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2003, l'année du renouveau ou la clé Deschamps |
| Lundi 29 décembre 2003 | L'année
2003 en images | Visitez
le site du Club des supporters de Monaco | A
l'heure de la trêve hivernale, le moment est traditionnellement venu de dresser
le bilan de l'année écoulée. Que dire de cette année 2003 si ce n'est qu'elle
aura été tout simplement merveilleuse pour l'AS Monaco et ses supporters ? 2003
aura été l'année du renouveau du club princier qui aura enfin retrouvé un jeu
éclatant et un rang digne de son passé, non seulement en France mais aussi
en Europe, après deux saisons moribondes et des tribulations financières et administratives
qui auront secoué le club en coulisses. En effet, pour encore mieux apprécier
la saveur de ce millésime 2003 qui a tout d'un grand cru, souvenons-nous que le
spectre de la relégation en Ligue 2 a un temps menacé les Rouge & Blanc. Mais
après la tempête, le calme s'est de nouveau installé au pied du Rocher, et avec
lui un nouveau président. Quant à Didier Deschamps, il a semble-t-il trouvé
la recette idéale pour conduire son équipe sur le chemin du succès
et pourrait bien être la clé du renouveau monégasque. Lorsque
les choses vont mal dans un club, l'entraîneur est souvent tenu pour responsable
mais il faut également savoir reconnaître quand celui-ci est à
l'origine des bons résultats. DD voulait rendre à l'ASM son statut
de ténor, il est bien parti pour gagner son pari. |
©
AFP | Tout
a (re)commencé il y a exactement douze mois : les joueurs de la Principauté, après
un début de saison en dents de scie, se transfigurèrent à la reprise et ne quittèrent
plus le devant de la scène, remportant la Coupe de la Ligue avec brio et manquant
de justesse un titre de Champion de France qui n'aurait pourtant pas été usurpé
compte tenu du beau jeu pratiqué par les Asémistes terminant la saison en fanfare.
Le point d'orgue fut sans conteste cette finale magnifiquement remportée
au Stade de France, assortie d'une véritable démonstration des artistes
Rouge & Blanc face à Sochaux (4-1), pourtant l'une des formations les
plus en verve du moment. Dès cet instant, tout le monde prit conscience
de la flamboyante force de frappe de l'ASM. |
Alors que les
plus grands clubs convoitaient nombre de ses joueurs, la force de l'ASM aura été
de pouvoir conserver pour la présente saison la quasi totalité de son groupe ;
un groupe riche d'automatismes, renforcé par un recrutement judicieux et expurgé
des indésirables. Bref, dans la continuité, tout était réuni pour que la
mayonnaise prenne au Stade Louis II, les Rouge & Blanc trustant dès le début de
la saison la tête de la Ligue 1 et les titres de meilleure attaque, meilleure
défense, meilleur passeur et souvent de meilleur joueur du championnat à
l'instar de Ludovic Giuly, véritable chef d'orchestre de la formation monégasque.
Polyvalent et très souvent décisif (doublé en finale de coupe
la Ligue notamment), le capitaine monégasque - à la base milieu
droit offensif - sera souvent placé en pointe de l'attaque par Didier Deschamps
si nécessaire. Un choix inconstablement judicieux, Ludo étant à
l'heure actuelle le meilleur buteur du club avec 9 réalisations... et l'un
des tous meilleurs joueurs de France. A
l'heure des bilans, les chiffres sont donc impressionnants et les statistiques
parlent d'eux-mêmes. Mais surtout, en plus des résultats, cette année 2003
aura été marquée par la naissance d'un groupe conquérant, motivé et soudé.
Il faut souligner, outre ses grandes qualités sportives, les valeurs morales
du groupe asémiste, enthousiaste et homogène. La clé de ce succès
pourrait bien s'appeler Didier Deschamps. Tel un alchimiste, le coach a su allier
les talents et concocter une formule gagnante basée sur un groupe restreint et
bâti avec soin, auquel il a insufflé le culte de la victoire, de la détermination
et du beau jeu, instaurant ainsi un véritable "label Monaco". Assurément, les
joueurs mouillent le maillot et ont faim de victoire, mais ils forment avant tout
une vraie bande de potes. La bonne ambiance qui règne au sein de l'ASM n'a d'égal
que sa cohésion, sa motivation, son sérieux et, élément important, sa lucidité.
Et ce dans tous les moments : que ce soit en Coupe d'Europe ou en championnat,
dans la victoire ou face à la défaite, quel que soit l'adversaire,
application et abnégation sont les maîtres mots, du capitaine au
remplaçant. Et la victoire apparaît alors comme un leitmotiv. Il
lui aura fallu du temps, mais aujourd'hui DD a manifestement réussi à trouver
la bonne formule et il est parvenu à imposer sa réputation de leader en
Principauté. S'il disposait d'ingrédients de grande qualité, le coach a
parfaitement su exploiter voire révéler le fort potentiel de ses
hommes. Guidés par son expérience du haut niveau, les espoirs prometteurs Evra,
Givet, Squillaci et Plasil ont éclôt au grand jour, sont montés
en puissance et frappent désormais aux portes de leur sélection
nationale. Au sommet de leur art, Giuly, Rothen, Roma, Bernardi, Zikos ou Prso
ont confirmé leur talent et se sont épanouis. Quant aux nouvelles recrues,
elles se sont parfaitement intégrées (Morientes, Adebayor, Ibarra)
et ont retrouvé l'envie et le plaisir de jouer, à l'image d'Édouard
Cissé, surprenant sous ses nouvelles couleurs. Bref, DD a su extraire le
meilleur de ses joueurs, tant aux plans tactique et technique qu'au plan psychologique.
