardien du MUC 72 Bédenik. 1-0 à la 49éme minute, l'ASM satisfaite, et on ne le serait à moins, de ce service minimum, se contenta de gérer intelligemment ce score jusqu'à la fin de la rencontre, profitant ainsi de l'occasion pour faire tourner son effectif en remplaçant Rothen par Giuly à l'heure de jeu. Le lutin monégasque préservé depuis le début du match n'apporta pas énormément au jeu monégasque, la faute à une vilaine gastro additionnée à la fatigue de la Coupe d'Europe. On lui pardonnera volontiers cette baisse de régime bien fortuite de sa part...

Victoire monégasque donc, et même si dans l'absolu elle n'aura servi à rien, puisque l'OL a fait de même à Nice (1-0), ce succès a le mérite de nous remettre sur de bons rails, et de nous permettre de retrouver le goût de la victoire loin de nos bases, succès qui nous fuyait depuis quelques temps. C'est sur une note positive que cette semaine éprouvante pour les organismes s'achève. Place désormais à la récupération, place au repos, en attendant vendredi prochain et la réception d'un autre " petit " : Le cousin Corse d'Ajaccio. Il s'agira alors de bien préparer le retour face au Real en évitant si possible, comme face à Sochaux, de retomber dans nos habituels travers pré-Coupe d'Europe...

Changement de rôle
Samedi 27 mars 2004
 Galerie photos Photos du match ASM-Lokomotiv Moscou
 Découvrez la culture monégasque Interview : SAS le Prince Albert

Après avoir quitté les Rouge & Blanc dans leur costume si peu habituel de petit Poucet du côté de Santiago Bernabeu, nous les retrouverons samedi soir dans la peau du gros morceau, celle du favori, pour une rencontre des extrêmes face au Mans.

Les Asémistes auront-ils digéré le match de mercredi ? Sauront-ils redescendre sur terre et se transcender face aux promus Manceaux ? Si les Monégasques ont joué un des matchs de leur vie quelques jours plus tôt à Madrid, le MUC jouera quant à lui sa Ligue des Champions samedi soir en recevant les Princes du Rocher avec bien sûr le maximum de motivation que l'on se doit d'avoir lorsque l'on reçoit de tels hôtes... et que l'on succède au Real Madrid.

C'est donc une rencontre piège qui attend les hommes de Didier Deschamps, d'autant plus si l'on se souvient du match aller, durant lequel les hommes de Daniel Jeandupeux (Thierry Goudet à l'époque) avaient réussi à faire douter l'ASM au Louis II, après avoir mené en première période, pour un score final et une victoire des locaux qui nous rappelle d'ailleurs de très proches souvenirs : 4-2.


Changement de style, changement de thème, changement de rôle pour Monaco. Les 3 coups du second acte de la semaine asémiste viennent de sonner : Place aux artistes ! L'ASM doit s'imposer, c'est une évidence, d'autant plus que dans le même temps Lyon, en danger à Nice, et Paris qui le sera tout autant à Lens, pourraient très bien laisser des points ce week-end, ce qui permettrait aux Monégasques de récupérer leur bien : la place de leader.

C'est malgré tout sans Fernando Morientes, laissé au repos, ni Patrice Evra, blessé à une cheville et out pour 10 jours au moins que l'ASM va retrouver les joutes de la Ligue 1. Il s'agira donc de palier les absences d'El Moro et de "Patoche" et surtout de se replonger sans tergiverser dans le quotidien du Championnat de France.

L'objectif de la saison étant le titre, Monaco doit donc enchaîner au Mans puis vendredi prochain face à Ajaccio, elle n'a que trop perdu de points face aux "petits" il est désormais grand temps de rentrer à fond dans le sprint final !

Du côté sarthois, l'heure est à l'affolement. Malgré un bon nul (0-0) à Bastia lors de la dernière journée les joueurs du MUC restent scotchés à la dernière place alors que la fin du Championnat se rapproche à grands pas. Ce match face à Monaco s'apparente malgré tout à une rencontre bonus où le moindre point sera accueilli comme un plus inattendu. Il s'agira surtout pour eux de bien négocier les trois rencontres suivantes face à Metz, Toulouse et Montpellier, équipes qui luttent elles aussi pour ne pas descendre en L2.

Néanmoins, le MUC 72 reste difficile à manœuvrer, surtout lorsqu'il reçoit, en témoigne la victoire difficile arrachée par le PSG (0-1) il y a quelques jours. L'attaque mancelle semble être d'ailleurs le principal point chaud qu'il faudra surveiller côté monégasque avec notamment la présence du meilleur buteur du club Daniel Cousin qui avait scoré par deux fois au Stade Louis II lors du match aller. Méfiance, méfiance…

Il y a tout lieu d'être satisfait du déplacement à Madrid de mercredi soir. Il faut désormais se servir de cet état d'esprit collectif et combatif comme référence pour aborder la dernière ligne droite de ce Championnat. L'avenir appartient à cette génération rouge et blanche aux reflets dorés, cousue main par son mentor Didier Deschamps. Ce futur que nous espérons joyeux passe par un succès dans la Sarthe, succès pour lequel il faudra tomber l'habit de lumière européen et revêtir humblement le bleu de chauffe de la L1.

Ombre est lumière
Jeudi 25 mars 2004
 Galerie photos Photos du match ASM-Lokomotiv Moscou
 Découvrez la culture monégasque 

C'est une sensation bizarre, un étrange mélange de fierté et de déception qui ressort de cette soirée madrilène. L'impression tout de même d'avoir fait quelque chose de bien, d'avoir élevé son niveau au rang d'une des meilleures équipes du monde, d'avoir mené au score, de s'être sorti sans trop de dommages d'une zone de turbulences dont l'issue aurait très bien pu nous laisser d'immenses regrets.

Monaco a perdu certes, mais en tenant son rang, en déployant de temps à autre ce jeu qui nous régale et en y ajoutant cette légère pincée de volonté et d'abnégation qui donne à ce résultat une toute autre signification. Au-delà de cette défaite (4-2), l'ASM s'est retrouvée. Dans la tourmente, elle a courbé l'échine, dans la tempête elle s'est sacrifiée, elle a souffert ensemble et, finalement, s'est sortie grandie de ce terrible match, elle nous a fait vibrer… à deux doigts de l'exploit. Des buts, des occasions, un penalty arrêté (ou presque), bref que d'émotions !

Alors bien sûr les fines bouches iront chercher ces "petits détails" qui font mal, nous dirons que l'ASM a pris l'eau l'espace d'une demi heure, que Figo fût extraordinaire, Zidane un extraterrestre etc, etc... Nous savions tout ça avant le match, ce Real là ne nous a rien appris de nouveau sur lui, l'ASM elle, s'est fabriquée une âme, un esprit de combat, et a peaufiné son image.

Nous sommes fiers de ce Monaco là. Fiers de l'ouverture du score arrachée par le soldat Toto qui signa ainsi son retour de la plus belle des façons, fiers de ce nouveau but de Nando qui nous donne encore de l'espoir pour la qualification, fiers de sa réaction après son but toute empreinte de pudeur et de respect en ces heures sombres pour la nation Espagnole et l'humanité, réaction applaudie par le public. Fiers aussi de nos 1000 vaillants supporters qui envahirent de leurs chants un Santiago Bernabeu parfois étonnement aphone, peut-être soucieux devant la première mi-temps asémiste...

