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Novembre 2003
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Une victoire capitale !
Dimanche 30 novembre 2003  
 Déplacement à Marseille ! Visitez le site du Club des supporters de Monaco
 Le joueur du mois de novembre L'analyse du mois

Profitant du faux pas des Lyonnais défaits à Rennes, Monaco creuse l'écart en tête du championnat avec une précieuse victoire à Nantes 1-0, grâce à une belle frappe de Bernardi qui signe son premier but en Ligue 1 et voit ainsi ses efforts récompensés. L'ASM a sans doute accompli un pas important vers le titre, ses poursuivants étant désormais relégués à six points, ce qui laisse une belle marge de manoeuvre aux Rouge & Blanc avant la trêve. Malgré l'accumulation des défis, Monaco ne lâche décidément rien et poursuit sa course en tête de plus belle !

Excellente opération assurément, tournant du championnat peut-être... Quoi qu'il en soit, Monaco a encore une fois parfaitement maîtrisé son sujet, attestant de sa solidité et de son expérience avec une excellente gestion du match, qui plus est sans ses deux rampes de lancement Rothen (grippé) et Giuly (qui n'a disputé que les vingt dernières minutes). Solide défensivement, à l'image de Rodriguez, Roma et Evra très en verve à la Beaujoire, suffisamment efficace à l'avant pour faire la différence, Monaco a imposé sa maîtrise et sa réussite en résistant parfaitement face aux Canaris avant de porter l'estocade finale en fin de rencontre. Bref, un coup parfait de la part des hommes de Deschamps.


Pourtant, sur le papier (et sur le terrain) cette rencontre face au FC Nantes n'avait rien d'un match facile et on aurait légitimement pu penser que l'ASM serait mise à mal par les Canaris, quatre jours après la débauche d'énergie concédée face au PSV Eindhoven en Ligue des Champions. Le coach lui-même émettait quelques réserve quant à la fraîcheur de ses troupes. Et pourtant, on sait ce qu'il est advenu : Monaco a su puiser dans ses réserves, Monaco a su se reconcentrer, et Monaco s'est imposé en évitant le piège. Comme à Ajaccio, par exemple, les Monégasques ont fait preuve d'une volonté inaltérable et d'une détermination en béton armé, et c'est sans doute cela qui a fait la différence pour aller chercher les 3 points. L'empreinte des champions ?

Le coaching de DD n'y est sans doute pas étranger. L'entraîneur est toujours le premier visé en cas d'absence de résultat, mais il faut également savoir reconnaître ses qualités quand tout va bien. Deschamps a donc imposé son style et trouvé la formule idéale pour faire avancer le groupe Asémiste, en sachant visiblement trouver les mots justes pour motiver et préparer ses joueurs. Jusqu'à présent, ses choix tactiques lui ont toujours donné raison. A Nantes, Plasil et Cissé occupaient la place de Rothen (laissé au repos) et Giuly (remplaçant), ce qui a eu le mérite de faire souffler nos deux milieux de terrain, et qui a permis de faire entrer un Giuly plus frais pour donner un coup d'accélérateur décisif en fin de match. Bref, après des débuts laborieux à Monaco, DD s'est affirmé comme un fin tacticien depuis environ un an et conduit l'ASM sur la route de la victoire.

Avec l'accumulation des matches et la fatigue qui va avec, on craignait un coup d'arrêt pour Monaco. Heureusement, celui-ci ne se fait pas sentir, et cette victoire à Nantes constituera peut-être une étape décisive dans la conquête du titre de champion. Certes, la période chaude s'étalant de décembre à janvier avec son lot d'affiches (déplacement à Marseille, réception de Nice, Lyon et du PSG) est loin d'être terminée et tout peut encore basculer, mais l'avance de 6 points dont dispose l'ASM à ce jour est confortable et puis ce qui est pris n'est plus à prendre... En outre, en quinze journées de championnat, les Monégasques n'ont perdu qu'une fois et cette marge de 6 points leur laisse éventuellement droit à deux jokers. Ce qui est considérable si Monaco poursuit sur le même rythme.

Il est un peu tôt pour s'enflammer à propos du titre, mais ce qui est sûr, c'est que les Rouge & Blanc vont avoir à coeur de profiter de cette avance et de poursuivre leur course en tête après cette victoire ô combien importante face à Nantes. On ne le répétera jamais assez, la motivation inoxydable des joueurs, leur envie, leur soif de victoire sont une force primordiale, conjuguée à un formidable esprit d'équipe : on sent bien qu'il y a quelque chose de particulier du côté de Monaco, une cohésion, une solidarité réelle et une belle amitié. Enfin, on sent que le groupe fait corps autour d'un objectif commun : la victoire. DD ne s'y trompe pas : "à Monaco, la star c'est le groupe". Et puis, donnée non négligeable, ce groupe a oublié de prendre la grosse tête et de se voir trop beau, le coach étant vigilant pour pallier tout dérapage de ce côté là, et visiblement cela marche car les joueurs gardent les pieds sur terre.

Riches de ces qualités et aptes à gérer la fatigue, les Rouge & Blanc vont donc tenter de poursuivre sur leur lancée pour tenir jusqu'à la trêve avant d'aborder ce qui apparaît comme le tournant du championnat en janvier... Pour l'instant, un autre défi (et non des moindres) attend l'ASM. Dès vendredi, il faudra en effet se rendre au Vélodrome pour défier l'OM sur son terrain ! Les Monégasques étant en pleine bourre, au contraire des Marseillais, ils se déplaceront pour la victoire, d'autant plus que, psychologiquement, le stade Vélodrome n'apparaît plus comme une forteresse imprenable depuis la victoire en demi-finale de Coupe de la Ligue la saison dernière.