En outre, il a réussi à faire primer le groupe sur les individualités,
celles-ci étant avant tout au service du collectif. En effet, "à
Monaco, la star c'est l'équipe" se plaît à répéter
Deschamps. Et pourtant, Dieu sait que Monaco en compte, des stars de la planète
foot ! Quel
chemin parcouru en un an ! Du ventre mou de la Ligue 1 au sommet de l'Europe…
Même si le coach tient à rappeler à ses joueurs de garder les pieds sur terre
et de rester concentrés, car la route du titre est encore bien longue (et la modestie
est peut-être encore une des clés de la réussite), l'ASM a effectué une année
2003 remarquable, tant par la régularité que par le niveau des performances. En
un an, l'ASM a vaincu ses vieux démons, notamment en s'imposant au Vélodrome où
les Monégasques n'avaient pas gagné depuis plus de vingt ans ; en un an,
l'ASM a collectionné les records et a imposé son règne sur le football français.
Leader avec 42 points (dont 7 d'avance sur le second) grâce à treize victoires,
trois nuls et seulement deux défaites, l'ASM est à ce jour l'un des champions
d'automne les plus prolifiques de l'histoire de la première division. Impressionnant
sur toute la ligne... Outre
ce règne sur le championnat, les Monégasques doivent probablement aussi à Didier
Deschamps et à son expérience internationale leur formidable parcours européen.
Enfin, le Stade Louis II a retrouvé le parfum de la Champions League, et de quelle
façon ! Abordant modestement cette compétition sur la pointe des pieds, sans ambitions
démesurées bien que conquérant, le jeune groupe Rouge & Blanc (23 ans en moyenne),
dont la grande majorité n'avait jamais disputé de Coupe d'Europe, a pourtant créé
la sensation et a épaté toute l'Europe du football au cours de ses matches de
poule, soldés par un bilan au delà de toutes les attentes. Ce n'est pas
le Deportivo La Corogne, balayé 8-3 au Louis II au cours d'un match d'anthologie,
qui nous contredira. Non content de collectionner les records héxagonaux,
l'ASM pulvérise par la même occasion les records de buts inscrits
dans la compétition en une rencontre... L'ouragan Monaco a donc fait grande
impression et a gagné ses galons de grand d'Europe pour son retour en Ligue des
Champions, et Didier Deschamps n'y est sans doute pas étranger avec ses nombreuses
victoires continentales en tant que joueur. A
l'issue de cette brillante année 2003, les sceptiques seront donc rassurés quant
à l'efficacité de Deschamps à la tête de l'AS Monaco. Même
si cela fait probablement grincer quelques dents en coulisses, le pouvoir sportif
est entre les mains des techniciens et c'est tant mieux. Difficile en tout cas
d'opposer la moindre critique au vu du formidable bilan de cette année, les résultats
sont sans appel. Le président Svara peut se féliciter d'avoir donné carte
blanche à DD, qui en fin tacticien a su conduire parfaitement le club de la Principauté
jusqu'à présent. Si
2003 fût l'année du renouveau et des promesses, gageons que 2004 sera alors l'année
de la consécration. La route est encore longue et le plus dur (mais aussi le plus
palpitant !) reste à venir, mais nous pouvons légitiment rêver à ce que
cette année le parcours de l'ASM se transforme en épopée, si les Rouge & Blanc
continuent sur leur lancée… Quoiqu'il en soit, nul doute que si la nouvelle année
est du même acabit que l'année écoulée, les supporters auront de quoi vibrer.
Alors, plus que jamais, tous derrière l'ASM !
