www.asm-foot.com

Mai 2004
Archives
Demain ne meurt jamais
Jeudi 27 mai 2004
 Galerie photos Découvrez la culture monégasque
Interview de José, supporter de Porto Supporters du monde - Les insolites

 Les photos exclusives de la finale

 Opération "un sourire pour Aulas"
Le football est trop cruel. Il n'est décidément pas l'ami du beau et du magnifique, il préfère l'impitoyable et l'efficace. Tant mieux pour le FC Porto qui est malgré tout un beau champion d'Europe, tant pis pour l'ASM, superbe combattante au milieu de la terrible tourmente du gotha du football européen.

Et voilà que cette saison s'achève sur un bilan vierge de titres, comme une symphonie inachevée. A dire vrai, on s'y attendait un peu, en tout cas on le craignait Comment cette équipe seulement constituée de 17 joueurs professionnels allait pouvoir tenir toute une saison, malmenée qu'elle fût sur tous les fronts, tant en championnat qu'en Coupe d'Europe ? Il fallait bien qu'un jour cela casse, et seulement deux rencontres ont définitivement anéanti les doux rêves asémistes.

Il y eu Rennes, puis est venu Porto, vient désormais le temps des regrets. Nous n'aurons même pas le plaisir de voir évoluer notre lutin magique sous la tunique bleue lors de l'Euro portugais, puisque cette finale se transforma en cauchemar à tous les niveaux, Ludo se blessant au bout de seulement 20 minutes de jeu.

Espérons dès lors que l'histoire de cette équipe ne finisse définitivement pas en queue de poisson. Prions Sainte-Dévote pour que ces joueurs qui nous ont offert la plus belle saison de l'histoire du club, mais au final l'une des plus décevante (un peu comme en 1992) ne décident d'aller voir ailleurs afin de monnayer leurs talents.


A l'image du centre de la Turbie que les pelleteuses ont peu à peu envahi dans l'optique de la rénovation du camp d'entraînement des Rouge et Blanc, l'ASM est en construction. Le maître d'œuvre Deschamps a posé les premières pierres après avoir aplani ce terrain en friche qu'avait laissé derrière elle la dernière équipe dirigeante. En bons ouvriers, les joueurs se sont mis à la tâche avec passion et envie, c'est désormais l'avenir qui s'ouvre en grand pour l'ASM, soyons en persuadé.

Demain ne meurt jamais à l'ombre du Rocher, il se prépare, se peaufine, s'embellit. Cette défaite face à Porto, ce championnat perdu, ce bilan si décevant, ne sont pas une fin en soi. Ils dévoilent le futur de l'ASM, celui d'un grand club à fort potentiel. On ne fait pas rêver un pays entier sans qu'il y ait de suite à cela. La Famille Princière, sans qui le football n'existerait pas en Principauté, ne laissera pas s'arrêter une si belle histoire en si bon chemin.

En football comme dans tous les sports, seuls la patience et l'effort priment. Perdre une finale c'est autant d'expérience et de vécu de pris pour la suivante. En football comme ailleurs, lorsque l'on chute, c'est juste histoire de se relever pour mieux repartir. Les légendes se fabriquent sur des succès mais aussi aux travers de cuisantes défaites, l'ASM peut et doit voir désormais grand, oublions cette finale, pensons à l'avenir qui un jour nous sourira.

Qu'elle était belle cette tribune rouge et blanche, qu'ils étaient prenants ces chants munegu au beau milieu de la Rhur, qu'ils étaient beaux nos joueurs sur le pré de la plus belle des finales ! Merci à tous ceux qui ont supporté nos couleurs depuis les quatre coins de la France, merci à nos joueurs pour tout ce qu'ils nous ont apporté, merci surtout pour tout ce que cela va engendrer. L'ASM est en train de grandir, et effacera un jour, c'est sûr, les larmes de Gelsenkirchen…

Merci
Jeudi 27 mai 2004
 Galerie photos Découvrez la culture monégasque
Interview de José, supporter de Porto Supporters du monde - Les insolites

 Les photos exclusives de la finale

 Opération "un sourire pour Aulas"
UN IMMENSE MERCI à vous tous qui vous êtes joints à nous en Allemagne !

Merci aux Lensois, Lillois, Strasbourgeois, Nimois, Stéphanois et à tous les autres qu'on a eu le plaisir de rencontrer et qui avaient "delaissé" un instant leur kop et leur équipe habituels pour venir soutenir l'ASM,

Merci aux Allemands, Italiens, Ecossais et Chinois croisés parmis nous, écharpes de l'ASM autour du cou,

Merci aux 300 Grecs venus spécialement en charter depuis Athenes,

Merci à vous tous venus en voitures ou en bus immatriculés aux quatre coins de France, arborant fièrement maillots, drapeaux ou écharpes de l'ASM,

Merci à l'ASM et à ses joueurs pour nous avoir fait rêver toute la saison, merci à tous ses supporters pour avoir placé cette finale, cette grande fête du sport, sous le signe de la fraternité derrière les couleurs monégasques...

Comme quoi le foot est encore, dans une certaine mesure, capable d'être un vecteur de valeurs ! C'est beau, tout simplement.


MERCI MONACO !
Entrer dans la lumière...
Lundi 24 mai 2004
 Galerie photos Découvrez la culture monégasque
Interview de José, supporter de Porto Supporters du monde - Les insolites

 Informations pratiques finale

 Opération "un sourire pour Aulas"

Le Rocher n'a plus besoin que de ça. Un peu comme ces acteurs de talents à qui la Palme ou l'Ours d'or font encore défaut, comme à ces chanteurs qui voient chaque année la Victoire de la musique s'éloigner pour un autre alors que leur talent est avéré. Sorte de grosse cerise qui vient se poser délicatement sur le gâteau du succès, la "Coupe aux grandes oreilles" assoirait définitivement l'ASM dans le Panthéon du football français et international et couronnerait les princes du ballon rond.