On l'aura bien compris, Monaco traverse une étape capitale sur la longue route qui mène au titre et a plus que jamais besoin du soutien de ses supporters ! On ne peut donc que vous inviter à vous rendre en masse à Marseille pour soutenir notre équipe à l'occasion de ce traditionnel derby du sud... Tous au Vélodrome !

Des Canaris en guise de dessert
Vendredi 28 novembre 2003  
 Fiche du match ASM/PSV Eindhoven Visitez le site du Club des supporters de Monaco
 Photos et déclarations 

Pas de répit pour Monaco ! Après Lens en entrée et le PSV Eindhoven en plat de résistance, c'est au tour de Nantes de se présenter au menu des Monégasques pour leur troisième match en 7 jours. La qualification pour la deuxième phase de la Ligue des Champions étant désormais assurée, les hommes de Deschamps vont devoir se reconcentrer sans délai sur le championnat de France face aux Canaris, 7e de Ligue 1 et adversaire sérieux en net regain de forme après un passage à vide.
Il faudra d'autant plus se méfier que le match difficile face à Eindhoven, éprouvant au plan physique comme au plan mental malgré la qualification, aura laissé des traces.

Si fort heureusement aucune blessure sérieuse n'est à déplorer, l'ASM se rendra à la Beaujoire privée des services de Jérôme Rothen, laissé au repos par le staff en raison d'une grippe. Et même si ses coéquipiers devraient a priori tenir leur place, ils risquent de ne pas jouir de toutes leurs facultés physiques ; Morientes (douleurs aux lombaires) et Squillaci (touché à une jambe) ont en effet été ménagés depuis mardi et se sont contentés de soins. Evra, en revanche, n'inspirait aucune inquiétude malgré sa sortie sur civière suite à un choc à la tête mardi soir.


Néanmoins, DD reconnaissait un état de fatigue générale au lendemain de la qualification et, envisageant un manque de fraîcheur bien compréhensible, a laissé entendre qu'il pourrait faire tourner l'effectif pour ménager certains joueurs. Plasil, Adebayor ou Ibarra, qui n'ont que peu ou pas joué mardi, pourraient alors apporter un peu de sang neuf à l'équipe. Heureusement que le coach dispose de solutions de rechange dans pareilles situations... C'est aussi cela qui fait la force d'une grande équipe.

Pour en revenir à notre adversaire du jour, Nantes n'est pas au mieux à domicile après avoir perdu face à Lyon et au PSG. Cela dit, après un début de saison moyen, les Canaris se sont bien repris et constituent un adversaire solide, qui n'a en outre rien à perdre face à l'un des grands favoris du championnat. Quoiqu'il en soit, Monaco tentera de plumer les Canaris pour conserver la tête de la Ligue 1. La Beaujoire avait d'ailleurs plutôt bien réussi aux Rouge & Blanc la saison dernière (victoire 2-0). En outre, hormis à Lyon, Monaco a toujours répondu présent face aux grosses cylindrées cette saison et se rendra à Nantes pour gagner, car comme le souligne Deschamps, "l'objectif numéro un c'est le championnat". On peut donc s'attendre à un beau match opposant le fameux jeu à la nantaise au spectaculaire label Monaco, porté vers l'offensive.

On l'aura compris, si la solidité du mental monégasque ne fait pas de doute, l'inquiétude concerne la récupération. Il faudra aller puiser dans les réserves pour arracher un bon résultat à Nantes : la détermination et la motivation devront être plus fortes que la fatigue, comme cela avait été la cas jusqu'à présent. Une nouvelle étape importante se présente donc à l'ASM. Et puis après avoir affronté Nantes, un autre rendez-vous capital se profilera à l'horizon avec le déplacement à Marseille vendredi prochain. Heureusement, les Asémistes disposeront cette fois de 6 jours de préparation... Le mois de décembre s'annonce difficile, mais pourrait constituer un tournant avant la trêve hivernale bien méritée.

Mission accomplie
Mercredi 26 novembre 2003  
 Fiche du match ASM/PSV Eindhoven Visitez le site du Club des supporters de Monaco
 Photos et déclarations 

Mission accomplie... Il ne manquait qu'un point à l'ASM pour se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions et c'est désormais chose faite, non sans mal, après le match nul concédé face au PSV Eindhoven. Au terme d'une partie très engagée, face à des Hollandais extrêmement peu adeptes du fair-play et ternie par un arbitrage lamentable, Monaco doit en grande partie sa qualification à Fernando Morientes, auteur du but qui propulsa l'ASM en huitièmes, et surtout à son gardien Flavio Roma qui a sauvé son équipe grâce à plusieurs arrêts décisifs de grande classe.


Le football n'est pas une science exacte, et les matches se suivent sans se ressembler forcément. Trois semaines après la victoire surréaliste sur La Corogne, les choses n'ont pas été aussi simples face à une rugueuse équipe du PSV Eindhoven. Malmené en début de partie, Monaco avait pourtant réussi à reprendre le contrôle et avait assuré l'essentiel en inscrivant un précieux but en fin de première période, grâce à l'inévitable Morientes, de la tête, suite à un centre de Rodriguez. Mais les événements allaient se corser en deuxième mi-temps.