Bien sûr, il ne faudra pas oublier cette terrible demi heure durant laquelle l'ASM, bousculée par le rouleau compresseur madrilène, montra parfois d'inquiétantes faiblesses, il ne faudra pas oublier non plus qu'en face, il y avait pour la plupart, les meilleurs joueurs du monde. Il n'y a pas à rougir de cette défaite, loin de là.

Si nous devions retirer un seul point réellement négatif de cette soirée, il ne serait même pas sportif, à peine extra sportif, il est cathodique. La faute a deux commentateurs qui ont hier soir fait honte à leur profession et surtout manqué de respect au football français. Si lors de la rencontre Real-OM du premier tour, une fronde anti-Larqué avait fait feu de toute part depuis la Canebière à l'issue de la rencontre, nous comprenons désormais beaucoup mieux ce phénomène depuis hier soir.

Si le Real Madrid avait été un club français, Messieurs Rolland et Larqué n'auraient jamais pu user mieux de leur micro qu'hier soir. Sans être parano, durant 1h30 nous avons subi les extases et palabres pro-madrilènes (pro-Zidane ?) de ces pseudo-journalistes, s'enthousiasmant des "supeeeeerbes" actions des Merengue pour simplement constater les "buts" asémistes. Nous aurions préféré un peu plus de chauvinisme. Une véritable honte, un scandale, que dire alors lorsque M. Larqué déclara avec une ironie déplacée que les supporters monégasques s'étaient déplacés à 350. Affligeant…

La prestation des Rouge & Blanc méritait du respect, l'ASM a fait honneur a ses couleurs, TF1 s'est quant à elle fourvoyée une fois de plus au travers de son éternel duo de guignols. Le foot français mérite mieux que cela, les téléspectateurs aussi. Car entre le petit bonjour au petit Jérémy, défenseur des poussins du FC Châteauneuf-les-Martigues qui s'est cassé la jambe et qui regarde la match depuis sa chambre d'hôpital (sic) et la kermesse de l'AS Puy-en-Velay, pas grand chose à se mettre sous la dent côté commentaires... Heureusement que le spectacle offert sur la pelouse est là pour compenser. Merci Monaco !

Reste désormais aux Monégasques de réaliser un exploit. 2-0, 3-1 quelle importance ? Il faudra tout donner au retour, il faudra se lâcher dans un Louis II en liesse pour ne pas avoir à regretter quoi que ce soit. La prestation de Santiago Bernabeu peut laisser la porte ouverte à nos espoirs... Rien n'est impossible, surtout pas en football, et si il y a une toute petite chance il faudra aller la chercher.

Dans quinze jours l'ASM a rendez-vous avec son histoire, ce genre de rendez vous qu'on ne laisse pas passer, alors peu importe l'issue pourvu que l'on ait l'ivresse, peu importe les ombres de l'aller pourvu qu'il y ait la lumière à l'arrivée…

We have a dream...
Mardi 23 mars 2004
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 ASM-Real Madrid : infos billetterie et déplacement Photos du match ASM-Lokomotiv Moscou

C'est un écrin de verdure au beau milieu des immeubles, on y court, on y transpire, on y crie parfois, certains disent même qu'ils en ont vu pleurer. C'est pourtant sur ce pré que nous avons fait un rêve. L'espace d'un instant nous avons vu le blanc virer au rouge, le petit venir à bout du grand, David se déjouer de Goliath. La magie de l'instant a propulsé nos esprits par delà les arches de ce vaisseau débordant de joie, envoyant à fond de cale les sombres pensées du moment. Durant un court instant nous avons vu les Princes renverser le Roi. Nous avons vu l'ASM mettre le cap sur les demis...

De ce Louis II festif il n'est resté que quelques bribes embrumées lorsque la réalité cruelle refit soudain surface, Sochaux venait d'égaliser, Monaco venait de perdre son trône… Nous avions, comme les joueurs, la tête ailleurs samedi soir, la tête au Real, la tête dans les étoiles. Peu importe si, durant ce moment d'égarement, nous avons évincé de nos têtes ce match aller à Santiago Bernabeu, peu importe si, pendant ces quelques secondes de laisser-aller, nous avons zappé les Galactiques, peu importe … C'était bien.

Avant que ce rêve ne rejoigne peut-être la réalité, il y a néanmoins un match aller à jouer, ce genre de rencontres qui fait frémir le plus intrépide des supporters, ce genre de match qui déchaîne les passions, un choc, un sommet, une affiche dorée : Real Madrid - AS Monaco. C'est bien au pied d'une montagne que l'ASM se trouve. Certains pourraient penser que cette ascension arrive au plus mauvais des moments, à l'heure où l'ASM connaît un gros coup d'arrêt. Mais au camp de base les troupes sont mobilisées, les piolets affûtés, les cordages préparés, alors si d'autres y sont parvenus pourquoi pas nous ? Monaco n'a rien à perdre.

Pour y arriver, il faudra un grand Monaco, le vrai Monaco, un Monaco cœur de lion. Inutile de dire que la tâche s'annonce des plus ardues tant le Real fait peur et impressionne. Rien ou presque ne semble a priori réuni pour que Monaco puisse se sortir de ce terrible défi, mais l'ASM n'a rien a perdre et a les moyens de passer, même blessée, même amoindrie moralement. Ne dit-t-on pas d'ailleurs qu'une bête touchée reste malgré tout encore plus dangereuse ?

Les Espagnols connaissent eux aussi une période de doute, après deux défaites consécutives, signe que finalement ces Galactiques ne sont pas invincibles, si l'on veut bien se donner la peine de ranger au placard ses craintes et ses doutes à l'idée de rencontrer cette formidable machine à gagner. Ce sont des hommes, onze hommes qui en affronteront onze autres, et le football fera le reste.

Toto Squillaci pourrait faire son retour, Lucas Bernardi finalement tenir sa place. Tous les espoirs sont donc permis, même les plus fous, et rien ne dit alors que les hommes du Rocher ne puissent pas transformer nos songes en une merveilleuse réalité.

Que penser alors du retour de Son Altesse Fernando Morientes sur cette terre qui le sacra star ? De quel côté son cœur penchera t-il ? La raison l'emportera t-elle sur la passion ? Nando, combattant irréprochable depuis le début de la saison saura à n'en pas douter guider nos troupes au milieu de cette cathédrale d'idoles qu'il connaît si bien et il se pourrait même qu'il soit notre meilleur atout pour nous sortir du terrible enfer madrilène.

Ne boudons pas notre plaisir à quelques heures de rencontrer ce qui reste à l'heure actuelle la meilleure équipe du monde, n'oublions pas surtout que, dans Le Monde des Princes, les plus beaux rêves sont rois...

plus que jamais : ALLEZ MONACO !