Il y a si longtemps que nous attendons cela. Combien de fois avons-nous tous dû défendre becs et ongles ce club si cher à notre cœur contre la vindicte populaire toujours habile à descendre les Rouge et Blanc ? Combien de fois encore avons-nous dû pester devant notre télé ou notre radio face l'immense manque de respect dont fait souvent preuve le monde journalistique à notre égard ? Nous ne les comptons plus. Il est d'ailleurs grand temps de cesser ce genre de calcul, grand temps de taper du poing sur la table et de montrer au reste de la France de quoi l'ASM est réellement capable.

Il faut ce genre d'exploit pour qu'enfin un club puisse entrer dans l'histoire de son pays, l'ASM attend cela depuis plus de 40 ans. Le 5 septembre 1961, Monaco disputa la première rencontre européenne de son histoire en recevant pour le compte de l'ancienne Coupe des clubs champions, les Glasgow Rangers (2-3) dans l'ancien stade Louis II. Quarante trois ans plus tard les descendants des Biancheri, Hidalgo, Théo et autres Artélésa sont désormais aux portes d'un exploit dont personne n'aurait osé en espérer le quart en début de saison.


Comment cette équipe faite de jeunes et de joueurs prêtés (voire même délaissés pour certains) a pu en arriver là ? Sans doute porté par l'âme et le foi de Didier Deschamps, ce groupe de potes s'est laissé aller corps et âme dans la plus belle des compétitions européennes sortant, excusez du peu, les stars du Real et de Chelsea ou en atomisant le super Depor. Quelle saison !

Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Le FC Porto qui part favori de la rencontre est prévenu, les Asémistes n'ont peur de rien. Même si ces Portugais sont talentueux à l'image de leur star Deco, ils ne sont pas invincibles, surtout pas sur une seule rencontre. Ne comptant aucun blessé dans ses rangs, rassurée par son dernier succès à Bordeaux (3-1), portée par plus de 14000 supporters, l'ASM a néanmoins toutes les cartes en main pour s'imposer. Toute la ville s'est mobilisée pour l'événement, et même les tribunes du Grand-Prix de F1 ont bien voulu rester en piste encore quelques jours pour permettre à ceux qui ne pourront pas se rendre en Allemagne de suivre la rencontre dans une ambiance de folie sur des écrans géants. A Monaco, tous sans exception n'ont plus qu'une pensée en tête : LA finale de la Ligue des Champions.

Mais l'enthousiasme a largement dépassé le cadre de la Principauté et ce depuis longtemps ! Ils seront des milliers à venir assister à la rencontre depuis les quatre coins de la France, ils seront des millions à trembler devant leurs téléviseurs et ils seront encore plus nombreux à descendre dans les rues pour fêter l'improbable exploit. C'est tout le mal que nous souhaitons à nos joueurs, Sainte-Dévote est avec nous !

Nous oublierons le temps d'une soirée toutes ces rumeurs de transferts, nous oublierons l'espace de 90 minutes que cette équipe est peut être sur le point de voler en éclat, seule la victoire sera belle mercredi soir. Nous n'osons bien sûr imaginer un autre scénario que celui de la victoire, car terminer cette saison sur un bilan vierge de titre serait trop cruel et injuste et un certain président d'une certaine capitale des gaules prendrait trop de plaisir à enfoncer le clou par-dessus…

Voilà trop longtemps que l'ASM demeure dans une relative indifférence, malgré son jeu toujours léché, malgré ses joueurs de talents. Dans ce long tunnel, il semble poindre à l'horizon une lueur d'espoir et de gratitude venue d'Allemagne, il est grand temps de sortir de l'ombre et d'entrer dans la lumière, pour que plus jamais le costume Rouge et Blanc ne se ternisse, rangé dans le placard de l'oubli du football français… Pour écrire la légende et rentrer dans l'Histoire, tout simplement. Sans oublier qu'impossible n'est pas Monégasque !

... et entrer dans la légende


(Merci à Aziz Mifdal du Maroc pour ce joli montage)

PLUS QUE JAMAIS... ALLEZ MONACO !

Face à la rumeur
Jeudi 20 mai 2004
 Galerie photos Découvrez la culture monégasque
Photos du match ASM-OM Supporters du monde - Les insolites
 INFOS PRATIQUES FINALE (billets & déplacement)  Opération "un sourire pour Aulas"

Elle court, elle se propage la rumeur. On la croit ici, elle est en fait là bas, quelqu'un l'a entendu là c'est finalement ici qu'elle est. Mais comment fait elle ? C'est qu'elle est pernicieuse et maligne, elle s'introduit même là où elle n'aurait pas lieu d'être, elle envahit les lieux les plus sains et les plus paisibles pour finalement les transformer en chaos médiatique. La rumeur est au football ce que les termites sont au bois. Elle ronge tout de l'intérieur, elle s'incruste dans les pensées, désagrège les groupes les plus solides, inquiète les supporters et peut parfois mener à une incompréhension totale.

L'ASM n'a pas besoin de ça. Pas maintenant. Alors que le match le plus important de son histoire approche, il faut bouter hors de la Rocà tous ces bruits imbéciles qui envahissent nos journaux et nos pages Internet. Rothen partira un jour de Monaco, Deschamps aussi d'ailleurs, mais pas maintenant, on ne veut pas en entendre parler. Une fois la finale passée, alors oui on voudra bien ouvrir la porte à quelques élucubrations habituelles lors des fins de saison, mais par pitié, arrêtons tout ce cirque pour le moment !

La presse oppresse et presse nos joueurs depuis presque deux semaines, et ce n'est franchement pas sport de leur part. Notre équipe qui s'est bâtie autour d'un maître mot : Solidarité, ne doit pas voler en éclat sur l'autel de la vente des journaux, la fin serait trop triste. C'est qu'ils se sont démenés nos joueurs, ils se sont battus comme des lions pour en arriver là ! Alors un peu de respect, un peu de quiétude et de calme pour ce groupe qui est à la porte d'un extraordinaire exploit !


Bien sûr le titre s'est envolé au cours de cette funeste soirée de samedi dernier avec ce net revers face au Stade Rennais (1-4) et après ? Si nous ramenons d'Allemagne cette fameuse coupe aux grandes oreilles qu'en sera-t-il de ce tire abandonné aux Lyonnais ? A vrai dire pas grand-chose. Personne n'en parlera et l'on remettra alors bien volontiers à l'an prochain l'obtention de notre huitième titre national.