Le jeu pratiqué par les Hollandais, très regroupés, n'était pas pour faciliter le créativité des talents Monégasques, gênés par le manque d'espace. Toutefois, après des débuts hésitants et quelques frayeurs, les hommes de Didier Deschamps étaient parvenus à se montrer dangereux et à se créer des occasions, ponctuées par une belle technique. Cela se soldait finalement par un but, et les joueurs regagnaient les vestiaires soulagés d'avoir pris l'avantage. On imaginait alors que Monaco reviendrait en seconde période dans le but de creuser l'écart et de se mettre ainsi à l'abri, mais ce ne fut pas vraiment le cas. Les Asémistes semblaient en effet avoir quelque peu baissé de régime et subissaient plus qu'ils ne construisaient. Sans doute le manque de récupération après leur dernier match, éloigné de 72 heures à peine, n'y était pas étranger...

Loins de s'avouer vaincus bien qu'étant réduits à dix, les Hollandais imposèrent une résistance coriace aux Rouge & Blanc, qui tenaient le score avant que la rencontre ne dégénère dans le dernier quart d'heure et que l'arbitre ne pète les plombs en expulsant sévèrement Zikos (coupable d'une main volontaire alors que Rothen était à terre suite à une vilaine faute) puis Giuly (qui avait le malheur de répondre à une provocation). Des sanctions pour le moins sévères et une application bien rigide du règlement...

On se demande comment un arbitre si peu lucide peut avoir sa place dans une compétition de tel niveau. Certes, Zikos n'avait pas à arrêter le ballon de la main mais il fallait se référer au contexte et le geste de Giuly ne méritait pas le rouge, disproportionné au regard de son geste et de l'agression dont il avait été victime. Quant aux Hollandais, ils semblent avoir oublié que le fair-play veut que l'on sorte la balle quand un joueur est au sol et en profitèrent pour égaliser sur coup franc après l'expulsion de Zikos. Tout le Stade se chargeait de saluer ces actes déplorables comme il se doit, infligeant une bronca grandiose à l'homme en noir et aux visiteurs jusqu'au coup de sifflet final. Dans une fin de match complètement folle, plus proche de l'expédition punitive que d'un match de football, Monaco ne dût son salut qu'à un magnifique arrêt de Roma.

Quoi qu'il en soit, il ne faudra retenir de cette soirée que le plus beau, l'essentiel : la qualification ! Savourons cette qualification, obtenue au terme d'un parcours brillant qui ne semblait pourtant pas évident sur le papier il y a quelques mois. Monaco a donc gagné son pari et rejoint le cercle très fermé des 16 meilleures équipes européennes, redorant par la même occasion le blason du football français. Pour le plus grand plaisir de nos amis Aulas et Bouchet, on n'en doute pas... Retenons aussi la bonne performance de la défense, mise à rude épreuve, et en particulier celle de Patrice Evra, sous les yeux du sélectionneur de l'Équipe de France présent dans les tribunes d'un Stade Louis II bien rempli, bruyant et coloré à souhait. Le public, chauffé à blanc, était en effet venu en masse pour encourager l'ASM.

Enfin, rendons hommage à notre gardien de but Flavio Roma, héros discret sans qui le club ne serait peut-être pas ce qu'il est aujourd'hui. En effet, qui sait ce qu'il serait advenu depuis le début de la saison sans ses nombreux arrêts décisifs... Incontestablement, Roma est une pièce maîtresse de l'équipe et un gardien de très grande classe. On peut le remercier !

Son billet pour la phase finale de la Ligue des Champions en poche, Monaco pourra donc désormais se focaliser sur le championnat de France. Cependant, si la qualification est assurée, il faudra conclure en beauté à Athènes pour le dernier match de poule et aller chercher la victoire afin de terminer à la première place du groupe devant La Corogne, place assurée pour le moment grâce à la différence de buts. Monaco se doit de viser haut : la qualification était certes l'objectif, mais finir en tête serait encore plus beau.

Les Monégasques ont rempli leur contrat, et l'on attend déjà avec impatience le tirage au sort des huitièmes de finale. Sans aucun doute, le printemps nous donnera l'occasion de vibrer face à de grandes équipes, comme à la belle époque. On rêve déjà d'un parcours similaire à celui de la saison 97-98, où l'ASM avait atteint les demi-finales de la compétition contre la Juventus après avoir éliminé Manchester United... Avec une si belle équipe, pourquoi pas mieux cette fois-ci ?

En route vers les huitièmes de finale !
Lundi 24 novembre 2003  
 Retour sur la victoire historique face à La Corogne Visitez le site du Club des supporters de Monaco
  

On en rêvait, Monaco est à deux doigts de le réaliser : décrocher la qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, chose devenue rare ces dernières années pour les clubs français. A deux doigts de l'exploit, ou plutôt à un petit point : c'est en effet ce qu'il faudra aux Rouge & Blanc pour assurer mathématiquement le précieux billet pour la deuxième phase de la compétition. En deux matches, cela semble largement à la portée des Monégasques, surtout s'ils poursuivent sur le même rythme que lors de leurs dernières sorties européennes, où ils ont fait grande impression.

Trois semaines après la fabuleuse victoire face au Deportivo La Corogne, doublée d'une véritable leçon de football, les Asémistes devront cette fois-ci confirmer leur statut de princes d'Europe face à un PSV Eindhoven certainement revanchard après la défaite infligée par les hommes de Didier Deschamps à l'aller aux Pays-Bas (2-1, premier exploit d'une belle série).