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Monaco rate la dernière marche |
| Mardi 23 décembre 2003 | Exclusif
! L'entraînement du 16 décembre | Visitez
le site du Club des supporters de Monaco | Fin
de série pour Monaco... Invaincus depuis la deuxième journée
de championnat à Lyon, les Monégasques ont subi à Rennes
leur second revers de la saison (0-1) et redécouvrent ainsi le goût
amer de la défaite qui leur était étranger depuis plus de
quatre mois en Ligue 1 ! Cette dernière journée des match aller,
qui était également la dernière avant la trêve, constituait
donc le match de trop pour des Asémistes soumis à rude épreuve
ces derniers temps et qui sont apparus fatigués, transparents et démobilisés,
bref méconnaissable, face à des Rennais qui avaient déjà
accrochés sur leur pelouse plusieurs ténors de la Ligue 1. Sans
vouloir chercher des excuses, il est clair que la trêve sera la bienvenue
pour les organismes avant un terrible mois de janvier qui s'annonce décisif. |
|
Contrairement à ses habitudes, Monaco n'a pu cette fois-ci éviter
le piège tendu par ses adversaires, ne parvenant pas à se transcender
et à provoquer la chance comme ce fût le cas lors de ses dernières
sorties. La défaite est regrettable et ne tombe pas forcément au
bon moment, mais elle devait arriver tôt ou tard, l'ASM ayant réussi
à repousser l'échéance le plus tard possible. Didier Deschamps
lui-même en était conscient. Il manquait à ses hommes le petit
"plus" qui les caractérisait et faisait la différence
d'habitude pour arracher au moins le nul. |
Monaco termine donc sa faste année 2003 sur une fausse note, mais si cette
défaite n'a pas de conséquence gravissime sur le plan comptable
puisque l'ASM reste solide leader avec 7 points d'avance sur Lyon, tenu en échec
par le PSG (1-1), elle aura au moins le mérite de faire l'effet d'une piqûre
de rappel et de recadrer les joueurs, voire les remobiliser et éviter un
éventuel excès de confiance qui aurait pu s'avérer dangereux
avant d'entamer les matchs retour. Cette défaite rappellera en effet que
Monaco n'est pas invincible et que la route du titre est encore longue. Gageons
que ce coup d'arrêt remotivera encore plus les Rouge & Blanc au moment
de reprendre le chemin des pelouse après la trêve. Car
si défaite il y a eu, il n'en demeure pas moins que le parcours réalisé
durant cette première partie de saison est exceptionnel. A l'heure de la
trêve - bien méritée - Monaco peut s'enorgueillir d'un bilan
fantastique : 13 victoires, 3 nuls et seulement 2 défaites, la première
place de la Ligue 1 avec la meilleure attaque, la meilleure défense et
certainement le plus beau jeu de France, et une qualification pour les huitièmes
de finale de la Ligue des Champions en tête de son groupe. Difficile de
faire la fine bouche ! Relativisons donc cette défaite à Rennes
qui est peut-être le prix à payer des exploits passés. Bien
qu'impressionnants et considérés comme des machines à gagner,
les Asémistes n'en demeurent pas moins des hommes et n'ont pas à
rougir de ce revers. Et puis, disons que nos Rouge & Blanc sont généreux
en cette période de fêtes et qu'ils voulaient laisser encore un peu
de suspense dans ce championnat et ne pas trop décourager les Lyonnais
! Des Lyonnais qui se tiennent tout de même - avec le PSG - à 7 points
des Monégasques à mi-parcours, ce qui laisse une marge de manoeuvre
confortable à l'ASM pour la suite. Ainsi
l'heure est donc à la trêve et avec elle le rideau tombe sur l'année
2003. N'oublions pas cette formidable année 2003 que l'ASM a offert
à ses supporters... Depuis un an, date du renouveau de l'ASM, que de victoires,
que de beau jeu, de buts et d'émotions. Outre ce début de saison
éclatant, la belle victoire en Coupe de la Ligue en mai dernier et l'admirable
première phase de Ligue des Champions cet automne, pour ne citer que cela,
resteront gravées dans nos mémoires. Cru exceptionnel, 2003 fut
l'année des joies et des promesses, espérons que 2004 soit celle
de la consécration. En attendant,
les Rouge & Blanc vont goûter un repos bien mérité pendant
une semaine avant d'aller s'oxygéner en altitude à Isola 2000 pour
bien recharger les batteries et se préparer à redémarrer
le championnat sur les chapeaux de roue. Car après la Coupe de France qui
sonnera les trois coups de la reprise à Metz le 4 janvier, c'est un mois
capital qui attend l'ASM, avec la réception de ses deux concurrents directs
: Lyon (le vendredi 9) puis le PSG (le vendredi 30) viendront en effet en découdre
au Stade Louis II. Ces chocs pourraient bien s'avérer décisifs,
tout au moins sur le plan psychologique. D'autre part, notons que le derby contre
Nice a été fixé au mercredi 21 janvier à 17 heures.
Les matchs retour s'annoncent donc
palpitants, et si Monaco négocie ces rendez-vous aussi bien que sa première
partie de saison le meilleur reste à venir. En espérant que 2004
nous apporte de grandes émotions sportives, toute l'équipe du Monde
des Princes vous adresse ses meilleurs voeux pour ces fêtes de fin d'année
!