Le championnat, puisque nous en parlons, il y reste encore une rencontre à jouer, à Bordeaux. Le stade Jacques Chaban-Delmas donnera, nous l'espérons, les derniers encouragements à nos joueurs avant qu'ils ne s'envolent pour Gelsenkirchen. Pour ce qui est de l'enjeu de la rencontre, il consistera, pour les monégasques, à reprendre la deuxième place (qualificative directement pour la prochaine Ligue des Champions) au Paris SG. Le club de la capitale qui se déplace à Bastia ne doit, pour cela, ne pas s'imposer et l'ASM l'emporter ou partager les points avec les Girondins. Quoi qu'il en soit les Asémistes ne sont pas, dans cette affaire, maîtres de leur destin et les esprits seront sans doute définitivement tournés vers le FC Porto et la finale de la Ligue des Champions. Malgré tout, il faut espérer que Deschamps aura su remettre les pendules à l'heure après la déconvenue face au Stade Rennais et que cet incident de parcours aura servi de leçon aux Rouge & Blanc.

Bien sûr, terminer troisième de cette compétition après avoir devancé l'OL de 10 points fût un temps, constituerait une réelle déception et rajouterait encore plus de pression aux Monégasques avant la grande finale de mercredi prochain. Mais le monde de l'ASM ne s'arrêterait pas pour autant à ça. Le football est ainsi fait, de joies de peines et de déceptions parfois terribles. C'est aussi pour cela que nous aimons ce sport et notre club. La passion doit donc aller au-delà de tous ces désagréments, quelque soit le joueur qui portera nos couleurs, il sera pour nous rouge et blanc et cette notion passe bien au dessus de toutes ces sordides histoires de transferts. Nous, supporters monégasques croyons en notre équipe et en ce maillot et ce n'est certainement pas une bande journaleux qui réussiront à faire douter l'âme de nos supporters.

Nos Rouge & Blanc sont tous des Malizia. Ce surnom donné à François Grimaldi qui s'empara par la ruse, déguisé en moine, du château de Monaco le 8 janvier 1297 (Il s'agit du premier Grimaldi de la place du Rocher) leur va comme un gant. Puisse l'histoire de ce valeureux guerrier leur donner la foi et l'envie de parvenir à renverser des montagnes. Personne n'aurait misé un kopek sur Malizia, il est pourtant parvenu à ses fins. Personne ne semble croire en l'ASM et beaucoup de monde essaye de la déstabiliser. Mais Monaco a du cœur et de la volonté et nos joueurs savent bien malgré tout que l'histoire est un éternel recommencement… Que Sainte Dévote nous entende !

ALLEZ MONACO !

Les jeux sont faits...
Dimanche 16 mai 2004
 Galerie photos Découvrez la culture monégasque
Photos du match ASM-OM Supporters du monde - Les insolites
 INFOS PRATIQUES FINALE (billets & déplacement)  Opération "un sourire pour Aulas"

Monaco misait gros contre Rennes lors de cette avant-dernière journée de championnat. A quitte ou double, les Rouge & Blanc abattaient leur dernière carte pour espérer coiffer Lyon sur le fil... Pari perdu. Alors que tous les supporters monégasques espérait un renversement de situation comme ils y avaient été habitués, les derniers espoirs de remporter le titre sont partis en fumée en 90 minutes d'un match cauchemardesque et une défaite 4 buts à 1, la plus lourde enregistrée par l'ASM sur ces deux dernières saisons. Et pour couronner le tout, l'ASM perd sa deuxième place. Triste soirée décidément pour les adieux de Dado Prso au Louis II.

Dès le début du match, Rennes ouvrait le score mais trente secondes plus tard l'ASM remettait le score à égalité par le biais de Fernando Morientes. On y croyait encore, d'autant plus que le PSG avait ouvert la marque contre Lyon au Parc des Princes. On sait ce qu'il est advenu... Un penalty flagrant refusé à Monaco, un penalty peu évident accordé aux Rennais qui sonnait les Asémistes, puis la débandade : un superbe but breton crucifiait définitivement l'équipe du Rocher, alors qu'un coup franc relâché par Roma sonnait le glas de cette soirée noire. Le pire, c'est que dans le même temps, le PSG remplissait son "contrat" en battant Lyon 1-0. Imaginons si Monaco s'était imposé contre Rennes... La dernière journée aurait été décisive et qui sait ce qu'il serait advenu. Mais c'est comme ça, la dure réalité de la Ligue 1 est ainsi faite : le suspense est terminé et Lyon est donc champion de France pour la troisième fois consécutive.


Un champion sacré en perdant, un champion en solde estampillé "fin de saison" qui n'a pas dominé le championnat au contraire des Monégasques, un champion opportuniste qui a profité des erreurs de son principal concurrent... Cela dit, reconnaissons aux Lyonnais le mérite qui leur revient : avoir su se montrer sérieux et réalistes lorsque Monaco ne l'était pas. Si le talent n'y est certes pas indifférent, un brin de chance - disons de "réussite", c'est plus diplomate - a sans doute aidé les Gones, lesquels se sont souvent imposés sur la plus petite des marges, grâce à des buts peu académiques obtenus à l'arrachée. L'Olympique Lyonnais aurait-il signé un pacte avec le FC Lourdes ? Quoiqu'il en soit, le scénario des deux dernières saisons s'est répété : la Ligue 1 est une compétition à vingt clubs ou l'OL s'impose toujours à la fin avec roublardise.

Mais soyons toutefois optimiste et voyons le côté positif des choses : ce troisième sacre des Lyonnais aura peut-être le mérite de rendre enfin le sourire à leur président aigri, et par la même occasion de lui clouer le bec, comme Ludovic Giuly l'a appelé de ses voeux. Jouer les pleureuses quand une équipe "fiscalement avantagée" vous bat, quoi de plus normal à la limite. On y est tellement habitués Monsieur Aulas, car c'est bien connu, l'ASM n'a rien a faire dans un championnat auquel elle ne rapporte aucun point UEFA... En revanche, hurler à la concurrence déloyale et jouer les justiciers du football français alors que l'on est à la tête d'un club champion en titre qui n'a rien à envier aux autres, déverser sa bile contre un des plus grands clubs de France qui écrit l'une des plus belles pages du sport national, voilà la preuve de la bassesse d'un énergumène rongé par la jalousie (on se demande bien pourquoi d'ailleurs...) et une rancœur chronique.