En passe d'atteindre leur premier objectif de la saison, à savoir passer le premier tour de la Ligue des Champions, les joueurs de l'ASM devront relever le défi physique imposé par les Hollandais. On s'attend à une partie ouverte où les deux équipes iront de l'avant. Mais l'ASM peut aborder ce match décisif avec sérénité, compte tenu de ses bonnes performances passées lors desquelles le mental a toujours répondu présent. Si Monaco sait toutefois qu'un excès de confiance serait une dangereuse façon de se préparer, les maîtres mots seront détermination et lucidité, comme le souligne DD : "il ne faut pas que ce match nous tétanise, ni que l'on soit trop euphoriques non plus. Il faut s'attacher, à la fois à bien récupérer physiquement et psychologiquement pour garder cette lucidité et cette sérénité affichées face à Lens. J'espère ainsi pouvoir dire mardi soir que nous sommes qualifiés !". Toto Squillaci et Patrice Evra ont bien reçu le message de leur coach et restent modestes : "il ne faut pas s'enflammer". Lucas Bernardi préfère pour sa part se concentrer sur le match en lui-même plutôt que de penser à la qualification.

Afin de préparer le match dans les meilleures conditions de concentration, le groupe Monégasque s'est retiré au vert à Sophia-Antipolis dès dimanche. DD a emmené avec lui un groupe de 21 joueurs : outre les 16 figurant sur la feuille de match samedi contre Lens (dont le jeune Ramos), le coach a retenu Cissé (suspendu samedi), El-Fakiri, Carole, Camara et Biancarelli. On ne déplore pas de souci physique particulier, hormis une légère douleur au genou gauche pour Bernardi, qui ne devrait néanmoins pas compromettre sa participation. En revanche, les Hollandais seront diminués par l'absence de deux de leurs joueurs-clés, les internationaux Rommedhal et Ooijer.

Monaco a donc son destin en main : la porte de la qualification est entrouverte, il faudra la pousser mardi soir face à de solides Hollandais. Si un seul point suffirait pour passer, l'objectif demeure les trois points de la victoire pour cette équipe portée vers l'offensive. Côté tribunes, on s'attend à vivre un match de grande intensité. Après les belles victoires contre Athènes et La Corogne, riches en émotions, en buts et en spectacle, les supporters ne pourront s'empêcher de penser à l'adage "jamais deux sans trois" et viendront au stade dans l'espoir de voir les Monégasques écrire une nouvelle page de leur histoire.

Pour ceux qui n'auront pas la chance d'être au Stade Louis II, TF1 a enfin décidé de retransmettre l'ASM en Ligue des Champions. Mieux vaut tard que jamais... En effet la chaîne a bien été obligée de se rendre à l'évidence et de s'incliner devant le beau jeu déployé par les Rouge & Blanc d'une part, et devant les résultats d'audience décevants générés par l'OM d'autre part, préférant ainsi laisser le match Marseille / Real Madrid à ses homologues de Canal +. Une fois n'est pas coutume, toute la France pourra ainsi profiter des performances du Club princier, outre les commentaires hautement intellectuels du duo de choc formé par Roland et Larqué.

Télévision ou pas, vivre de tels matches au stade est incomparable, avec le parfum si particulier de la Coupe d'Europe, son ambiance et son lot d'émotions. A n'en pas douter, les supporters et les amateurs de beau jeu répondront donc présents pour vibrer et pousser leur équipe vers l'exploit. Montrons à toute la France qu'en plus d'avoir l'une des plus belles équipes du moment, Monaco a aussi un public qui sait transformer son stade en chaudron... Tous au Louis II mardi soir !

Monaco maîtrise et assure (2-0)
Dimanche 23 novembre 2003  
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 Fiche du match ASM/Lens Spécial Fête nationale : les photos exclusives


Grâce à Ludovic Giuly, homme du match avec un but magnifique et une passe décisive, l'ASM a parfaitement contourné l'obstacle Lensois en s'imposant 2 à 0, non sans avoir quelque peu souffert en première mi-temps du défi physique imposé par des Nordistes solides et bien regroupés. Monaco poursuit donc sa course en tête et sa belle série d'invincibilité avec ce 12e match sans défaite consécutif en championnat. De bon augure pour la suite...

Après la mini-trêve, les Monégasques ont donc réussi un retour gagnant en Ligue 1. Si la machine a eu un peu de mal à se remettre en route en première mi-temps avec trop de ballons perdus et de cafouillages, les Lensois fermant le jeu, il en fut tout autrement au retour des vestiaires. En effet, Didier Deschamps ayant sans doute remonté les bretelles de ses joueurs à la pause, c'est une équipe bien plus inspirée et efficace qui s'est présentée en seconde période. Certes, les Asémistes s'étaient procurés quelques belles occasions en première mi-temps, mais ils enclenchèrent véritablement le turbo par la suite, emmenés par leur capitaine Ludovic Giuly.

Une nouvelle fois, c'est en effet Giuly qui montra la voie du succès à ses partenaires en ouvrant le score par une somptueuse reprise de volée acrobatique, idéalement servi par Rothen. Monaco était donc libéré et le verrou lensois sauta à nouveau quelques minutes plus tard, encore grâce à Giuly qui après un slalom dans la défense adverse déposait un caviar sur la tête de Morientes. 2-0, le match était plié.

En ayant inscrit deux buts en l'espace de dix minutes, la machine était débridée et les Monégasques à l'abri. Loin de s'en contenter, les joueurs poussaient encore, et l'addition aurait pu être plus salée pour les Lensois si Adebayor n'avait pas manqué un occasion en or par la suite. Quoiqu'il en soit, Monaco a parfaitement maîtrisé ses adversaires qui ne sont pas parvenus à se montrer dangereux en seconde période. Les Rouge & Blanc tenaient leur victoire et les 3 points qui leur permettaient de conforter leur place de leader. Il aura fallu attendre 45 minutes pour concrétiser, mais Monaco a confirmé ses bonnes dispositions. Mention spéciale à la défense, bien compacte et efficace, ainsi qu'à Roma auteur d'un arrêt de grande classe, seul face à un attaquant Lensois.