Triste semaine
Dimanche 21 mars 2004
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 ASM-Real Madrid : infos billetterie et déplacement Photos du match ASM-Lokomotiv Moscou

Leader déchu, Monaco tombe de son fauteuil, Monaco perd la tête… Voilà ce que l'on pouvait lire dimanche matin à la une des journaux, spécialisés ou non, mais qui l'étaient cependant assez pour mettre en exergue la situation actuelle de l'ASM, c'est à dire difficile. Le mot peut même paraître faible eu égard à l'étrange passivité des Rouge & Blanc, à cette extraordinaire lassitude dont semblent faire preuve les hommes de Didier Deschamps au moment où justement, il faudrait passer à la vitesse supérieure, mettre les bouchées doubles.

A l'heure où le sprint final est lancé voici que les Asémistes restent à quai, impuissants, au point mort, mais comme en football le train ne siffle qu'une fois, les étourdis en seront quittes pour prendre le suivant : le wagon des vaincus. Ne nous cachons pas derrière une infirmerie trop pleine depuis quelques temps, c'est beaucoup trop simple. Hier soir, Sochaux a tenu la dragée haute à l'ASM amputée qu'elle était de 6 de ses titulaires : une leçon.

Nous ne parlons pas de leçon de football, le score final (1-1) n'est pas dramatique en soit, mais d'une leçon d'humilité, de courage. Ces vertus qui nous poussaient, il fût un temps, vers le haut mais qui nous font cruellement défauts depuis quelques semaines.

Il est inutile de vouloir analyser la rencontre d'hier soir, seule l'égalisation sochalienne témoigne du malaise asémiste actuel. Ce coup franc tiré par Mathieu à une bonne trentaine de mètres du but de Roma n'aurait jamais dû rentrer, encore eut-il fallut que les Asémistes soient présent sur l'action. Il n'en fût rien, c'est en spectateurs que les Monégasques encaissèrent à la 92ème minute ce but synonyme de perte de trône. Ce fauteuil de leader qui lui allait si bien, est désormais la propriété de l'Olympique Lyonnais, vainqueur de Nantes (1-0), qui est lui bien parti pour nous refaire le coup de l'an passé.

Le penalty transformé par Morientes à la 57ème minute, que l'on croyait susceptible de libérer les joueurs dans ce match difficile, ne pèse pas bien lourd dans cette partie à l'issue des plus négatives, d'autant plus si vous ajoutez à cela un coup du sort qui envoya Lucas Bernardi aux urgences (87ème), victime d'un traumatisme thoracique et d'une entorse des cervicales et dont la participation pour le quart de finale aller de la Ligue des Champions à Madrid pourrait être compromise, même s'il devrait faire partie du groupe. La décision sera prise au dernier moment, Lucas devant observer un repos total de 48 heures.

La chance et la réussite semblent avoir décidément abandonné les hommes du Rocher. En l'espace de 5 minutes l'ASM a donc perdu la première place de la L1 et le poumon de son équipe : sacré soirée, triste semaine…

A trop vouloir se projeter dans l'avenir étoilé de Santiago Bernabeu, les Monégasques ont malgré tout fini par perdre pied dans le présent du Louis II. Nous n'avons pas assisté à un mauvais match des Monégasques loin s'en faut (sans ça, Sochaux l'aurait à n'en pas douter emporté) mais simplement vu les limites actuelles d'une ASM sans envies et c'est bien çà qui nous chagrine le plus !

Cependant, rien ne sert de jeter l'opprobre sur nos joueurs sans relativiser les faits. Il suffit simplement de se tourner vers le programme qui attend nos deux principaux rivaux pour le titre rien que lors de la prochaine journée : Lyon se rend à Nice, Paris à Lens, l'ASM au Mans… rien ne dit que Monaco ne soit à nouveau leader la semaine prochaine. En espérant que Giuly revienne vite à son meilleur niveau, comme sa prestation encourageante d'hier soir le laisse présager, pour booster son équipe… Et puis, tout est relatif puisque Monaco n'a perdu son trône qu' à la différence de buts et se trouve à égalité de points avec Lyon.

Même si c'est le poing serré de colère que nous avons quitté le Stade Louis II hier soir, c'est la tête encore pleine d'espoirs que nous nous sommes endormis. Sans vouloir chercher à jouer les éternels optimistes, il s'agit pour l'heure de se tourner vers Madrid, terrain possible d'un exploit rêvé, exploit qui pourrait alors, refaire partir la machine…

 

A la croisée des chemins
Vendredi 19 mars 2004
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 ASM-Real Madrid : infos billetterie et déplacement Photos du match ASM-Lokomotiv Moscou

L'AS Monaco reçoit samedi soir le FC Sochaux au stade Louis II. Après s'être quelque peu fourvoyée dans un non-match face à Châteauroux en quart de finale de Coupe de France (0-1) mercredi soir, il s'agit pour les monégasques, de repartir de l'avant et de nous faire oublier le goût amer de l'élimination surprise subie face à aux Castelroussins.


© AFP

Intercalé entre deux quarts de finales de coupe, ce choc face à Sochaux s'impose à nos yeux comme une sorte de carrefour dont il faudra trouver la bonne issue sous peine de se voir embarquer dans une spirale négative. La victoire est donc impérative dans l'optique du titre, mais elle l'est d'autant plus lorsque l'on pense à ce périlleux déplacement qui attend les Asémistes à Madrid mercredi prochain, un match qu'il faudra absolument aborder avec le maximum de sérénité et de confiance possible, sans complexe, pour jouer nos chances à fond.

La tâche de samedi s'annonce malgré tout ardue. Le FC Sochaux, habile à l'extérieur depuis le début de la saison, a les moyens de faire trébucher une nouvelle fois l'ASM sur ses terres. Néanmoins, c'est une formation amoindrie qui se présentera sur le pré monégasque samedi soir puisque pas moins de 6 cadres de l'équipe, et non des moindres - Pedretti, Frau, Boudarène, Daf, Flachez et le gardien Gnanhouan - ne fouleront pas la pelouse du Louis II pour cause de blessure ou de suspension.

A l' ASM d'en profiter donc, d'autant plus qu'elle voit son infirmerie se vider peu à peu avec les retours de Giuly et Squillacci. Il se murmure même, du côté de Fontvieille, que Shabani Nonda pourrait faire sa rentrée dans deux semaines face à Ajaccio. Sainte Dévote a bien veillé sur lui !

Les hommes du Rocher seront donc à la croisée des chemins samedi soir au Louis II, seuls face à leur destin, qu'il faudra prendre en main afin de continuer sur la lancée de cette saison qui, malgré quelques accros de temps à autres (mais quelle équipe n'en connaît pas ?) reste extraordinaire en tout point de vue, ou presque. Ce n'est pas le moment de tout lâcher, de tout perdre. Monaco est en train de se reconstruire un nom sur la scène européenne. Mais l'équilibre est fragile, déstabilisé qu'il est par les rumeurs de faillites et autres allégations mensongères des journalistes. Le travail accompli par Deschamps depuis presque trois ans mérite le respect, nous n'imaginons pas une seconde que tout puisse voler en éclats en l'espace de trois rencontres.

Châteauroux - Sochaux - Madrid : trois dates, trois rendez vous liés et indissociables les uns des autres, un seul cap à franchir. Personne n'a apprécié la manière dont les Rouge & Blanc se sont fait sortir mercredi soir de la Coupe de France, mais nous sommes prêts à pardonner ce faux-pas, qui restera on l'espère anecdotique dans la saison, pour peu que l'ASM reprenne dès samedi soir le chemin de la victoire. Contre Sochaux, l'ASM joue donc gros. La victoire est obligatoire, la défaite est interdite. Il faudra se mobiliser pour aller soutenir les Rouge & Blanc à l'occasion de ce match important, avant de penser à trouver un billet pour voir jouer le Real Madrid...