Puisse ce sacre lyonnais nous apporter au moins une satisfaction : que Monsieur Aulas regarde d'abord dans on jardin et savoure le succès de ses joueurs plutôt que d'aller chercher des poux à ses rivaux. Rivaux... voilà le mot sur lequel il faut s'arrêter, car c'est bien la rivalité qui semble déranger ce monsieur. On connaissait les mauvais perdants, voilà maintenant les mauvais gagnants, dont Aulas est l'emblème. Nos "avantages fiscaux" et tout ce que Jean-Michel Aulas se plaît à nous reprocher n'ont pas empêché les Lyonnais d'être trois fois champions de France et de gagner une Coupe de la Ligue ces quatre dernières saisons. Que demande le peuple ? Ils ne nous pas non plus empêché d'échouer à la quinzième place du classement il y a deux ans. Mais à cette époque, on n'entendait guère les jérémiades du président lyonnais. Puisse-t-il désormais nous gratifier du même silence ! A moins bien sûr que l'ASM ait le bonheur de remporter la Ligue des Champions, et le guignol lyonnais ressortira de sa boîte son célèbre couplet sur "la victoire de la défiscalisation". Mais dans pareille circonstance, il ne fait aucun doute que personne ne l'entendra...

Autre satisfaction : félicitons-nous des deux victoires indiscutables sur l'OL cette saison, 3-0 en championnat et 4-1 en Coupe de France, preuves que les Lyonnais doivent peut-être leur titre à l'ASM et à son manque de sérieux dans la deuxième partie de saison. En effet, si les hommes de Didier Deschamps ont dominé la Ligue 1 de la tête et des épaules jusqu'à la trêve, les Lyonnais peuvent les remercier pour leur baisse de régime et pour avoir laissé fondre leur avance comme neige au soleil. Fatigue, lassitude, décisions arbitrales défavorables, manque de chance, soucis internes… Nul ne sait réellement expliquer les raisons de l'échec des Rouge & Blanc dans cette lutte pour un titre qui leur semblait promis.

Ce championnat, ce n'est finalement pas Lyon qui l'a gagné, c'est surtout Monaco qui l'a perdu. Entendons-nous bien : il n'est pas question de remettre en cause la qualité sportive des Lyonnais qui, si leur président est méprisable, n'en demeurent pas moins une belle équipe. Même s'ils ont su profiter des circonstances une nouvelle fois, les Lyonnais ont gagné et il faut savoir applaudir, car on ne s'élève pas en abaissant l'adversaire (n'est-ce pas Monsieur Aulas ?). Mais en enflammant le public par ses performances nationales et européennes, en faisant rêver ses supporters bien plus que les Lyonnais, Monaco a gagné quelque chose cette saison : le cœur des français. Et si Monaco a perdu, Monaco n'a pas manqué de panache.

Peu importe le flacon pourvu qu'on ai l'ivresse, dit-on. Si cette année le flacon des Monégasques ne sera pas le trophée de champion de France, il pourrait en revanche prendre la forme d'une coupe aux grandes oreilles et procurer une ivresse ô combien suprême... Et cela vaut bien trois titres de champion. Cela vaut de l'or - défiscalisé évidemment !

Le pari
Samedi 15 mai 2004
 Galerie photos Découvrez la culture monégasque
Interview d'Adnan Houdrouge, vice-président du club Des supporters dans le monde entier
 TOUTES LES INFOS PRATIQUES POUR LA FINALE (billets & déplacement)

Le titre de champion de France se serait envolé dans la nuit de mercredi à jeudi. Terminé le rêve d'un huitième titre national, envolé le doux rêve d'un extraordinaire doublé, terrassés les espoirs des troupes Rouge & Blanc en extase depuis des mois. C'est du moins ce que la grande majorité des gens croit. Plutôt que de penser aux 4 points de retard que l'OL compte sur les Asémistes, nous préférons penser aux 4 autres que les Gones pourraient perdre lors des deux dernières journées. Vous avez bien lu !

Oui, pour nous, Lyon va s'incliner à Paris puis Claude Puel et ses hommes anéantiront les espoirs de titre des Lyonnais en allant chercher un nul à Gerland lors de la dernière journée. C'est comme çà, c'est écrit, Sainte-Dévote nous a tout dit. Peut être que finalement l'avenir nous contredira, peut être que ni Paris, ni Lille ne réussiront à contrecarrer les plans maléfiques de Jean-Michel Aulas et ses hommes mais nous nous serons mouillé et franchement, vu la saison produite par les Rouge & Blanc, il y a tout lieu de penser que ce genre de scénario puisse se produire.

L'ASM, ou plutôt devrions nous dire l'ATR (Agence tout risque) c'est vraiment la dernière chance, au dernier moment. En bons diablotins qui sortent de leurs boîtes alors que personne ne s'attend plus à les voir, les Asémistes aiment ce genre de situation, le genre de cas où rien ne semble vouloir sourire pour eux et dont ils se sortent à chaque fois vainqueur. Cette équipe a du talent mais aussi de la volonté et du courage, et c'est bien là où l'ASM fait la différence sur les autres.


C'est pourquoi tous les espoirs sont donc encore permis, tant que mathématiquement l'OL n'est pas champion. C'est désormais Rennes qui se pointe au Louis II. Les bretons n'ont plus rien à jouer cette saison et l'ASM doit s'imposer pour continuer de rêver mais également pour faire un dernier baroud d'honneur au Louis II. Ce match sera bien sûr empreint d'une certaine émotion puisque ce sera le dernier de Dado Prso sur le pré de Fontvieille.