Au chapitre des satisfactions, on notera bien sûr la très bonne performance de Giuly, décisif comme il le fut déjà à maintes reprises, face à Guingamp ou Auxerre. Ludo est en train de réaliser une excellente saison, et ce n'est pas pour rien s'il figure dans la prestigieuse liste des 50 nominés à l'élection du Ballon d'Or 2003. Capitaine exemplaire, modèle de volonté et intenable sur le terrain, on se demande pourquoi il ne figure pas parmi les cadres de l'Equipe de France.

Hier Prso, aujourd'hui Giuly : les hommes décisifs ne manquent pas à l'ASM. Comme le souligne DD, c'est la complémentarité qui fait la force du groupe et nombreuses sont donc les solutions et les combinaisons au sein de cette bande de potes, ce qui offre un marge de manoeuvre intéressante au coach.

Avec cette victoire parfaitement gérée, Monaco s'est mis dans les meilleures conditions psychologiques pour préparer le match décisif de Ligue des Champions contre le PSV Eindhoven. A un petit point des huitièmes de finale, les Monégasques ont leur destin en mains : la porte de la qualification est entrouverte, il ne reste plus qu'à la pousser mardi soir...

 

Poursuivre la belle série contre Lens
Vendredi 21 novembre 2003  
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 Spécial Fête nationale : les photos exclusives 


Après une longue coupure de 15 jours qui aura permis aux organismes de se ressourcer, le championnat de Ligue 1 reprend ses droits ce week-end, avec la venue du Racing Club de Lens au Stade Louis II. En leader, Monaco devra donc retrouver ses bonnes habitudes et poursuivre sa belle série en cours, et pourquoi pas tenter de creuser l'écart sur ses concurrents directs. D'autre part, une victoire permettrait de préparer au mieux la réception du PSV Eindhoven mardi en Ligue des Champions. Dans un délai très court (merci la Ligue !), l'ASM aura donc à relever deux défis importants coup sur coup.

Les Monégasques auraient préféré, à juste titre, disputer la rencontre face aux Lensois vendredi soir afin de bénéficier du même nombre de jours de récupération que les Lyonnais avant le rendez-vous de mardi en Coupe d'Europe, mais compte tenu du refus de la LFP d'avancer le match, conjugué à un manque de fair-play flagrant de la part des dirigeants lensois qui ont également refusé d'accéder à la demande de l'ASM, ce sera donc samedi soir que les hommes de Deschamps retrouveront le chemin du stade Louis II et, on l'espère, celui de la victoire.

Face à des Nordistes en net regain de forme et qui se rendront en Principauté dans le but avoué de faire un résultat, il faudra aller chercher la victoire pour prétendre poursuivre la course en tête et remettre la machine en route. D'autant plus que l'on peut espérer un éventuel faux pas du dauphin Lyonnais qui reçoit Strasbourg en étant sérieusement diminué par l'indisponibilité de plusieurs joueurs-clés. Mais comme le souligne Deschamps, "seule la victoire compte et il ne faut pas trop se préoccuper du résultat des poursuivants".

Même si la mini-trêve aura été l'occasion pour les joueurs de recharger les batteries en thalassothérapie et de travailler leurs gammes à l'entraînement (du moins pour ceux qui n'étaient pas appelés en sélection nationale) quelques doutes subsistent concernant l'équipe qu'alignera DD contre Lens. En outre, il faudra garder à l'esprit l'importance du match de Ligue des Champions contre Eindhoven et donc préserver les joueurs.

Si Morientes et Zikos sont remis de leur blessure et devraient donc tenir leur place, Édouard Cissé sera suspendu contre Lens. En outre, Givet et Evra, qui ont tous deux disputé la double confrontation face au Portugal avec l'équipe de France espoirs, ont dépensé beaucoup d'énergie et pourraient être économisés en débutant au moins la rencontre sur le banc. Enfin, l'incertitude plane quant à la participation et à l'état de forme de Prso et Plasil qui sont rentrés de sélection tardivement.

Bref, Didier Deschamps devra composer au mieux et pourrait faire appel à quelques jeunes issus de la réserve (notamment le défenseur Marco Ramos). En effet, l'équipe de CFA étant en grande forme actuellement et ayant déjà témoigné de belles qualités, ce pourrait être la solution retenue pour tenter d'assurer la victoire tout en ménageant certains joueurs en vue du choc de mardi. Faisons confiance au coach, véritable alchimiste depuis le début de la saison, pour nous concocter une de ces formules magiques dont il a le secret.

Jusqu'à présent, les choix tactiques de DD se sont avérés judicieux et Monaco a su relever les défis avec succès. Cependant, pour ne rien faciliter, la LFP a estimé que Monaco ne devait pas bénéficier des mêmes conditions de préparation que Lyon. Dommage pour l'ASM, mais surtout dommage pour le football français... La Ligue aurait-t-elle oublié qu'elle se devait de préserver l'intérêt des clubs français, sans exception ?

Gageons que les Rouge & Blanc auront à coeur de passer outre cette ineptie des instances dirigeantes pour se concentrer sur leur motivation permanente : la victoire ! Face à un adversaire loin d'être facile, il faudra en effet compter sur l'état d'esprit sans faille des Asémistes, à la fois conquérants et posés, pour atteindre l'objectif de cette 14e journée : rafler les 3 points, quelles que soient les circonstances, pour continuer à régner sur la L1 et pour se mettre dans les meilleures conditions avant d'affronter le PSV Eindhoven.