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Ça plane pour Monaco |
| Lundi 15 décembre 2003
| Exclusif
! L'entraînement du 16 décembre | Visitez
le site du Club des supporters de Monaco | Mais
jusqu'où iront-ils ? Les Monégasques ont encore accentué
leur avance en tête du championnat après avoir évité
le piège tendu par le RC Strasbourg dimanche soir au Stade Louis II. Lentement
mais sûrement, l'ASM l'a emporté 2 buts à 0, grâce à
un beau doublé de Dado Prso. Les Lyonnais et le PSG pointent désormais
à 8 points et les Rouge & Blanc peuvent envisager sereinement l'avenir
avant la trêve, assurés du titre honorifique de champions d'automne. |
©
AFP | Ce fût
laborieux, mais Monaco a assuré une nouvelle fois l'essentiel en décrochant
les trois précieux points de la victoire grâce à son réalisme
"à l'italienne". Non sans mal, les Asémistes sont en effet
parvenus à maîtriser des Strasbourgeois qui leur ont pourtant causé
de grosses frayeurs au cours de la première demi-heure, en se procurant
de nombreuses occasions, et l'ASM ne dût son salut qu'au manque de réussite
de ses adversaires, conjugué à de beaux arrêts de Sylva qui
a bien tenu son rôle de doublure tout au long de la rencontre. |
Comme à Marseille ou à
Nantes, les hommes de Didier Deschamps ont eu du mal à rentrer dans le
match, subissant le jeu fluide et rapide des Alsaciens. Mais, sans jamais paniquer,
ils laissèrent passer l'orage et finirent par retrouver leur jeu pour enclencher
la vitesse supérieure au bout de ces trente minutes de flottement. Suite
à un bon mouvement collectif, c'est finalement Dado Prso qui allait débloquer
la situation en reprenant dans le but vide un centre en retrait impeccable de
Giuly, bien servi en profondeur par Bernardi. Un but libérateur qui tombe
à pic juste avant la mi-temps, et qui allait sonner le réveil monégasque
et assommer les Strasbourgeois. Au retour des vestiaires, les Alsaciens se montrent
en effet bien moins à l'aise qu'en première période et subissent
alors la maîtrise de leurs hôtes. Monaco anime le jeu, et Morientes
manque de peu le but d'une superbe tête piquée qui rebondit juste
au dessus de la barre. On sent le KO proche, et c'est finalement Prso, encore
lui, qui allait doubler la mise après un tir de Morientes repoussé
par le gardien strasbourgeois. Deux à zéro, le match était
plié et l'addition aurait pu être plus salée si Dutruel n'avait
pas sauvé deux bonnes frappes de Giuly puis Cissé qui prenaient
tout droit la direction de son but. Les Monégasques allaient donc se contenter
de ce score qui leur permet de réaliser une bonne opération, une
fois de plus, et de s'envoler en tête de la Ligue 1. Encore
une fois, ce sont la maîtrise, la sérénité et la terrible
efficacité des Asémistes qui ont fait la différence. Sans
forcément réaliser une prestation de haut niveau, ils sont parvenus
à assurer l'essentiel en évitant sans trembler le piège tendu
par leurs adversaires, qui auraient pourtant pu en profiter. Mais voilà,
cette saison Monaco est extrêmement solide et, en gérant parfaitement
la situation quelles que soient les circonstances, les joueurs de la Principauté
poursuivent leur formidable série de 15 matches sans défaite, dont
6 victoires d'affilée ! Avec la meilleure attaque, la meilleure défense
et une seule défaite depuis le début du championnat, l'ASM frise
la perfection et fait plus que jamais figure de favori pour le titre. Mieux encore,
jamais depuis près de 20 ans le leader n'avait compté une telle
avance à pareille époque. Certes, il reste la moitié du chemin
à parcourir, mais le titre de champion d'automne réussit plutôt
bien aux Monégasques, puisqu'en 1997 et en 2000 ils ont été
sacrés à la fin de la saison après avoir été
en tête à la trêve. Un signe du destin ? Quoiqu'il
en soit, et si rien n'est encore joué, il sera difficile de rattraper Monaco
si un tel rythme perdure. Il reste un dernier effort à fournir, samedi
soir à Rennes, pour clore en beauté les matches aller et l'année
2003, avant de goûter un repos amplement mérité. Avant de
repartir au combat pour un mois de janvier qui s'annonce décisif...
|
Un parcours princier |
| Vendredi 12 décembre 2003
| Le
joueur du mois de novembre | Visitez
le site du Club des supporters de Monaco | L'analyse
du mois | Retour
sur le match OM-ASM | Coup
double pour l'ASM ! Au terme de la sixième et dernière journée
de poules de la Ligue des Champions, qui s'est soldée par un match nul
bien fade - mais suffisant - à Athènes (0-0), Monaco termine idéalement
cette première phase de la compétition à la première
place de son groupe. Superbe performance pour une jeune équipe (23 ans
en moyenne) dont la grande majorité des éléments découvrait
la Coupe d'Europe cette saison. Sans coup férir, les Monégasques
ont donc réussi leur baptême du feu de la meilleure des façons
et ont permis à l'ASM de retrouver son statut européen, en se qualifiant
non seulement pour les huitièmes de finale mais surtout en y parvenant
par la grande porte, en tête du groupe C.
| ©
AFP | Compte
tenu des qualités affichées par le groupe asémiste depuis
le début de saison, on pouvait espérer cette qualification mais
les performances, et surtout la manière avec laquelle celles-ci ont été
réalisées, sont de taille. A ceux qui pouvaient encore en douter,
Monaco a donc prouvé tout au long de cette première phase que sa
place dans la cour des grands n'était pas usurpée. Bien au contraire,
l'ASM a impressionné et a marqué la compétition par sa classe
et son beau jeu. |
Les Rouge & Blanc ne se sont pourtant jamais pris au sérieux, jouant
à chaque fois leur coup à fond sans se mettre trop de pression inutile.