 

Billetterie ASM-Real : scandale !
Jeudi 18 mars 2004
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 ASM-Real Madrid : infos billetterie et déplacement Photos du match ASM-Lokomotiv Moscou

Le premier jour de la distribution des places tant attendues s'est soldé par un immense sentiment de frustration de la part des supporters venus retirer leur précieux sésame. Initialement, la Direction de l'ASM FC annonce fièrement que ce match est prioritairement celui de Monaco et de ses supporters (où qu'ils soient) ! Logiquement, vu que plus de 40 000 demandes ont été émises en 5 jours, des priorités ont été établies : les supporters qui ont fait confiance à l'ASM en adhérant à un club ou en s'abonnant à l'année peuvent retirer leurs places avant tout le monde... Puis, viennent les nationaux (Monégasques) et les habitants de la Principauté.

Les premiers intéressés se sont donc logiquement présentés ce jeudi matin au Stade Louis II... SURPRISE ! Après plusieurs heures d'attente, seules les places de Pesage sont mises en vente pour les membres du Club des Supporters et des Ultras ! Stupeur parmis la file d'attente, beaucoup de supporters souhaitent en effet profiter de ce match exceptionnel dans les meilleures conditions, malgré les prix prohibitifs pratiqués par le Club...


Quant à certains abonnés de très longue date (vous savez, ceux qui sont là à chaque match, depuis le début de la saison, quel que soit l'adversaire...) ils ont tout bonnement été lésés par l'attribution de places moins bien situées que celles qu'ils auraient été en droit d'occuper normalement. Dans la file d'attente ce matin, Roger, abonné depuis des lustres nous confiait son désarroi : "ça fait 30 ans que je suis abonné, j'ai toujours occupé la même place au nouveau Louis II et c'est la première fois qu'on me décale de la sorte... Ils se foutent de nous." Voilà le traitement de faveur réservé aux fidèles.

Les explications se font attendre, et les guichetiers sont intransigeants... Renseignement pris, l'UEFA réserve plusieurs centaines de places en tribune Première, puis viennent les institutions monégasques (Conseil national, mairie, gouvernement) avec plusieurs places par personne (comme si tous ces gens avaient une famille nombreuse, et beaucoup d'amis depuis quelques jours, passionnés de football comme par enchantement !!), sans oublier les 30 joueurs qui ont droit à 30 places, plus le staff ! Donc plus de 1000 places rien que pour eux, notamment en tribune Honneur. Mais le pire scandale vient du fait que l'UEFA a purement et simplement réquisitionné un grand nombre de places, pour ses officiels et sponsors. Un comble... Désolant...

Et quand on pense à tous les passionnés, prêts à crier leur ferveur, qui se retrouveront sur le carreau, on ne peut s'empêcher de nourrir des regrets. A quand une carte de fidélité donnant droit à une priorité pour ce genre de matches ? Le football devient vraiment un grand barnum au sien duquel le Real Madrid joue le rôle d'une Star Academy du ballon rond, attirant plus de curieux que de vrais supporters.

Le Monde des Princes déplore cet état de fait qui déshonore le Club et la confiance qu'avaient placé les supporters vis à vis de la nouvelle direction.

Circulez, rien à voir
Jeudi 18 mars 2004
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 ASM-Real Madrid : infos pratiques et déplacement Photos du match ASM-Lokomotiv Moscou

Au terme d'un non-match lamentable, sans envie et sans qu'aucun jeu ne soit créé, l'AS Monaco, leader de Ligue 1, quart de finaliste de la Ligue des Champions, quitte la Coupe de France par la petite porte en étant éliminé par Châteauroux, équipe du ventre mou de la Ligue 2... Il y a comme un problème. Non pas que la défaite face à une petite équipe soit honteuse dans l'absolu, mais quand celle-ci survient dans de telles conditions, elle le devient.

On aura bien compris au vu de ce match (indigne de ce nom) que la Coupe de France était un "objectif secondaire". On ne referra pas l'histoire en critiquant les choix de DD, car il fallait bien laisser certains joueurs au repos en vue des prochaines échéance qui attendent l'ASM, et c'est donc une équipe majoritairement "bis" qui fut alignée. Mais les onze joueurs présents sur le terrain n'ont pas fait preuve d'aucune envie et n'ont pas fait honneur au maillot Rouge & Blanc, ni d'ailleurs à la confiance de leur coach. Quasiment incapables d'aligner trois passes, incapables de créer du jeu ni de se procurer assez d'occasions, les Asémistes sont complètement passés au travers. On a du mal à comprendre que les jeunes réservistes, habituellement rompus aux joutes de CFA, n'aient pas eu à coeur de saisir l'occasion de briller à plus haut niveau.


Quelle surprise en effet de voir nos joueurs complétement démotivés, mous, impuissants, transparents... Pourtant, l'encadrement ne manquait pas avec Rodriguez, Giuly, Cissé Plasil, Prso, voire Adebayor et Sylva. Bref, on n'en démord pas
: il y avait largement la place pour passer face à Châteauroux. Les Berrichons, même s'ils ont fait preuve d'une bien plus grande envie que leurs hôtes, ne se sont toutefois pas montrés très dangereux mais réalistes : une franche occasion, un but. Et quel but, marqué par Sidibé d'une superbe frappe à 20 mètres. Ironie du sort, le boureau des Monégasques est prêté à Châteaouroux par l'ASM ! Bref, une soirée à vite oublier...

Quel gâchis d'être arrivé à ce stade de la compétition, en quart de finale, à deux marches du Stade de France, a fortiori après avoir sorti Lyon, pour laisser filer la Coupe de cette façon. Ce manque de sérieux (voire de professionnalisme, voire d'humilité ?) pourrait bien coûter très cher en regrets à l'ASM à la fin de la saison, si d'aventure le Championnat lui échappait. Car de ce côté là, l'affaire est loin, très loin, d'être dans le sac si l'on continue de la sorte. Il reste dix journées pour se surpasser et mettre le turbo pour décrocher un titre qui nous tend les bras depuis plus d'un an.

Samedi contre Sochaux, l'ASM joue gros. La victoire est obligatoire, la défaite est interdite. Il faudra se mobiliser pour aller soutenir les Rouge & Blanc à l'occasion de ce match important, avant de penser à trouver un billet pour voir jouer le Real Madrid... Que dire en effet de ce Stade Louis II si vide, si triste, pour affronter Châteauroux ? Que penser de ceux qui se disent prêts à tout pour assister à un fameux quart de finale de la Ligue des Champions mais qui méprisent un quart de finale de Coupe de France ? Ceux là n'ont semble-t-il pas compris la notion de soutenir et d'aimer un Club, quelle que soit l'affiche... Circulez, rien à voir !