Monaco fête ses Princes
Mardi 18 novembre 2003  
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 Spécial Fête nationale : les photos exclusives 


Chaque année à pareille époque, Monaco se pare de Rouge & Blanc pour célébrer avec faste sa Fête Nationale. Le 19 novembre, jour de la Saint Rainier, est en effet l'occasion pour tous les Monégasques et les habitants de la Principauté de manifester leur attachement au Prince souverain et à Sa famille.

Défilé place du Palais, remises de décorations, galas, messe solennelle et feux d'artifices grandioses sont les temps forts de cette semaine ponctuée de diverses cérémonies officielles, dans une ville entièrement pavoisée à ses couleurs. La Fête Nationale est ainsi l'occasion pour la population Monégasque de se rassembler autour de ses Princes afin de leur rendre hommage avec ferveur, mais également de cultiver des traditions ancestrales et une identité forte auxquelles les Monégasques sont très attachés.

A l'heure de la Fête Nationale, nul doute que le Prince Rainier et le Prince Albert, premiers supporters de l'ASM, seront satisfaits des performances de leurs poulains, alors que l'on peut dresser un premier état des lieux à l'issue du tiers du championnat. Le bilan est en effet tout simplement éloquent, tant au niveau des chiffres et des résultats que des qualités affichées.

Sans aucun doute, les Asémistes auront régné sur ce début de championnat, confirmant les espoirs nés de leur belle fin de saison dernière, après la victoire en Coupe de la Ligue et le titre de champion loupé de peu. En effet, dans la continuité, l'ASM a démarré l'exercice 2003-2004 sur les chapeaux de roue. Après 13 journées, Monaco est en tête de la Ligue 1 (avec 3 points d'avance sur Lyon) et compte 9 victoires et 3 nuls pour une seule défaite, avec à son actif la 2e meilleure attaque (25 buts marqués) et l'une des meilleures défenses (12 buts encaissés).

Coté Europe, les résultats ont surpassé les espérances des supporters en Champions League : l'ASM est première du groupe C avec 3 victoires et une défaite en 4 matches (et quels matches !), et la bagatelle de 14 buts marqués pour 5 encaissés... Les Rouge & Blanc ont fait parler la poudre face à des ténors du football européen, avec en prime quelques records à la clé et ce malgré leur relative inexpérience dans cette compétition.

Si les chiffres parlent d'eux-mêmes, Monaco aura en outre séduit et éclaboussé de sa classe les terrains de France et d'Europe. En effet, tous les observateurs s'accordent pour louer les qualités du collectif monégasque et le beau jeu produit : fluidité, homogénéité, combinaisons à une touche de balle, efficacité offensive, rigueur défensive, milieu percutant, qualités techniques et tactiques sont les ingrédients du succès de l'ASM. Mais la force des hommes de Deschamps réside également dans leurs qualités mentales : malgré leur jeunesse, les Asémistes font en effet preuve d'un mental d'acier, d'un esprit d'équipe indéfectible et d'une détermination à toute épreuve pour la victoire, sans oublier une lucidité qui les préserve d'un excès de confiance néfaste.

Outre les nombreuses individualités de haut niveau que compte l'ASM dans ses rangs, la star du club est d'abord le collectif, soudé et complémentaire. On notera cependant avec satisfaction la bonne intégration des nouvelles recrues, qui se sont parfaitement adaptées au sein des schémas tactiques mis en place par DD, ainsi qu'au niveau de la cohésion et de la bonne entente du groupe. D'autre part, dans le registre des révélations, on saluera les performances d'Edouard Cissé et de Jaroslav Plasil, auteurs d'excellents débuts.

La stabilité du collectif est donc une satisfaction. En dépit des blessures, dont la plus grave, celle de Shabani Nonda, Monaco a toujours su conserver les atouts qui faisaient sa force, grâce à une précieuse complémentarité. Les révélations de l'an dernier ont confirmé (Evra, Squillaci...), les ténors sont au sommet de leur art (Roma, Giuly, Bernardi, Zikos, Rothen, Prso...) et les nouveaux ont marqué le club de leur empreinte. En outre, la richesse de l'ASM tient également en ce qu'elle possède plusieurs joueurs capables d'être décisifs devant le but. Bref, Deschamps peut s'appuyer sur un groupe solide pour pouvoir faire tourner l'effectif, voire varier les schémas comme ce fut parfois le cas en Champions League ou contre le PSG... Et cela s'est avéré payant !

La L1 (et l'Europe !) ont jusqu'à présent été marquées par le "label Monaco", synonyme de buts et de beau jeu, et il faut que cela continue pour que tous ces efforts soient récompensés. Mais ce qui est pris n'est plus à prendre : l'ASM a déjà croisé le fer avec la plupart des prétendants au titre de champion, et bénéficie d'un bilan comptable positif. En ce qui concerne la Champions League, la qualification paraît bien engagée. Les valeurs morales et les qualités sportives dont a fait preuve l'ASM au cours de ce premier tiers de championnat nous autorise à songer à une belle fin de saison. Mais la route est encore longue et tout peut basculer, les joueurs le savent bien et se gardent de tout triomphalisme. Simplement, nous pouvons légitimement être optimistes pour la suite des opérations.

L'envie est bel et bien là chez les Rouge & Blanc, gageons qu'ils ne s'arrêteront pas en si bon chemin. Toute la motivation sera en effet nécessaire pour relever le défi d'un nouveau mois chargé, avec pas moins de 7 rencontres au programme, rencontres qui pourraient s'avérer décisives dans la course au sacre final. A l'heure actuelle, si les choses continuent en ce sens, on voit mal qui pourrait empêcher les Monégasques de faire la course en tête, avec un tel jeu princier ! Néanmoins, on verra si les Asémistes finiront l'automne aussi bien qu'ils l'ont commencé, et nous feront rêver comme ils l'ont fait. Début de réponse samedi prochain à 17h15 au Louis II pour la venue de Lens...