Résultat : un jeu enthousiaste, vif et résolument porté vers
l'attaque avec à la clé une belle place parmi les 16 meilleurs clubs
d'Europe. Et malgré cela, le groupe reste modeste et appliqué. Pour
les joueurs, cette qualification représente simplement "du bonus"
dixit Edouard Cissé et Patrice Evra. Enfin, on aurait tout de même
du mal à croire que les Monégasques n'ambitionnent pas d'aller loin
dans la compétition ! En effet, le beau parcours réalisé
jusqu'à présent les autoriserait à se montrer ambitieux pour
la suite des événements... Motivés
mais humbles au moment d'entamer leur campagne européenne, les hommes de
Didier Deschamps avaient frappé un grand coup d'entrée en allant
s'imposer à Eindhoven (2-1), exploit qu'aucun club français n'était
parvenu à réaliser auparavant. Ensuite, Monaco fit preuve d'une
grande maîtrise en laminant l'AEK Athènes (4-0) avant de s'incliner
in extremis à La Corogne, une défaite qui aurait pu aisément
être évitée et qui dès lors n'apparaissait pas comme
un mauvais résultat (0-1). Pour le match retour au Stade Louis II, les
Asémistes en état de grâce réalisaient un match d'anthologie
avec le fameux score-record qui a marqué les esprits en France et en Europe
(8-3). Enfin, quant aux deux matches nuls qui vinrent conclure la première
phase, contre le PSV (1-1) puis à Athènes (0-0), ils furent certes
moins explosifs mais d'une part cela suffit à qualifier l'ASM avant même
la dernière journée, et d'autre part face à l'AEK les jeux
étaient déjà faits et les Monégasques étaient
diminués par les absences de quatre joueurs-clés. Monaco a donc
bien résisté quand il le fallait et a bien su gérer ses efforts,
réalisant un sans-faute. Bref, c'est
un parcours parfait que les joueurs de la Principauté ont effectué
à ce jour, pour le plus grand bonheur des supporters ! Premier de son groupe,
meilleure attaque et meilleur buteur de la compétition, record de buts
marqués en un seul match... l'ASM cumule les satisfactions, couronnées
par un jeu flamboyant. Monaco peut donc rêver et nourrir légitimement
de belles ambitions pour la suite de la Ligue des Champions. D'autant plus que
le tirage a sort des huitièmes de finale a été plutôt
clément, puisque Monaco affrontera le Lokomotiv Moscou. Certes, il est
de bon ton de le reconnaître, il n'y a pas d'adversaire facile à
ce niveau de la compétition et chaque équipe ne se retrouve pas
là par hasard. Mais surtout, les moscovites ont sorti l'Inter de Milan
en leur infligeant un beau 3 à 0, ce qui est quand même une grosse
performance ! Méfiance donc... Quoiqu'il en soit, cet adversaire est largement
à la portée de l'ASM, et les joueurs le respecteront comme ils respectent
chacun de leur adversaire. Ce tirage satisfait l'ensemble des joueurs et le coach,
relativement soulagés d'avoir évité une plus grosse cylindrée
pour les huitièmes. La fin de l'hiver
promet donc d'être chaude du côté du Stade Louis II, où
l'on espère que la belle aventure continuera le plus loin possible. Rien
ne semble impossible dans l'état actuel des choses. Mais pour l'heure,
avant de retrouver la Coupe d'Europe les 24-25 février et 9-10 mars prochains,
les Rouge & Blanc pourront se concentrer sur le Championnat de France l'esprit
tranquille. Dès dimanche, la Ligue 1 reprend ses droits avec la venue de
Strasbourg, l'une des équipes en forme de cette première partie
de saison, avec notamment un duo d'attaquant performant (Niang et Ljuboja), mais
toutefois peu à l'aise à l'extérieur (une seule victoire
au Mans). Gare au piège face à des Alsaciens adeptes du beau jeu
et qui ne viendront pas en Principauté pour faire du tourisme, bien décidés
à accrocher le leader pourtant invaincu sur sa pelouse. Si
Roma ne sera pas encore opérationnel pour cette rencontre suite à
son entorse, Giuly, Zikos, Rothen et Prso qui n'ont pas joué face à
Athènes seront frais et dispos. Bernardi, pour sa part, devrait tenir sa
place après avoir soigné une cuisse douloureuse depuis Athènes,
à moins qu'il ne soit ménagé et remplacé par Edouard
Cissé. Gageons que les Monégasques auront à coeur de conclure
cette année 2003 en beauté devant leur public, et alors que Lyon
se déplace à Bastia ils pourraient même avoir l'occasion de
creuser l'écart en tête. Il reste
à l'ASM deux marches à gravir avant la trêve pour pouvoir
recharger les batteries avant de repartir au combat en janvier, à l'abri
d'une avance confortable qu'il faut défendre bec et ongle à chaque
rencontre. Strasbourg apparaît comme un adversaire sérieux et il
faudra montrer les mêmes bonnes dispositions que lors des derniers matches
pour faire un bon résultat. Les rencontres se suivent et se ressemblent
finalement pour Monaco : quel que soit l'adversaire, l'enjeu et l'objectif restent
les mêmes. Eviter le piège, décrocher la victoire et conforter
leur trône de leader constituent le leitmotiv des Monégasques. Pour
l'instant cela fonctionne bien et l'ASM, invaincue depuis 14 journées,
poursuit sa marche en avant sans faiblir. Pourvu que cela dure !