Laissant au repos Giuly, Rodriguez, Ibarra et Givet, Dider Deschamps fait jouer la carte du turnover à fond avec bien sûr en ligne de mire cette superbe finale de ligue des Champions qui approche. Il s'agit malgré tout du dernier match de la saison au Louis II. On se remémorera bien sûr de toutes ces rencontres magiques auxquelles nous avons eu la chance d'assister en voyant ce Monaco - Rennes demain soir. Une saison de football qui se finira loin de ses bases pour les Rouge & Blanc, mais pleine d'espoir malgré tout pour ses supporters. Partir oui, mais pour mieux revenir !

Le Monde des Princes lance donc un pari fou, celui de dire que les asémistes seront champions de France. A ceux qui nous jugeraient un peu trop prétentieux, à ceux qui pensent que l'ASM n'a plus aucune chance, à ceux qui considèrent que cette équipe là n'est faite que de paillettes et de strass, à ceux enfin qui aimeraient voir cette équipe ne rien gagner cette saison, nous leur opposons notre enthousiasme et notre foi. Il y a cependant une chose qu'il ne faut surtout pas oublier : souvenez vous tout de même que dans le monde des Princes les plus beaux rêves sont rois…

Les costauds du Rocher
Mardi 11 mai 2004
 Galerie photos Découvrez la culture monégasque
Interview d'Adnan Houdrouge, vice-président du club Des supporters dans le monde entier
 TOUTES LES INFOS PRATIQUES POUR LA FINALE (billets & déplacement)

La prochaine fois ils attendront le coup de sifflet final. Ils sont partis nombreux du stade alors que les dernières minutes de ce très serré Monaco-Marseille s'écoulait dimanche soir. Bon nombre d'entre eux n'en sont pas revenus lorsqu'ils entendirent ces cris de joies en provenance de Fontvieille en voyant le Louis II et Monaco s'éloigner derrière eux. Ils ont certes évité les bouchons, mais sans doute pas la déception de ne pas avoir vu Giuly donner la victoire aux siens alors que l'arbitre s'apprêtait à mettre fin aux débats.

Nous n'irons pas jusqu'à dire qu'il s'agit là de la plus belle victoire de l'ASM cette saison, mais ce succès témoigne tellement du superbe état d'esprit monégasque cette année, que l'on pardonnera volontiers à nos joueurs de nous avoir fait tant languir ce but libérateur. Avec pour une fois, diront certains, un coup de pouce de la chance dans les arrêts de jeu, ce qui ne sera que justice par rapport à certaines fins de matches moins heureuses cette saison…

Outre le fait que les Rouge & Blanc sont toujours en course pour le titre, ce succès nous conforte dans nos idées : ces gars là sont costauds. Solides comme des rocs, imperturbables dans leurs têtes, rien ne semble pouvoir les arrêter, pas même la fatigue. Ils n'oublieront pas bien sûr de remercier au passage leur portier transalpin Flavio Roma, auteur de quatre ou cinq arrêts dignes de la Squadra Azura et qui évita à plusieurs reprises l'ouverture du score marseillaise. Du grand Roma, de l'immense, une fois de plus.


Alors que se profile à l'horizon une historique finale de Ligue des Champions, les hommes de Didier Deschamps ont le mérite de ne pas se disperser et de continuer à se battre jusqu'au bout dans l'optique du titre final. Baisser les bras en Championnat serait trop facile, on ne mange pas de ce pain là au pied de la Roca, les Asémistes veulent couronner la saison par un doublé, n'en déplaise aux Lyonnais !

Mais Marseille est déjà loin et voilà que Strasbourg se pointe à l'horizon. Dans ce stade de la Meinau qui ne réussit pas toujours très bien aux Asémistes, il faudra là aussi s'imposer. Mission difficile, qui, au beau milieu de ces quinze jours infernaux (cinq matchs en deux semaines : Nice, Chelsea, Marseille, Strasbourg et Rennes), doit être couronnée de succès, le titre passe par là. Cela dit la tâche s'annonce très ardue, il suffit juste de voir les absents monégasques : Prso (blessé) Bernardi, Evra (suspendus) Rothen, Morientes, Squillaci (laissés au repos) : rien que ça !

Malgré tout, l'ASM sait gagner sans ses titulaires, elle l'a déjà prouvée (même en Coupe d'Europe) c'est pourquoi les hommes du Rocher se pointeront du côté de la Meinau pour s'imposer. Qu'on se le dise !

C'est cependant une équipe strasbourgeoise au pied du mur que l'ASM va rencontrer. Même invaincue depuis trois matchs l'équipe de Kombouaré est désormais encore potentiellement reléguable. Malgré les déclarations défaitistes d'avant match de l'entraîneur kanak (Il donne entre 5 et 10 pour cent de chance de gagner à son équipe et se contenterait d'un nul) le RCS fera tout pour faire chuter l'ASM, chose qu'elle fait souvent en Alsace lorsqu'il s'agit de recevoir les Rouge et Blanc, dont la venue surmotive tous les adversaires par ailleurs.

Rien ne sera donc facile d'ici la fin de la saison, les hommes de Coach DD le savent très bien et il faut garder dans un coin de la tête que cette saison peut se terminer sans aucun titre. Mais ces gars là sont forts, très forts. Ils l'ont déjà prouvé et nous croyons dur comme fer que cette saison se finira en feu d'artifice : il ne peut en être autrement, c'est écrit au plus profond de nous-mêmes.

Espérons que les costauds de la Roca sauront rester de marbre face aux nombreux piéges qui les attendent d'ici la fin de la saison afin qu'ils puissent enfin graver dans la pierre la légende de cette épopée extraordinaire.

C'est beau le Sud qui joue !
Samedi 8 mai
 Galerie photos Découvrez la culture monégasque
 Infos pratiques pour la FINALE Des supporters dans le monde entier
Infos billetterie ASM-OM Interview d'Adnan Houdrouge, vice-président du club

Le calendrier de la L1 est drôlement bien fait. L' OM aurait pu partir en Bretagne, l'ASM recevoir Le Mans, mais l'ordinateur qui "fabrique" les journées de championnat avait prévu le coup. Il fallait que les finalistes français de la Ligue des Champions et de la Coupe de l'UEFA se rencontrent. Répétition avant la Super Coupe d'Europe ? Qui sait ?