Ne pas cracher dans la Coupe
Mardi 16 mars 2004
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Ligue des Champions, Championnat, et maintenant Coupe de France, l'ASM ne manque pas de challenge ces temps-ci. Engagés sur trois fronts, les Rouge & Blanc accumulent les matches et la fatigue, c'est certain. Vouloir tout gagner serait sans doute un objectif un peu trop irréaliste, mais si à force de calculs on en venait à tout perdre ? Monaco est une grande équipe, une équipe de compétiteurs avides de victoires. La Coupe de France ne doit alors pas apparaître comme un objectif de second plan, même s'il est vrai que le Championnat demeure la priorité.

C'est donc avec le plus grand sérieux qu'il faudra en découdre avec une équipe de Châteauroux qui, malgré sa position dans le ventre mou de la Ligue 2, se présentera au Louis II bourrée d'ambition et gonflée à bloc. En effet, la Coupe de France n'est pas à négliger car elle pourrait, dans le pire des cas, sauver la saison de l'ASM si le Championnat venait à lui échapper. Et dans le meilleur des cas, si Monaco était sacré, un doublé aurait de la gueule, histoire de rééditer une performance jamais réalisée depuis plus de 40 ans par l'équipe princière. Monaco ne se trouve qu'à deux victoires du Stade de France, qu'on aurait plaisir à retrouver un an après la mémorable finale de Coupe de la Ligue, et ce serait dommage de ne pas jouer nos chances à fond.

Toutefois, même si Didier Deschamps en est bien conscient, il sait également qu'un titre de champion de France passe par une gestion inévitable de son effectif et de la fatigue engendrée par des matches à répétition. Faire souffler certains joueurs était une nécessité avant les prochaines échéances. C'est donc une équipe "bis", encadrée par quelques titulaires habituels, qui tentera de qualifier l'AS Monaco pour les demi-finales de la compétition. Au tour précédent, on avait pu constater une bonne alchimie entre les jeunes espoirs prometteurs de l'ASM et les cadres, un savant mélange qui avait permis de battre Lyon sur un score sans appel de 4 buts à 1, et avec la manière s'il vous plait.

Si DD a dû respecter la règle qui veut qu'au moins 7 joueurs ayant participé aux deux dernières journées de Championnat figurent sur la feuille de match, le groupe monégasque sera largement composé de jeunes joueurs issus de CFA. En vue des prochains matches capitaux qui attendent l'ASM, Evra, Ibarra, Givet, Bernardi, Zikos, Rothen et Morientes seront laissés au repos. Soit la majorité des cadres de l'équipe. Mais nous pouvons malgré tout faire confiance à nos jeunes espoirs (leaders de leur poule en CFA) qui sont tout à fait capables de faire un bon match au vu de ce qu'ils ont déjà démontré par le passé. Et puis, élement notable, ce match de Coupe de France verra le retour tant attendu de notre capitaine Ludovic Giuly, après son interminable absence... Le grand retour du roi qui pourrait bien pousser les Rouge & Blanc vers la victoire !

Même si l'adversaire paraît a priori dans les cordes des Asémistes, la méfiance est de mise car en Coupe de France la hiérarchie est bien souvent bousculée par des équipes de catégorie inférieure. Quoiqu'il en soit, Monaco, leader de Ligue 1, devra faire respecter son statut. Et la méfiance n'empêche pas la confiance, d'autant plus que les Asémistes ont été capables d'éliminer Lyon au tour précédent quasiment dans les mêmes conditions...

Le groupe monégasque : Roma, Sylva - Ablancourt, El Fakiri, Lescure, Rodriguez, Ramos - Cissé, Giuly, Hislen, Juan, Plasil - Adebayor, Grax, Mohellebi, Prso.

Pas si nul
Lundi 15 mars 2004
 Galerie photos Le joueur du mois de février : Fernando Morientes
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 ASM-Real Madrid : infos pratiques

Monaco est reparti de l'Yonne avec un petit point, c'est tout. Pas de quoi casser trois pattes à un canard certes, mais suffisant pour se dire que, finalement, l'ASM a bien négocié cette semaine importante qui s'est achevée hier soir. Une qualification en quarts de finale de Ligue des Champions agrémentée par un bon match nul à Auxerre, une des meilleures équipes de Ligue 1, ne jouons pas les difficiles et ne boudons pas notre plaisir à l'issue de cette semaine pour la moins satisfaisante !

Malgré tout, l'avance sur l'OL n'est plus que de 2 points mais cet avantage est toujours là et jusqu'à preuve du contraire, le leader indéboulonnable de la Ligue 1 depuis maintenant 22 journées consécutives… c'est toujours Monaco !

On peut d'autant plus se satisfaire de ce 0-0, que le jeu pratiqué par les Rouge & Blanc à Auxerre fût par moment des plus alléchants, même si l'AJA parvint de temps à autres à déborder l'ASM grâce à son arme favorite : le jeu de contre. Solides défensivement bien que ballotés en début de match, les Monégasques peuvent remercier leur ange gardien Flavio Roma, auteur d'arrêts magnifiques et qui sauva son équipe en gagnant par trois fois son duel avec Djibril Cissé.

Cependant, malgré la fatigue et le turn-over pratiqué par Deschamps (Prso et Zikos sur le banc en début de rencontre), l'ASM posa pas mal de soucis à la formation de Guy Roux, surtout en seconde période. Il aurait d'ailleurs été injuste de voir Djibrill Cissé ouvrir la marque durant les dernières minutes de jeu tant la deuxième mi-temps asémiste fût convaincante. C'est sur ce genre de rencontres que l'on peut s'apercevoir de la solidité de l'équipe monégasque, qui, même dans la difficulté arrive à sortir son épingle du jeu.

Les Asémistes poursuivent donc leur route sans se soucier de ce qui se passe derrière. Paris et Lyon ont certes gagné ce week-end, mais le programme qui attend les deux principaux rivaux de l'ASM s'annonce comme plus relevé que celui des hommes de Didier Deschamps. Il reste donc 10 journées, non pas pour que l'ASM conserve sa première place, mais plutôt pour que ses poursuivants essayent de la lui ravir. Et lorsque l'on prend le problème dans ce sens là, l'ASM apparaît comme bien armée pour résoudre cette équation à trois inconnues : Championnat, Ligue des Champions et Coupe de France.

C'est donc en mathématicien averti que Didier Deschamps alignera mercredi soir une équipe bis face à Châteauroux en quart de finale de Coupe de France, la fin justifiant les moyens. Monaco est capable de devenir champion de France c'est une certitude, même si rien n'est encore fait. Cela passe par des points grappillés çà et là, ce genre de points qui peuvent paraître comme mathématiquement peu intéressants sur l'instant (le nul d'hier soir en fait partie) mais qui, au moment de faire le décompte final pèsent lourd dans la balance. Souvenez-vous l'an dernier…

Retour sur terre
Samedi 13 mars 2004
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 ASM-Real Madrid : infos pratiques

L'ASM jouera demain soir à Auxerre un match clé dans sa lutte qui l'oppose au PSG et à l'OL en quête du titre de Champion de France de L1. "Malheureusement", le sort extraordinaire que lui a réservé le tirage des quarts de finale de la Ligue des Champions a pour le moins occulté, voire carrément rangé aux oubliettes ce déplacement en terre bourguignonne qui s'annonce comme des plus périlleux.