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Conclure en beauté à Athènes |
| Mardi 9 décembre 2003
| Le
joueur du mois de novembre | Visitez
le site du Club des supporters de Monaco | L'analyse
du mois | Retour
sur le match OM-ASM | Après
la belle victoire face à Marseille en championnat, l'AS Monaco retrouve
la Ligue des Champions mercredi soir à Athènes pour son ultime match
de poule. Déjà qualifiée, l'ASM tentera cependant de terminer
en beauté face à l'AEK (battu 4-0 à l'aller et bon dernier)
afin d'assurer la première place du groupe C. Même si ce match apparaît
comme le choc des extrêmes, il n'est donc pas dénué d'enjeu
d'autant plus que les Monégasques seront diminués par les absences
de Roma, Rothen, Giuly et Zikos. | |
Terminer premier du groupe serait la cerise sur le gâteau qui récompenserait
justement le magnifique parcours européen réalisé par Monaco
au cours de cette première phase. En outre, la première place serait
surtout synonyme d'un certain avantage au moment du tirage au sort des huitèmes
de finale qui aura lieu vendredi, même si toutes les équipes se valent
à ce niveau. En effet, le premier de chaque groupe rencontrera une équipe
classée deuxième et disputera le match retour à domicile.
Rappellons au passage que deux clubs d'un même pays ne peuvent se rencontrer,
de même que deux clubs issus de la même poule. |
Quoiqu'il en soit, les hommes de
Didier Deschamps se déplacent du côté de l'Acropole pour aller
chercher une victoire, comme à leur habitude. Une victoire qui serait digne
de leurs ambitions et de leur statut, même si le contrat est d'ores et déjà
bien rempli. Monaco force en effet le respect avec la meilleure attaque de la
compétition (15 buts), deux des meilleurs buteurs (Morientes et Prso) et
le parcours que l'on sait. Cependant, si les Grecs semblent bien modestes avec
leur dernière place et leur maigre attaque (un seul but marqué),
il faudra s'en méfier car l'ASM ne se présentera pas dans sa configuration
habituelle et ne pourra, de ce fait, compter sur tous ses atouts. Privée
de Roma (entorse à la cheville), Rothen (grippé), Zikos et Giuly
(suspendus), l'équipe princière sera ainsi amputée de quatre
joueurs-clés, et non des moindres ! Voilà qui pourrait modifier
la donne et compliquer les choses face à des Grecs qui courent toujours
après la première victoire de leur histoire dans cette compétition.
Pour pallier ces absences, DD optera pour Plasil et Cissé au milieu, alors
que Sylva gardera les buts et aura ainsi l'occasion de briller à haut niveau.
D'autre part, Dado Prso pourrait évoluer en tant que milieu offensif, comme
à Marseille en première mi-temps. A moins que le coach ne décide
d'abattre sa carte jeune en alignant Carole d'entrée. Bref, les solutions
de rechange sont tout de même relativement rassurantes. Bien
qu'étant amputée de sa force de frappe au milieu et de son ange-gardien
dans les buts, l'ASM semble donc pourtant en mesure de faire valoir de solides
arguments face à l'AEK, même si la partie s'annonce moins facile
sur le terrain qu'elle n'apparaissait sur le papier. D'autre part, les Rouge &
Blanc ont toujours montré qu'ils étaient capables de passer outre
les circonstances défavorables pour atteindre leur objectif. Cette fois-ci,
ils devront donc tenir leur rang de leader, avec à la clé la première
place du groupe convoitée par La Corogne qui se déplace dans le
même temps à Eindhoven. A noter qu'il suffira de faire au moins le
même résultat que les Espagnols pour finir sur la plus haute marche
du podium, l'ASM bénéficiant d'une différence de buts favorable. Le
groupe pour affronter l'AEK Athènes : Sylva, Biancarelli - Evra, Ibarra,
Squillaci, J.Rodriguez, Givet, El-Fakiri, Ramos - Plasil, Bernardi, E.Cissé, Carole
- Prso, Morientes, Adebayor, S.Camara.
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Monaco impose son règne |
| Samedi 6 décembre 2003
| Le
joueur du mois de novembre | Visitez
le site du Club des supporters de Monaco | L'analyse
du mois | OM-ASM
: photos et réactions | Et
voilà un nouveau coup d'éclat des Monégasques ! Monaco a
encore frappé un grand coup en allant s'imposer à Marseille 2 buts
à 1 vendredi soir, alors que les choses avaient plutôt mal commencé.
Vingt-quatre ans après leur dernière victoire en terres phocéennes,
un an après le succès acquis en demi-finale de la Coupe de la Ligue,
les Asémistes ont donc conquis le Vélodrome et ont démontré
une nouvelle fois qu'il fallait compter sur eux en toutes circonstances avec cette
performance qui s'ajoute à leur belle série en cours. |
 ©
AFP | Malgré
une issue victorieuse, les choses ne furent pas simples, notamment en première
période. En effet, les Rouge & Blanc ont connu des difficultés
à exprimer leur talent, bloqués par des Olympiens pleins de bonne
volonté et qui se montrèrent dangereux à plusieurs reprises.
Avant ce traditionnel choc du Championnat, on se demandait si l'OM allait enfin
parvenir à inverser la tendance après une accumulation de défaites,
mais aussi si Monaco n'allait pas au contraire en profiter pour enfoncer le clou.
Les quarante-cinq premières minutes n'apportaient pas de réponses
claires, malgré l'envie des Marseillais et quelques imprécisions
de leurs adversaires du jour, fébriles et désorientés par
un schéma inhabituel avec Rothen dans l'axe. |
Peu avant la mi-temps, l'OM trouvait
finalement la faille, croyant entrevoir le bout du tunnel en ouvrant le score.