Monaco et Marseille ont tellement surpris cette saison dans leurs joutes européennes respectives que plus rien désormais ne pourra nous étonner de la part de ces deux clubs qui demeurent, à l'heure actuelle, la plus belle vitrine du football hexagonal. On oubliera en cette fin de saison les vieilles querelles qui ont souvent émaillées les relations entre ces deux équipes, la solidarité sudiste doit jouer à fond !

Monaco-Marseille, c'est un pan entier de l'histoire du football français. Certaines de ces rencontres sont entrées dans l'histoire, non pas au nom d'une rivalité débile à l'image de celle qui existe entre Marseille et le PSG, mais bien au nom d'une vraie rivalité sportive. Combien de titres de champion se sont joués entre nos deux formations ? Combien de Coupe de France ? On ne les compte plus. ASM-OM, c'est, à notre avis, le vrai "classico" du Championnat de France !


Bien sûr, Marseille ne nourrit plus mêmes ambitions que Monaco en championnat et se déplace au Louis II avec un peu moins d'envie que d'habitude, mais poussé par son formidable public, l'OM est capable de tout, comme de s'imposer à Lyon (1-2) il y a quelques semaines. Les hommes du Rocher se doivent, quant à eux, de faire respecter leur loi et leur statut à domicile, chose qu'ils n'ont pas su faire face à Nantes il y a peu (0-1). C'est le genre d'erreurs que les Rouge & Blanc devront éviter face aux Olympiens, car désormais, les point valent de plus en plus cher alors que la fin du championnat approche.

Privée de Evra et Prso, fatiguée mais gonflée à bloc par sa qualification historique en finale de la Ligue des Champions, l'ASM essaiera d'enflammer de nouveau un Louis II qui demeurera, nous l'espérons, Rouge & Blanc malgré la venue de la colonie Marseillaise. Ce match doit néanmoins rester une fête, un hymne au football français pour faire honneur au tout nouveau statut européen de ces deux formations.

Compter la présence de deux potentiels vainqueurs de Coupe d'Europe sur le pré de Fontvieille est un honneur, espérons que nos supporters comme ceux de Marseille sauront donner à la rencontre un air de fête et de gaîté en laissant à la maison les traditionnels chants stupides que l'on entend parfois sur les stades de foot. Quoiqu'il en soit, les supporters des deux camps acclameront à coup sûr leurs joueurs en héros…

Le temps dure longtemps sur les bords de la Grande Bleue. Les Coupes d'Europe aussi. Un million d'années ? A vrai dire, on prend tellement de plaisir à suivre les exploits de nos sudistes que l'on ne sait plus très bien quand tout a réellement commencé. En été ? C'est toujours l'été par chez nous alors…

On dirait le Sud, il y a des plages à perte de vue, des enfants qui se roulent sur les pelouses, des chiens, des chats, il y a aussi quelques clubs de football. Monaco, Marseille, Nice, Cannes…C'est beau le Sud qui joue ! Un jour ou l'autre il faudra bien que certains d'entre eux se rencontrent. On le sait bien. On n'aime pas ça, c'est le destin. Tant pis pour le Sud, mais ça restera bien, ils continueront à nous faire rêver, plus d'un million d'années, et toujours en été… En tout cas, nos Rouge & Blanc nous font rêver toujours plus fort, plus que jamais, et nous vivons la plus belle saison qu'il nous ait jamais été donné de vivre. L'aventure s'est transformée en épopée...

MONACO EN FINALE !!!
L'histoire est en marche
Jeudi 6 mai 2004
 Galerie photos - Photos du match aller contre Chelsea  Découvrez la culture monégasque
 Infos pratiques pour la FINALE Des supporters dans le monde entier
Infos billetterie ASM-OM Interview d'Adnan Houdrouge, vice-président du club

Avec l'aide de Dieu, ils ont bravé l'enfer de Stamford Bridge, avec l'aide de Dieu ils se sont retrouvés submergés par la furia anglaise, avec l'aide de Dieu (et sans doute aussi avec celle de Sainte-Dévote) ils se sont transcendés pour finalement obtenir ce que peu de monde aurait osé rêver voici peu de temps : L'ASM est en finale de la Ligue des Champions !

Mais quelle mouche les a piqué ? Où vont-ils puiser ces ressources qui leur permettent de renverser des montagnes ? De quelles entrailles de leurs corps surgit ce feu de rage et de volonté ? Mais quel est donc ce brasier qui anime leur envie ? Ces gars là sont magiques, extraordinaires. Hier soir, la France entière était fière d'être Monégasque. Pour avoir un temps entraperçu l'ombre de l'élimination, les Rouge & Blanc ont sublimé leur football et démontré à l'Europe entière qu'ils avaient la taille patron.

Ils n'ont pas aimé ce but de Gronkjaer venu d'on ne sait trop où contrarier les plans de l'alchimiste DD dès la 20ème minute, ils n'ont que peu apprécié le deuxième but de Lampard (43ème) et les clameurs d'un Stamford Bridge qui se voyait déjà en Allemagne. Laver l'affront est devenu alors dans leur tête la seule issue possible de ce match. Sans se refroidir le moins du monde, en un instant ils sont devenus guerriers, comme à leur habitude.


A 2-0, dans sur ce genre de rencontre, n'importe quelle équipe aurait coulé corps et biens dans cet océan tumultueux, beaucoup aurait perdu pied dans l'enceinte des Blues… Pas eux. Rothen déborde, Morientes s'envole, Ibarra parachève l'œuvre. On joue les arrêts de jeu de la première mi-temps et Monaco n'est plus menée que 2-1 : c'est le tournant du match.

Oubliée la domination anglaise du début de match, oubliés le poteau de Nando et son incroyable action manquée, l'ASM est en marche, Chelsea ne s'en relèvera pas. Ibarra redescend d'un cran, Toto Squillaci sort au profit de Plasil. Monaco ne veut plus subir, assez de tergiversations, il faut achever les Blues en portant une ultime estocade. 60ème minute : Morientes, étincelant, joue en une-deux avec Bernardi, la remise de l'Argentin est limpide, Nando en profite seul au point de penalty pour tromper Cudicini, le match est plié : 2-2, Chelsea est éliminé.