© AFP

Là où l'Olympique Lyonnais et le Paris Saint-Germain ont tiré leur épingle du jeu il y a peu de temps, l'ASM aurait tout intérêt elle aussi à engranger ne serait-ce qu'un match nul afin de ne pas voir à nouveau ses poursuivants -qui ne demandent que ça - lui revenir sur les talons.

Cette journée est donc importante voire capitale dans la course au titre, car en entrant dans la dernière ligne droite de ce Championnat il est désormais interdit de faire le moindre faux-pas et il faudra donc aux hommes de Didier Deschamps oublier, le temps de 90 minutes au moins, les galactiques du Real Madrid et rester concenter sur leur marche en avant après leur qualification européenne et le dernier succès en Ligue 1 contre Guingamp.

Malgré tout, même si les voyages sur les terres du Duc de Bourgogne Guy Roux ne sont jamais de tout repos, les Princes du Rocher ont de réelles chances de faire mordre la poussière à leur gênant vassal. En effet, l'AJA, forteresse imprenable durant le mois de janvier a vu son donjon pris d'assaut et malmené durant le mois de février. Il semblerait même qu'Auxerre n'ait pas fini de manger son pain noir vu l'avalanche de blessés qui s'est abattue sur l'équipe bourguignonne (Mexes et Boumsong notamment).

L'ASM n'a quant à elle pas de quoi envier les Auxerrois sur le plan de l'infirmerie, puisque ni Giuly, dont le retour est annoncé depuis presque 3 semaines, ni Squillacci encore trop court ne feront partie du voyage. Et comme pour confirmer l'adage "jamais deux sans trois" Gaël Givet victime d'un mauvais coup contre Moscou mercredi soir ne sera pas, lui non, de la partie. Ce match s'annonce très serré, les deux équipes ayant toutes les deux disputées un match de coupe d'Europe cette semaine. Monaco a tout de même l'avantage d'avoir joué un jour avant et surtout de s'être imposé à l'inverse des Auxerrois contraints à un nul ennuyeux à domicile (1-1) contre une vieille connaissance monégasque : le PSV Eindhoven.

En jetant un coup d'œil dans le rétro on s'aperçoit que l'OL n'aura pas elle aussi la tâche facile à Sochaux, le PSG aura, quant à lui, tôt fait de jouer les "charognards" en cas de défaite de ses deux prédécesseurs avantagé qu'il est par son déplacement chez les promus Manceaux. Il s'agit donc pour les Monégasques de rendosser le bleu de chauffe et de se replonger immédiatement dans ce qui reste le principal objectif du club cette saison : le titre. La tête dans les étoiles, les pieds fixés…

L'ASM prendra l'accent espagnol !
Vendredi 12 mars 2004
 Galerie photos Morientes élu joueur du mois de février
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Ce sera le Real Madrid, une des plus grosses équipes d'Europe, qui viendra au Louis II prochainement... Les princes défieront les rois. Deux gros matches en perspectives !! L'espoir fait vivre, sachant que le foot n'est pas une science exacte, mais il faudra savoir être rigoureux et très très solide, et savoir profiter de chaque action !

Dates clé : Match aller le 23 ou 24 mars, à Madrid - Match retour le 6 ou 7 avril, à Monaco.

Plus que jamais : ALLEZ MONACO !!

Toutes les informations seront communiquées sur ce site en temps voulu, dès qu'elle seront portées à notre connaissance...


Les premières réactions :

Le Président Svara : "On n'a jamais pensé que nous tomberions contre le Real en quarts de finale. C'est une très, très grande fierté de rencontrer des joueurs extraordinaires et un club mythique. On ne pouvait pas avoir mieux."

Didier Deschamps : "Voilà deux gros matchs en perspective. On rencontre la meilleure équipe possible, celle qui a dominé l'Europe ces dernières années. On n'aura rien à perdre. Sur le papier, il n'y a pas photo. Mais on va jouer le coup à fond et on verra bien. De toute façon, les sept autres équipes espéraient toutes tomber sur Monaco. Il y aura la vérité du terrain et une possibilité, même infime, de passer. Pour cela, il faudra une grosse part de chance et de la réussite. On devra être à 100% et eux, en deçà. Ce sera surtout, pour les joueurs, l'occasion d'emmagasiner de l'expérience. Pour Fernando Morientes, ce sera spécial et émotionnellement très fort. Quant à Zidane, il est décisif, il donne le tempo. S'il n'y avait que lui, on pourrait mettre un dispositif en place, mais il n'est pas seul. A Madrid, le danger vient de partout. Mais cela ne m'empêchera pas de dormir."

Emilio Butragueno (directeur des affaires extérieures du Real) : "Je ne sais pas si c'est le meilleur tirage que nous pouvions obtenir mais dans l'absolu, nous aurions pu rencontrer une équipe plus dangereuse. Nous ne pouvons pas nous plaindre mais vous devez vous souvenir qu'en Coupe d'Espagne, c'est le petit club d'Eibar qui nous a posé le plus de problèmes.

Ce qu'il fallait démontrer
Jeudi 11 mars 2004
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C'est bien connu, le football n'est pas une science exacte. Cependant il arrive parfois que certains matches s'achèvent sur un air de leçon de maths bien récitée. Prenez une défaite à l'aller sur un score de 2-1, retenez ce précieux but marqué à l'extérieur, ajoutez-y alors le produit d'une victoire à domicile 1-0, et vous obtenez un quart de finale de Ligue des Champions. Mission accomplie, explication limpide et d'une logique implacable : CQFD.

La copie monégasque est peut être moins bien écrite et présentée que celle de son collègue de classe lyonnais, malgré tout, le résultat est correct et c'est bien là tout ce que le professeur Deschamps demandait. C'est dans un Stade Louis II comble, coloré, bruyant et enthousiaste à souhait que les Asémistes ont réussit ce petit tour de force. Un stade que nous aimerions voir autant animé lors des rencontres de championnat ou de coupe, car hier soir, à l'entrée des joueurs, il faut avouer que ce pesage illuminé de milles feux et chantant à l'unisson, ces tribunes entièrement parées de Rouge & Blanc, nous ont fait frissonner comme jamais. Rendons ici hommage aux Ultras qui ont fait du Louis II un chaudron bouillant l'espace d'une soirée. Merci à eux et merci à tous les nombreux supporters (parfois lointains) qui se sont mobilisés pour ce grand rendez-vous comme l'ASM les aime !


Du côté du terrain, les Russes ont confirmé la bonne impression laissée lors du match aller. Leur niveau technique est bien au dessus de la moyenne, en témoigne les courses chaloupées et imprévisibles d'Obiorah. Leur vista l'est tout autant au vu de la qualité de jeu produite par Ismaïlov ou Maminov. Ils ont cependant dévoilé un autre aspect de leur football à savoir un engagement un peu rude, parfois à la limite de la correctionnelle, chose que l'excellent arbitre portugais Monsieur Batista s'est vite empressé de modérer en expulsant Loskov après seulement 20 minutes de jeu pour un tacle trop appuyé sur Morientes.