En attendant, avant de retrouver nos Princes des Stades, rassemblons nous pour fêter nos Princes, les vrais, à l'occasion de la Fête Nationale Monégasque... Bonne fête Monseigneur !

Atterrissage réussi !
Lundi 10 novembre 2003  
 Les photos du match ASM/La Corogne Visitez le site du Club des supporters de Monaco
Toute une ville derrière son équipe ! Exclusif ! Les photos du décrassage du 6/11 à La Turbie


Allo la Terre, ici Monaco... Après avoir plané aux sommets du football européen mercredi, les Monégasques ont parfaitement négocié leur atterrissage en Ligue 1 avec leur victoire 1-0 face à Ajaccio, emmenés par le commandant de bord Dado Prso une nouvelle fois buteur et décidément homme providentiel de l'ASM cette semaine.

Après la victoire historique 8-3 face à La Corogne, les fusées Asémistes ne se sont donc pas laissées griser par l'ivresse des sommets. Avec sérieux, mais non sans difficulté compte tenu d'une fatigue bien compréhensible et d'une pelouse plutôt digne d'un champ de labour que d'un terrain de football professionnel, les Rouge & Blanc ont repris le chemin de la victoire en Ligue 1, grâce à un but signé Dado Prso sur une remise de Bernardi dans les dernières minutes. Face à des Corses qui se sont pourtant montrés coriaces et ont bien résisté, les héros Monégasques ont eu le mérite de puiser dans leurs réserves pour arracher les 3 points de la victoire.

A n'en pas douter, le but de Prso risque de valoir de l'or lorsque l'heure du bilan sera venue à l'issue de la saison. Car le déplacement en Corse avait tout d'un match piège, surtout après une telle euphorie européenne. Mais non, l'ASM ne s'est pas laissé piéger, preuve de l'état d'esprit, de la motivation et de la maturité d'un collectif certes jeune mais qui engrange de l'expérience match après match, et qui est bien déterminé à ne rien lâcher. En effet, et ce ne fut pas toujours le cas la saison dernière à pareille époque, l'ASM ne gaspille pour l'instant pas de points face aux "petites" équipes et aligne les performances face aux autres. La victoire, toujours la victoire, tel semble être le leitmotiv des hommes de Didier Deschamps. Et c'est peut-être cela qui fera la différence à la fin de la saison...

L'heure est maintenant à la trêve : les guerriers Monégasques vont pouvoir goûter un repos amplement mérité après avoir enchaîné de nombreux matches avec brio. Malgré un rythme soutenu, le bilan est très positif puisque l'ASM a conservé son trône de leader de Ligue 1, ainsi que la première place de son groupe en Ligue des Champions, dans les circonstances fabuleuses que l'on sait.

Les 3 points d'avance sur Lyon (désormais dauphin de l'ASM après avoir étrillé l'OM au Vélodrome 4-1) constituent un capital précieux qu'il faudra absolument conserver, voire accentuer. Car la mini-trêve engendrée par le match amical France-Allemagne ne sera qu'un repos passager pour recharger les batteries et il faudra repartir au combat de plus belle, puisqu'une autre série de grands rendez-vous attend l'ASM. Après la réception de Lens le 22 novembre, ce sera au tour du PSV Eindhoven de se rendre au Louis II (le 25), puis Monaco se rendra à Nantes, avant de recevoir Nice et de se déplacer à Marseille puis à Athènes !

Bref, ce sera chaud pour l'ASM et cette série pourrait bien constituer un tournant du championnat. D'autant plus que Lyon, qui est aussi en pleine forme, pointe son nez dans les rétroviseurs du bolide Rouge & Blanc sur la route qui doit le mener au sacre final. L'ASM devra bien négocier ce virage pour se mettre à l'abri avant d'affronter des adversaires apparemment plus souples, même s'il n'y pas de matches faciles. En outre, le répit sera de courte durée puisqu'en janvier Lyon et le PSG sont attendus au Louis II. La conquête de la Ligue 1 est donc, comme l'affirme DD, une lutte continue.

Le succès et les 3 points acquis en Corse dimanche soir sont donc extrêmement précieux et l'ASM devra tâcher de poursuivre la belle série qu'elle réalise en championnat (une seule défaite en 13 journées). Nul doute que la motivation indéfectible des joueurs de la Principauté constituera un argument de poids, outre leurs nombreuses qualités techniques, tactiques et offensives.

Rendez-vous est pris le 22 novembre, à 17h15 au Stade Louis II. L'ASM affrontera Lens pour le compte de la 14e journée du Championnat de France et le public monégasque retrouvera ses héros qui, gageons le, seront fêtés comme il se doit.

 

Monaco est grandiose !!
Jeudi 6 novembre 2003  
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Quelle soirée fantastique ! C'est un match historique que les Rouge & Blanc, Princes d'Europe au sommet de leur art, ont livré au Stade Louis II en atomisant La Corogne sur le score ahurissant de 8 buts à 3, signant par là même le record de la Ligue des Champions. Une soirée folle qui confirme désormais le statut de ténor européen de Monaco, face à l'une des équipes les plus régulières des dernières années qui a pourtant été littéralement terrassée par l'ouragan ASM ! Dado Prso, héroïque auteur d'un magnifique quadruplé, a fait rentrer Monaco dans la légende pour le plus grand bonheur de ses supporters, propulsés au huitième ciel !