Mais en fin de compte, ce but est tombé au bon moment, si l'on peut dire,
car les Olympiens n'eurent pas le temps de prendre définitivement le match
en main. Loins de s'avouer vaincus, les hommes de Deschamps profitèrent
de la pause pour remettre les pendules à l'heure et se remotiver. En effet,
au retour des vestiaires, on retrouvait une équipe monégasque transfigurée
et les données furent tout autres. Monaco prenait alors les choses en main,
et ne tardait pas à égaliser grâce à Squillaci, de
la tête, suite à un coup-franc idéal de Rothen. Ce but salvateur
de Toto (son 4ème de la saison !) fut alors le déclic pour l'ASM
: neuf minutes plus tard, Ludovic Giuly donnait le tournis à la défense
marseillaise et s'en allait offrir la victoire à son équipe au terme
d'un slalom insaisissable dont lui seul a le secret ! Monaco
a donc réussi à s'extirper d'une situation délicate, qui
plus est face à l'OM au Vélodrome, ce qui n'est pas rien ! Une nouvelle
fois, les Rouge & Blanc ont su rester concentrés et faire preuve d'abnégation
pour aller chercher la victoire, alors que les circonstances ne favorisaient pas
un tel scénario en première mi-temps. N'est-ce pas là justement
la grande force du club princier cette saison ? Savoir inverser la tendance est
assurément la marque d'une grande équipe. Preuve, s'il en était
besoin, que le cru 2003-2004 de l'ASM est à classer parmi les meilleurs. Ce
sont en effet deux équipes de Monaco diamétralement opposées
que l'on a vu se produire au Vélodrome, la prestation de la seconde période
n'étant en rien semblable à celle de la première. Nul doute
que le coach a dû trouver les mots justes pour regonfler ses troupes à
bloc avant de repartir au combat, les poussant à aller toujours de l'avant.
La victoire et ses 3 points sont donc au rendez-vous et l'OM, renvoyée
à ses chères études, pointe ainsi à douze longueurs
de l'ASM qui conserve son avance en tête de la Ligue 1, six points devant
Lyon. Cependant, comme se plait à le rappeler DD, "il n'y a pas
que l'OM qui préoccupe Monaco" et, au risque de se répéter,
rien n'est encore joué dans la longue course au titre même si les
Monégasques ont fait couler la galère phocéenne. Il
est toutefois certain que cette victoire acquise avec brio confortera la confiance
et la motivation des joueurs de la Principauté, qui alignent un quinzième
match sans défaite cette saison ! N'oublions pas qu'il y a encore quelques
mois, aller gagner à Marseille relevait de l'exploit - voire du rêve
- pour l'ASM et gagner un tel match en étant mené à la pause
était loin d'être évident, et ce contre quasiment n'importe
quelle équipe... Mais voilà : cette saison, Monaco est un groupe
soudé, qui sait aller puiser dans ses ressources mentales pour obtenir
la victoire et qui jouit de nombreux atouts techniques ainsi que d'une grande
richesse d'automatismes. D'autre part, outre la qualité du collectif qui
représente une impressionnante armada, l'ASM dispose d'un atout maître
en sachant faire la différence sur des éclairs de génies
de certaines individualités pouvant se montrer décisives à
tour de rôle. C'est en effet, une nouvelle
fois, le capitaine Giuly qui a marqué le but de la victoire, un but qui
vaut certainement son pesant d'or. Notre "supersouris" Ludo, petit par
sa taille mais immense pas son talent, réalise une grande saison qui devrait
lui ouvrir les portes de l'Equipe de France pour l'Euro 2004 au Portugal. Ses
accélérations, son don pour désarmer les adversaires et percer
les défenses, sa vivacité font de lui un élément clé
de la formation monégasque. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien si le public
l'a élu joueur du mois de novembre,
et si son nom figure parmi le gotha du football européen sur la liste des
cinquante nominés pour l'élection du Ballon d'or 2003. Fort heureusement,
la clairvoyance de la commission de discipline de l'UEFA ne privera pas Giuly
des huitièmes de finale de la Ligue des Champions suite à son explusion
face au PSV Eindhoven et l'ASM pourra donc compter sur lui pour tenter de poursuivre
l'aventure. Hier Bernardi, aujourd'hui Giuly
et Squillaci, un autre jour Morientes ou Prso, les Monégasques ont donc
les moyens de continuer à imposer leur règne en France, voire en
Europe avec leur capacité à se transcender. La trêve est proche
et il ne reste aux Rouge & Blanc que quelques efforts à fournir pour
atteindre leur l'objectif à court terme, à savoir arriver en tête
à l'issue des matches aller. Après le déplacement à
Athènes pour décrocher la première place de son groupe de
Ligue des Champions mercredi, Monaco affrontera Strasbourg puis Rennes. Gare au
piège et à la fatigue... Ensuite, après
un repos réparateur, il ne faudra pas baisser la garde et maintenir le
rythme, car on peut dire que le plus dur restera alors à faire : conserver
l'avance sur les poursuivants et continuer la course en tête. Lyon et le
PSG, qui semblent être à l'heure actuelle les plus sérieux
rivaux de l'ASM, seront en outre au programme des réjouissances au mois
de janvier, de même que Nice. Mais après ce que l'on a vu jusqu'à
présent, qui peut arrêter la marche en avant de l'ASM ?