Les Monégasques quant à eux, ont souvent pêché par manque de lucidité dans le dernier geste, ceci étant sans doute dû à une trop grosse envie de bien faire, le penalty manqué par Prso (17ème) et l'énorme occasion vendangée par Adebayor (24ème) en sont d'ailleurs les meilleurs exemples. Sans vouloir refaire le match dans tous les sens, à 2-0 au bout de 25 minutes de jeu, le match aurait déjà été plié ! Au lieu de cela, l'ASM s'est compliqué la tâche, on s'est d'ailleurs rendu compte que, plus le match avançait, et plus le stade se hérissait de stress dès que les Russes, habiles dans le jeu de contre, s'introduisaient dans la moitié de terrain rouge et blanche.

C'est d'ailleurs au moment où tout le monde y croyait le moins que l'ASM se décida enfin pour ouvrir le score. Bernardi lancé par Evra côté gauche parvient à se retourner pour déposer un centre sur Prso qui trompe le portier moscovite d'une splendide reprise. On vient à peine d'atteindre l'heure de jeu : 1-0. Le public exulte, Monaco est en passe de réussir son pari.

Ce but dope l'envie des Monégasques et il s'en faut de peu pour que Monaco ne double la mise deux minutes plus tard par l'intermédiaire de Fernando Morientes, d'une superbe reprise repoussée tout aussi superbement par le portier russe. Le reste de la rencontre sera d'ailleurs 100% monégasque, les Russes sans doute un peu trop prudents jusqu'à la fin de la rencontre ne parvenant pas à perturber la parfaite organisation monégasque articulée autour du duo Zikos-Bernardi encore impeccable hier soir. A noter également le match énorme d'Ibarra, qui nous gratifia, en plus de ses ouvertures lumineuses et de ses interventions incisives, d'un splendide "coup du foulard" qui faillit se transformer en centre décisif pour la tête de Prso malheureusement trop court sur cette action.

L'AS Monaco poursuit donc sa belle aventure en Ligue des Champions et ce n'est que juste récompense au regard de son parcours cette saison. Certes la qualification pour ces quarts de finale s'est jouée à pas grand-chose, mais les absences conjuguées de Toto Squillaci et de Ludo Giuly n'ont pas favorisé le jeu d'une équipe monégasque éprouvée par un mois de Janvier axé sur un gros travail physique à l'entraînement dont les fruits se feront ressentir dans peu de temps, soyez en sûr ! Ajoutez à tout cela une très belle prestation du Lokomotiv Moscou qui a prouvé par deux fois que son accession parmi le top 16 des équipes européennes n'était pas été usurpé, cette qualification n'en devient alors que plus mémorable et fantastique pour une équipe qui est, il faut le rappeler, très jeune et inexpérimentée pour ce niveau de compétition. On se souviendra longtemps de cette soirée pour le moins riche en émotion.

Attendons désormais avec quiétude le tirage au sort de ces quarts de finale. Que du bonheur quoi qu'il arrive... Monaco a gagné le droit de rêver encore pendant deux matches, peu importe l'adversaire, Monaco fait partie des 8 meilleures équipes d'Europe et c'est déjà fantastique ! Merci les gars...

Pour que l'aventure continue !
Mardi 8 mars 2004
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L'AS Monaco a rendez-vous avec son histoire, mercredi soir au Stade Louis II en huitième de finale retour de la Ligue de Champions... Pour une place parmi les huit meilleures équipes européennes du moment, pour que l'aventure continue, pour écrire une nouvelle page de l'histoire du Club et pour le bonheur de ses supporters. Mais nous n'en sommes pas encore là. Pour cela il faudra terrasser une coriace et talentueuse équipe du Lokomotiv Moscou, et la tâche ne s'annonce pas des plus simples pour les Monégasques, battus 2-1 au match aller en Russie, sans avoir réellement montré leur vrai visage, sans doute engourdi par le froid moscovite.

La qualification est toutefois dans les cordes de l'ASM. Inscrire un seul but suffirait au bonheur des Rouge & Blanc, à la faveur du but salvateur inscrit à l'aller par Morientes, l'homme en forme du moment. Même privé de Giuly et Squillaci, deux de ses meilleurs éléments, le Club princier peut puiser dans sa motivation et sa soif de victoire pour arracher son billet pur les quarts de finale. S'arrêter en si bon chemin serait à n'en pas douter une grande déception pour tous les Asémistes et leurs supporters... Patrice Evra, gonflé à bloc, ne s'y trompe pas : "On va jouer notre vie sur ce match. On doit passer en quart. S'il faut laisser une jambe sur le terrain, on le fera. On doit gagner sans encaisser un but, on est prévenu. Nous ne sommes pas motivés à 100% mais à 300%."

Malgré ses récentes performances en dents de scie et les diagnostics pessimistes de certains oiseaux de mauvais augure, l'ASM peut se montrer confiante au moment de relever ce défi, car il ne fait aucun doute que les joueurs du Rocher affectionnent tout particulièrement ce genre de match, les grands rendez-vous où la motivation et l'enjeu culminent au sommet, comme en témoigne le beau parcours des Rouge & Blanc au cours de la première phase de la compétition.

Monaco est au pied du mur et doit gagner pour se qualifier. Et surtout, il faudra marquer les premiers pour se mettre à l'abri. En somme les Monégasques n'ont rien à perdre, mais tout à gagner, ce qui va sans doute contribuer à débrider le jeu asémiste. Et n'oublions pas que même si Giuly et Squillaci feront cruellement défaut, la force de frappe de l'ASM dispose d'autres fers de lance de qualifté, notamment en la personne d'un Nando Morientes actuellement au sommet de son art, et qui pourrait bien être l'homme du match s'il avait l'inspiration de planter ses deux petits buts devenus rituels... El Moro se montre d'ailleurs confiant : "On a vraiment envie de poursuivre notre route. Notre stade, notre public et notre entourage seront d'autres atouts. Monaco peut passer !"

A circonstances exceptionnelles, motivation exceptionnelle ! Alléché par le parfum si enivrant de la Coupe d'Europe et par la taille de l'enjeu, le public monégasque se mobilise en effet en conséquence. Le Stade Louis II affichera complet pour cette rencontre de gala, disputée à guichets fermés, et l'ASM pourra ainsi compter sur un soutien massif de ses supporters bien décidés à pousser leur équipe vers l'exploit. Depuis plusieurs jours la pression monte dans les rues de la Principauté, les vitrines des commerçants étant parées aux couleurs du Club pour l'occasion. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour une grande soirée de football, digne de la Ligue des Champions et de son intensité si particulière, voire de sa magie.

Quoiqu'il en soit, Monaco a son destin entre les mains. Même si cela s'annonce ardu, une éventuelle victoire n'en sera que plus belle. Confiants, mais nécessairement réalistes et méfiants, gageons que notre équipe - l'une de plus belles que l'on ait vu au Louis II depuis plusieurs années - aura a coeur de ne pas laisser filer l'occasion de poursuivre son aventure européenne et d'écrire ainsi une nouvelle belle page de son histoire ! Puisse l'aventure se transformer en épopée, comme en 1997 et en 19998, pour que brillent à nouveau les couleurs monégasques au sommet de l'Europe.

Sans trembler...
Samedi 6 mars 2004
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Grâce à un Morientes des grands soirs, l'ASM s'est chargée de remplir avec froideur et brio une tâche qui ne lui semblait pas des plus aisée à accomplir vendredi soir au Louis II. Et par là même, de clouer le bec aux oiseaux de mauvais de augure. Sa mission, si elle l'acceptait, était de venir à bout d'une bande de Bretons prêts à tout pour contrecarrer les plans sans faille de l'équipe de la Principauté.