Les Anglais n'auront fait illusion qu'une mi-temps. Les Blues finissent la rencontre carbonisés après leurs offensives tonitruantes en début de match et il s'en faut de peu pour que l'ASM n'enfonce un peu plus le clou par l'intermédiaire de Prso. Stamford Bridge se vide, les cris d'encouragements laissent la place aux pleurs des Britanniques, Chelsea croyait dur comme fer en la qualification, c'était sans compter cette extraordinaire équipe de Monaco qui a, hier soir, réalisé l'un des plus beaux exploits de l'histoire du football français. Et Stamford Bridge devient l'antre des Rouge & Blanc, résonnant au son des chants des 1800 supporters monégasques chavirés de bonheur. On n'entend plus qu'eux dans une nuit londonienne éclairée par des étoiles venues de Monaco.

Alors que le match s'achevait, la Principauté se transforma peu à peu, l'espace d'une nuit, en un véritable lieu de fête où klaxons, chants, rires et drapeaux se succédèrent dans les rues jusque très tard dans la nuit. On s'en souviendra longtemps de cette soirée. Pourtant, même si l'exploit vaut d'être salué, l'ASM se doit de ponctuer cette campagne européenne par un titre. Il ne servirait à rien d'être arrivé si haut pour finalement repartir les mains vides.

Les finales sont belles seulement si elles sont gagnées. C'est la seule issue possible pour l'ASM afin que ce club puisse être enfin reconnu à sa juste valeur. Nous serons plus de 15000 en Allemagne dans 3 semaines pour assister, nous l'espérons, au sacre européen de l'AS Monaco. Pour éviter de vivre des années durant sur un échec, il s'agira pour les Rouge et Blanc de s'imposer face au FC Porto. Plus qu'une obligation, il s'agit d'une mission. L'heure est venue !

Ce que nous vivons est rare, beau, précieux : savourons-le. C'est désormais l'avenir de ce club qui est entre les mains des hommes du Rocher. Un titre européen changerait profondément la face de l'ASM, un Club trop longtemps dans l'ombre et qui a pourtant déjà tant apporté au football français. Il faudra donc effacer le douloureux souvenir de cette sordide finale de Coupe des Coupes de 1992. Ces Allemands à la sauce portugaise qui ne nous avaient pas trop convenus il y a 12 ans sont restés en travers de nos gorges, gageons alors que ces quelques Portugais façon allemande réussiront mieux à nos protégés…

MERCI MONACO !

Mission to Gelsenkirchen
Mardi 4 mai 2004
 Galerie photos Découvrez la culture monégasque
 Infos déplacement Chelsea-ASM  Les photos du match aller contre Chelsea
Infos Billetterie ASM-OM Nouveau : les insolites du Monde des Princes

C'était il y a 12 ans. Le 15 Avril 1992, pour être plus précis. L'ASM écrivit ce soir là une des plus belles pages de son histoire en allant décrocher un nul (2-2) à Rotterdam face au Feyenoord, résultat synonyme de qualification pour la finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de Coupes.

Un match épique et mémorable, que peu de gens eurent la chance de voir d'ailleurs, TF1 n'ayant, à l'époque, pas jugé utile de débourser quatre sous de plus pour diffuser la rencontre. Ne le répétez surtout à personne, mais ici à Monaco, une légende raconte que les postes radios qui diffusèrent ce match dans les foyers de la Principauté, sont depuis ce soir là restés bloqués sur la fréquence, comme subjugués par cette onde, porteuse du message extraordinaire tout droit venu du plat pays. Souvenirs, souvenirs…

A moins que TF1 ne nous joue un autre mauvais tour, ce n'est pas agenouillés derrière un transistor que nous suivrons cette demi-finale retour face à Chelsea, mais bien transis de stress devant notre poste de télévision. Nous espérons bien sûr une issue identique à ce soir d'avril 92, un deux partout suffirait à notre bonheur.


Car il faut bien l'avouer, ce match n'a rien de facile et même avec cette victoire (3-1) du match aller, rien n'est encore gagné. Loin de là ! Beaucoup diront qu'il s'agit là d'une pointe de pessimisme mal placée, mais malgré tout, il faut dire que ce but encaissé à Louis II pourrait, à notre grand désespoir, nous jouer un sale tour. Bien sûr, Chelsea n'est pas très à l'aise à domicile cette saison, mais Monaco a perdu ses deux derniers matchs de Ligue des Champions à l'extérieur, ce n'est donc pas une mince affaire qui attend l'ASM à Londres mercredi.

Bien que battus à Newcastle il y a une dizaine de jours (2-1), les Blues ont bien redressé la barre ce week-end en atomisant Southampton (4-0) à domicile. Ce net regain de forme vient à point pour des joueurs sans doutes encore piqués au vifs après le revers subi à l'aller face aux Rouge & Blanc. Même privé de ses deux "Frenchies" Makelele et Dessailly, tout deux suspendus, cette équipe a les moyens de faire douter et d'éliminer l'ASM, le fighting spirit anglais sera de mise du côté de Stamford Bridge.

Les Asémistes, qui seront privés de Zikos (suspendu) et peut être de Prso et Rothen (incertains), doivent s'attendre à souffrir. Peut être que l'ASM pliera, mais à notre grand bonheur, elle ne rompra pas ! Pourquoi ? Tout simplement parce que cette équipe a du cœur et de la volonté. Il n'y a qu'à voir avec quelle maîtrise les hommes de Didier Deschamps ont superbement "géré" le difficile déplacement à Nice de vendredi avec le succès que l'on sait (1-2). Si la défaite à domicile face à Nantes nous avait tous plongé dans le doute, cette victoire dans le nid des Aiglons a fortement renforcé certaines convictions : Monaco est solide à l'extérieur et ce, même avec la pression.