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Monaco à l'assaut de la galère phocéenne |
| Jeudi 4 décembre 2003
| Le
joueur du mois de novembre | Visitez
le site du Club des supporters de Monaco | L'analyse
du mois | OM-ASM
: déclarations d'avant-match | Nous
y voilà ! l'heure du grand derby du sud a sonné... Les Asémistes
sont certes habitués à enchaîner des matches importants face
à des adversaires de gros calibres ces temps-ci, mais le traditionnel choc
opposant Monaco et Marseille revêt à chaque fois une intensité
particulière, pour ce qui représente l'autre "classico"
du championnat entre deux des plus prestigieux clubs français qui sont
également deux proches rivaux que tout oppose. Outre son importance affective,
ce derby tant attendu constitue surtout un enjeu sportif de premier ordre de part
et d'autre. |  ©
AFP | D'un
côté, une équipe de Monaco qui règne sur la Ligue 1
de façon quasi insolente, portée par le succès et qui développe
un jeu spectaculaire dont la grande qualité fait l'unanimité dans
le monde du football. Une fois n'est pas coutume, certains média vont même
jusqu'à louer "le plus beau jeu de France" et Gus Hiddink, entraîneur
du PSV Eindhoven, n'hésite pas à dire que l'ASM possède toutes
les qualités d'un champion d'Europe ! Bref, les atouts sont entre les mains
des Monégasques, c'est un fait, mais sachons rester mesurés... |
D'un côté donc, Monaco
et sa grande forme. De l'autre côté,
un OM qui file droit au doute - si ce n'est déjà fait - après
avoir enchaîné 3 défaites consécutives à domicile.
L'OM, qui a pour l'instant raté ses grands rendez-vous, nage en pleine
désillusion et se retrouve donc au pied du mur à l'heure d'affronter
Monaco. Une défaite marseillaise serait à n'en pas douter lourde
de conséquences et pourrait plonger le club phocéen dans une crise
que l'on sent latente... Pour autant, ce match tombe-t-il au meilleur moment pour
l'ASM ? Telle est la question. Pour y répondre,
le constat est tout d'abord aisé : l'OM a un besoin urgent de points et
se trouve également en quête de rachat. Les Olympiens seront donc
assurément remontés et vont vouloir tout donner pour sauver la face,
sous peine de se voir relégués à 12 points de l'ASM en cas
de défaite, en plus des conséquences évoquées plus
haut. En effet, si les Marseillais estiment qu'ils ont touché le fond,
ils risquent fort de vouloir refaire surface contre Monaco, comme Drogba l'a affirmé
dans la presse. Méfions-nous donc de l'eau qui dort ! Pour
les Monégasques, l'enjeu est relativement plus "simple" puisqu'il
s'agira de vaincre pour affirmer leur domination actuelle et surtout garantir
un confortable trône de leader. Quel que soit l'adversaire, Monaco s'est
habitué à relever les défis cette saison et semble inarrêtable
avec une seule défaite en 15 matches, il faut donc espérer que cela
soit encore la cas face à Marseille et que l'on ne réédite
pas le faux-pas lyonnais. En outre, gageons que les Rouge & Blanc auront certainement
à coeur d'effectuer un match princier pour se rappeler au bon souvenir
de l'ami Bouchet ! Dans ces circonstances,
deux possibilités : soit la bande à Deschamps, sur sa lancée,
profite de la situation difficile des Marseillais pour enfoncer le clou en arrachant
la victoire et poursuit sa course en tête, soit elle se heurte à
des phocéens transfigurés par l'amertume. Quoi qu'il en soit, ce
match a tout d'un match à 6 points, et cela promet ! Si
les Asémistes, comme à leur habitude, savent que ce ne sera pas
facile et se gardent de tout triomphalisme ou autre excès de confiance
- à juste titre car le championnat est encore long - ils se rendront au
Vélodrome à la fois sereins et conquérants. En effet, la
"malédiction" a pris fin en avril dernier avec la victoire monégasque
en demi-finale de la Coupe de la Ligue. Souvenez-vous : le verrou du Vélodrome
avait sauté grâce à l'incontournable Dado Prso, qui offrait
la victoire à son Club en terres marseillaises, mettant ainsi fin à
24 ans de disette... Une victoire qui allait à fortiori nous ouvrir les
portes du Stade de France ! Désormais,
le Vélodrome n'apparaît donc plus comme une forteresse imprenable.
L'aspect psychologique peut donc s'ajouter à l'aisance que connaît
l'ASM actuellement et conforter ses atouts, ce qui ne gâche rien. De plus,
Monaco affrontera l'OM avec un effectif au grand complet, bien remis de sa fatigue
antérieure. Tous les ingrédients semblent donc réunis pour
espérer réaliser une bonne opération. Alors, après
le bon match nul en championnat (1-1) et la victoire en Coupe de la Ligue (1-0)
ramenés du Vélodrome la saison dernière, après les
dernières défaites infligées à l'OM par Lyon et le
PSG (pour ne citer qu'eux) cette saison, on ne peut qu'exhorter nos joueurs :
remettez-nous ça !
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