Magique, incroyable, phénoménale, grandiose... les superlatifs manquent pour qualifier cette performance extraordinaire qu'ont réalisé les hommes de Didier Deschamps, écrivant l'une des plus belles pages de l'Histoire du club princier. Cela ressemble à un rêve mais c'est bien la réalité : dans un Stade Louis II à guichets fermés, dans une ambiance de feu, les Monégasques ont réussi un exploit, non seulement en inscrivant la bagatelle de 8 buts dans un match de Ligue des Champions, mais qui plus est face à La Corogne, une excellente équipe qui faisait figure d'épouvantail européen jusqu'alors !

Emmenés par le sniper Dado Prso, héros du match, les Asémistes ont tout simplement été irrésistibles, intenables, sensationnels, tous sans exception. Rothen, impérial, a été le premier a faire sauter le verrou galicien dès la 2e minute, ouvrant ainsi la voie à une avalanche de buts, marqués ensuite par Giuly, Prso à quatre reprises, Plasil et Cissé. Des buts à la pelle mais surtout des buts magnifiques, voire d'anthologie : têtes, lobs et tirs lointains, bref un véritable festival offensif !

Gommant ainsi les légers doutes consécutifs aux prestations en demi-teintes face à Auxerre, Sochaux et Le Mans, Monaco avait donc en fin de compte économisé ses cartouches pour cette victoire tonitruante. Oubliée également la défaite in extremis lors du match aller en Galice. On a donc retrouvé avec plaisir le talent, l'envie, les qualités offensives, techniques et tactiques qui constituent le "label Monaco". En rentrant parfaitement dans le match en inscrivant 2 buts coup sur coup, les Monégasques ont réalisé une entame canon pour ne plus lâcher ensuite le pressing sur les Espagnols. Monaco était vraiment déchaîné et a fait preuve d'une envie phénoménale, à l'image de Dado, chasseur de buts invétéré ; de Giuly, intenable et qui a donné le tournis à la défense adverse ; de Rothen, auteur de caviars et de courses effrénées, bien relayé par un Evra impeccable ; et de Bernardi, véritable rampe de lancement.

L'ASM n'a fait qu'un bloc hier soir, témoignant de son état d'esprit exemplaire à toute épreuve. De Roma, toujours impeccable, à Plasil auteur d'un énorme match et d'un but superbe qui laissent présager un grand avenir, en passant par Squillaci, Givet, Rodriguez ou Cissé qui ont bien résisté, toute l'équipe a livré un match phénoménal sur tous les plans. En dépit du forfait de Morientes et de l'absence de Zikos débutant la rencontre sur le banc, rien ne pouvait arrêter Monaco ce mercredi 5 novembre 2003 au Stade Louis II. Comme l'a expliqué Dado, "Monaco avait les crocs" !

Mais l'union sacrée, c'était aussi dans les tribunes : l'ambiance des grands soirs dans un Stade Louis II plein à craquer et paré aux couleurs monégasques, le public ayant répondu en masse à l'appel du Club pour l'opération "tous en rouge et blanc". Quelle ambiance ! Le public s'est enflammé durant tout le match, faisant la Ola et chantant à l'unisson sous l'impulsion du Pesage et des Ultras, de plus en plus bruyants. Jusque dans les loges les plus feutrées, le Prince Rainier et le Prince Albert en tête, les spectateurs se sont transformés en supporters euphoriques et déchaînés, arborant fièrement les couleurs de l'ASM, dans un Stade devenu chaudron ! Une soirée folle qui restera à jamais gravée dans les mémoires de ceux qui auront eu le bonheur de vivre ces instants magnifiques.

Si le parfum de la Coupe d'Europe est exceptionnel, Monaco l'aura rendu encore plus enivrant. Bravo donc à nos joueurs pour cette performance en or massif, bravo aux supporters, bravo à tout le public qui s'est mobilisé comme cela devrait être toujours le cas, bravo aux commerçants qui ont décoré leurs vitrines aux couleurs de l'ASM, bravo à Dado le serial buteur pour son exploit, nous offrant ainsi un fabuleux cadeau le soir de son anniversaire, célébré de la meilleur des façons ! Bravo également à DD pour son coaching et ses choix tactiques qui se seront avérés payants... Bravo et surtout merci à tous pour nous avoir fait tant vibrer !

Le bilan de cette soirée est tout simplement exceptionnel : victoire historique, record de buts inscrits par une équipe dans un match de Champions League, record de buts marqués par un joueur en un seul match (Dado rejoignant ainsi les grands Van Basten et Inzaghi, rien que ça !) et enfin la première place du groupe C (9 points). La vie est belle sur le Rocher !

Monaco a indubitablement atteint, voire retrouvé, le statut de grand d'Europe et, avec la qualité de jeu que l'on a pu observer mercredi soir, le Club peut prétendre à de grandes ambitions pour la suite de la compétition, la porte des huitièmes de finale étant désormais grande ouverte. Hier soir, les spectateurs présents au Louis II se seront régalés, de même que les téléspectateurs de Canal +. On ne pourra pas en dire autant de ceux de TF1, qui devront patienter jusqu'aux 8e de finale pour profiter du beau jeu monégasque et voir du vrai football par là même occasion...

En attendant, Monaco devra redescendre de son nuage après avoir savouré cette splendide victoire pour retrouver dès dimanche la Ligue 1 à Ajaccio et poursuivre sa course en tête. Quant à la Champions League, prochaine échéance le 25 novembre, au Stade Louis II, face au PSV Eindhoven pour un match décisif que l'on espère du même acabit que celui de mercredi, tant sur le terrain que dans les tribunes.

 

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© VASELLI Nicolas et Grégory & CROESI Nicolas - Novembre 2003