C'est donc un groupe costaud qui se déplace à Londres. S'arrêter là serait trop dur à digérer après ce superbe parcours, trop injuste, le football français mérite une belle histoire, et c'est à l'ASM de lui offrir ! Alors on se prend à rêver d'une finale, et puisque tout peut arriver sur un seul match, c'est carrément à la Coupe aux grandes oreilles que tout le peuple Rouge & Blanc se met à penser.

L'ASM a besoin de cette finale, pour elle, pour nous et rien que pour faire taire certaines mauvaises langues. Ce club qui manque cruellement d'une belle image au sein de la L1, qui fait même parfois figure de "club à part" se doit de frapper un grand coup et de faire rêver une bonne fois pour toute la France entière.

Cette mission, voilà bien longtemps que les Asémistes l'ont acceptée. En surclassant La Corogne et en sortant le Real Madrid, l'ASM a déjà gagné le cœur des Français, à elle de submerger le palpitant Bleu-Blanc-Rouge par un exploit de taille.

Mais il faut voir plus loin, plus haut, plus fort. Didier Deschamps incarne à lui tout seul cet allant. Espérons que le club ne s'arrêtera pas en si bon chemin, il y a tant de choses à faire à l'ASM ! Ils ont commencé les deux pieds sur terre, nous ont transporté bien au-delà de nos rêves, sur la lune, voilà que le vaisseau asémiste remet les gaz vers une destination jusque là inconnue, mission vers l'extase et vers l'exploit : Mission to Gelsenkirchen.

Les Princes n'abdiquent jamais !
Dimanche 2 mai 2004
 Galerie photos Découvrez la culture monégasque
 Infos déplacement Chelsea-ASM  Les photos de la victoire contre Chelsea
Infos Billetterie ASM-OM Nouveau : les insolites du Monde des Princes

Qui a dit que le championnat était perdu pour l'ASM ? A l'issue de la 34e journée de Ligue 1, les Rouge & Blanc ont réalisé LA bonne opération du week-end grâce à leur victoire contre Nice (2-1), non seulement en ravissant la deuxième place au PSG, tenu en échec à Strasbourg, mais surtout en se rapprochant de Lyon, accroché par Bordeaux (1-1). Monaco est donc plus que jamais relancé dans la course au titre, et le rêve peut continuer.

Après la défaite contre Nantes, beaucoup pensaient que les chances de voir l'ASM champion de France étaient bel et bien compromises. Beaucoup croyaient aussi que les discours de Didier Deschamps et ses joueurs, basés sur le leitmotiv "on ne lâchera rien", n'étaient que de belles formules de circonstances qui sonnaient creux… Las ! A Monaco, les Princes n'abdiquent jamais !

On l'a dit et répété, avec la victoire à trois points les choses peuvent changer très vite. l'ASM n'est donc maintenant qu'à deux points de Lyon, et peut donc encore espérer remporter ce championnat pour le moins passionnant. Et si les choses peuvent changer rapidement sur le plan comptable, cil en va de même sur le terrain. Car le déclic que l'on attendait depuis plusieurs journées s'est produit vendredi soir au stade du Ray : Monaco s'est enfin imposé à nouveau en patron en Ligue 1, se montrant digne de son statut de grand d'Europe.


Enfin, l'ASM a vaincu sa bête noire - ou plutôt rouge & noire ! Et pourtant ce ne fut pas simple au début, face à des Aiglons fidèles à leurs habitudes, à savoir coriaces et rugueux, avec un engagement physique pour le moins musclé. Quant à leurs supporters, ils n'ont pas non plus dérogé à la règle, plus aptes à siffler et insulter leurs adversaires qu'à encourager leurs joueurs. Mais revenons-en au match : malgré l'ouverture du score niçoise dès la dixième minute et quelques actions chaudes, Monaco a bien réagi et a su poser le jeu. Finalement, le but des Niçois est la meilleure chose qui pouvait arriver aux Monégasques pour que ceux-ci se lâchent et se révoltent. On sait comment se comporte l'ASM : menés au score, les Rouge & Blanc sont dangereux, si ce n'et irresistibles.

En effet, Monaco arrachait à la demi-heure de jeu l'égalisation par le biais de Dado Prso, sur un centre en retrait d'Edouard Cissé. Et dix minutes plus tard, Ludo "magic" Giuly donnait la victoire aux siens sur un superbe but plein de finesse et de talent, une petite reprise sur un service d'Hugo Ibarra. Un travail d'orfèvre qui rapporte une victoire ô combien précieuse à l'ASM et trois points qui vaudront peut-être de l'or. L'ASM a donc vaincu la malédiction au Ray, alors même que la saison dernière deux défaites (0-1) contre le Gym avaient probablement privé du Titre le club princier. Faut-il y voir un signe ?

Grâce à cette nouvelle victoire arrachée au mental, Monaco s'est rassuré en Championnat et se retrouve surtout dans les meilleures conditions mentales pour préparer sa demi-finale retour de Ligue des Champions contre Chelsea, mercredi soir à Londres, sur la aroute d'une place dans l'Histoire. Seule ombre au tableau, les pépins physiques de Prso (orteil) et Rothen (adducteurs), qui ont dû tout deux être remplacés en cours de jeu à Nice. Leur participation pourrait être compromise, mais le staff a surtout préféré jouer la carte de la prudence en vue du choc de mercredi. A suivre donc.

Monaco n'a pas encore gagné la guerre, mais les combattants du Rocher on gagné une bataille importante. La lutte continue, et on sait bien que les hommes de Didier Deschamps, tellement assoiffés de victoire et qui veulent tant ce titre de Champion, ne lâcheront pas si facilement prise. Il reste quatre journées avant le verdict, ce qui laisse largement la place de rattraper ces deux points de retard. Lyon n'est pas infaillibles, et Monaco est déterminé plus que jamais à rattraper ses erreurs passées… Lyonnais et Parisiens sont prévenus, la fin de saison sera chaude : Monaco a tiré des feux d'artifices toute la saison, gageons que c'est le bouquet final qui sera le plus beau !

ALLEZ MONACO !

Tous les articles du Monde des Princes, mois par mois !



www.asm-foot.com
© VASELLI Nicolas et Grégory, CROESI Nicolas & ALBIN Frédéric - Mai 2004