© AFP

Ça n'a pas fait un pli, ou à peine une froissure à l'ego asémiste lorsque Dagano ouvrit le score en faveur de l'En Avant après seulement 20 minutes de jeu (0-1). On craignait alors le pire… Mais l'offense faite au leader fût très tôt lavée et sanctionnée par trois coups de génie de Nando Morientes, qui, tel le vengeur masqué, vint en aide à ses coéquipiers victimes jusqu'alors amorphes de l'insolence Guingampaise.

25ème minute, Adebayor bien servi par Bernardi centre pour El Moro qui reprend fort et trompe Le Crom, jusqu'alors parfait dans ses interventions (1-1). Le leader sort les crocs et pousse, 3 minutes plus tard Nando fauché dans la surface par Yahia obtient un penalty, transformé par Prso (2-1). Mais ce n'est pas fini, la mission doit être accomplie avec panache, Nando toujours lui, reprend de volée un corner dévié par Givet (3-1) la messe est dite, levez le rideau on en a assez vu. Nous jouons la 39ème minute.

3 buts, 3 accélérations, 3 coups de génies de Monsieur Morientes, voilà en quelques mots la soirée résumée des Rouge & Blanc qui ont sû inverser la vapeur en 10 minutes. Car pour ce qui est de la deuxième mi-temps, les Monégasques se seront avant tout contenter de gérer leur avance. Même si l'addition aurait pû être bien plus salée pour les Bretons, avec un missile de Prso sur la transversale et un but refusé...

Est-ce bien utile alors de s'attarder sur les 3 occasions franches de Manu Adebayor ? Est-t il nécessaire de mettre en exergue les 20 premières minutes pour le moins moyennes des Asémistes, malgré une trois belles occasions en tout début de partie ? Loin s'en faut, car hier soir Monaco s'est imposée, les Rouge & Blanc ont fait parler la poudre et imposé leur jeu et c'est bien là tout ce qu'on leur demandait, les 3 points, la manière en prime.

C'est le cœur léger que le public du Louis II s'en est donc retourné dans ses pénates, rassuré qu'il a été par la prestation des hommes du Rocher qui n'ont pas tremblés, ou a peine frissonné pour venir à bout de l'EAG. Personne n'est dupe cependant, car les missions qui attendent l'ASM s'annoncent comme des plus difficiles. Cette victoire ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt Russe, car une fois l'arbrisseau guingampais à terre, les bûcherons du Rocher vont devoir retrousser leurs manches pour se frayer un chemin mercredi soir au milieu de la rude végétation moscovite, direction les quarts de finale de la Ligue des Champions.

Leader depuis désormais 21 journées consécutives en L1, encore en course en Coupe de France et en Ligue des Champions, les Monégasques vont devoir courber l'échine pour venir au bout de leurs rêves, de nos rêves ! L'agent 001 Monégasque, vit dangereusement, après ces quelques baisers de Russie au goût quelque peu amer, lui qui sait pertinemment qu'en Ligue des Champions on ne vit que deux fois, tâchera mercredi soir de mourir un autre jour….

Pas de blague !
Jeudi 4 mars 2004
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Le supporter monégasque a de l'humour. Heureusement d'ailleurs, car sans ça, il aurait du mal à supporter les railleries tellement lourdes dont fait l'objet son club favori à longueur de temps. Mais cet humour n'est pas sans limite, car lorsqu'il s'agit "d'encaisser" en l'espace de quelques jours une défaite à domicile contre Lille (0-1), une première mi-temps poussive contre Montpellier (4-0) pour finir par un nul (1-1) difficile à Toulouse, il finit forcément par perdre sa patience légendaire et sa faculté à rire de tout.

L'heure n'est pas grave certes - Monaco est toujours leader - mais il s'agit de prendre en main son destin et ce, dès vendredi soir contre l'En Avant Guingamp, un club qui a déjà joué une mauvaise blague au dauphin Lyonnais voici quelques temps, en venant s'imposer dans les ultimes secondes de jeu sur la pelouse de Gerland. Si nous avons tous appréciés cette franche partie de rigolade en voyant la mine déconfite de Monsieur Aulas à la sortie de cette rencontre à l'issue pour le moins surprenante, pas sûr que nous apprécierions à sa juste valeur humoristique un nouveau tour de magie de ces coquins de Bretons.

Monaco DOIT se faire respecter à domicile. Monaco DOIT donc gagner contre Guingamp, peu importe la manière pourvu que l'on ait les 3 points… Nous garderons l'ivresse pour mercredi prochain et la venue du Lokomotiv Moscou en 8èmes de finale retour de Ligue des Champions.

Plusieurs raisons laissent à penser que la tâche de vendredi est largement à la portée de nos protégés. D'une part les Bretons n'ont pas joué le week-end dernier contre Metz en raison des intempéries. De plus, cette équipe, malgré quelques bonnes sorties lors des dernières journées est toujours dans le doute et lutte pour ne pas descendre en L2. L'ASM quant à elle, pourrait enregistrer le retour de son capitaine Ludovic Giuly, ce come back tant attendu ne pouvant être que positif pour le groupe tant l'impact psychologique et technique du lutin monégasque est fort envers ses jeunes coéquipiers, un impact à la mesure de la motivation de celui qui s'est imposé comme étant le chef de file de l'ASM.

A l'heure où tout le monde commence à douter des capacités du groupe de Didier Deschamps, à l'heure où bon nombre de journalistes commencent à retourner leur veste, il est grand temps de taper du poing sur la table et de montrer à la Ligue 1 qui est le patron de ce championnat ! Pour faire taire les oiseaux de mauvais augure...

Méfiance tout de même envers cette équipe de l'En Avant qui, en plus d'avoir dernièrement fait chuter Lyon et inquiété Paris à domicile, compte dans ses rangs un ancien Rouge & Blanc en la personne de Souleymane Camara. Espérons que ce dernier, qui n'a pas encore scoré sous ses nouvelles couleurs, n'aura pas la mauvaise idée d'ouvrir son tableau de chasse au Louis II vendredi soir.

Ce match contre Guingamp est important pour les Monégasques. Non seulement il y a trois points à prendre et une avance à conserver en tête du championnat, mais il y a surtout une confiance et une solidité à retrouver. Sans compter qu'une victoire serait idéale pour se placer dans les meilleures conditions psychologiques pour tenter d'arracher la qualification contre le Lokomotiv mercredi soir...

Nous avons peine à croire que Monaco ait tout oublié de son jeu en l'espace d'un hiver ! Bien jouer au football, ça ne s'invente pas, ça ne se perd pas non plus en deux coups de baguette magique. De cette amnésie que nous espérons passagère, l'ASM s'en est plutôt bien tirée jusqu'à présent. Il ne faudrait pas que le malade imaginaire monégasque continue de jouer la comédie encore longtemps. Les plaisanteries les plus courtes étant les meilleures il est grand temps que l'ASM enfile à nouveau ce costume qui lui allait si bien : celui de l'ogre qui dévore tout ! En avant Monaco !

ALLEZ MONACO !

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© VASELLI Nicolas et Grégory & CROESI Nicolas - Mars 2004