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Décembre 2003
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2003, l'année du renouveau ou la clé Deschamps
Lundi 29 décembre 2003  
 L'année 2003 en images Visitez le site du Club des supporters de Monaco

A l'heure de la trêve hivernale, le moment est traditionnellement venu de dresser le bilan de l'année écoulée. Que dire de cette année 2003 si ce n'est qu'elle aura été tout simplement merveilleuse pour l'AS Monaco et ses supporters ? 2003 aura été l'année du renouveau du club princier qui aura enfin retrouvé un jeu éclatant et un rang digne de son passé, non seulement en France mais aussi en Europe, après deux saisons moribondes et des tribulations financières et administratives qui auront secoué le club en coulisses. En effet, pour encore mieux apprécier la saveur de ce millésime 2003 qui a tout d'un grand cru, souvenons-nous que le spectre de la relégation en Ligue 2 a un temps menacé les Rouge & Blanc. Mais après la tempête, le calme s'est de nouveau installé au pied du Rocher, et avec lui un nouveau président. Quant à Didier Deschamps, il a semble-t-il trouvé la recette idéale pour conduire son équipe sur le chemin du succès et pourrait bien être la clé du renouveau monégasque. Lorsque les choses vont mal dans un club, l'entraîneur est souvent tenu pour responsable mais il faut également savoir reconnaître quand celui-ci est à l'origine des bons résultats. DD voulait rendre à l'ASM son statut de ténor, il est bien parti pour gagner son pari.


© AFP

Tout a (re)commencé il y a exactement douze mois : les joueurs de la Principauté, après un début de saison en dents de scie, se transfigurèrent à la reprise et ne quittèrent plus le devant de la scène, remportant la Coupe de la Ligue avec brio et manquant de justesse un titre de Champion de France qui n'aurait pourtant pas été usurpé compte tenu du beau jeu pratiqué par les Asémistes terminant la saison en fanfare. Le point d'orgue fut sans conteste cette finale magnifiquement remportée au Stade de France, assortie d'une véritable démonstration des artistes Rouge & Blanc face à Sochaux (4-1), pourtant l'une des formations les plus en verve du moment. Dès cet instant, tout le monde prit conscience de la flamboyante force de frappe de l'ASM.

Alors que les plus grands clubs convoitaient nombre de ses joueurs, la force de l'ASM aura été de pouvoir conserver pour la présente saison la quasi totalité de son groupe ; un groupe riche d'automatismes, renforcé par un recrutement judicieux et expurgé des indésirables. Bref, dans la continuité, tout était réuni pour que la mayonnaise prenne au Stade Louis II, les Rouge & Blanc trustant dès le début de la saison la tête de la Ligue 1 et les titres de meilleure attaque, meilleure défense, meilleur passeur et souvent de meilleur joueur du championnat à l'instar de Ludovic Giuly, véritable chef d'orchestre de la formation monégasque. Polyvalent et très souvent décisif (doublé en finale de coupe la Ligue notamment), le capitaine monégasque - à la base milieu droit offensif - sera souvent placé en pointe de l'attaque par Didier Deschamps si nécessaire. Un choix inconstablement judicieux, Ludo étant à l'heure actuelle le meilleur buteur du club avec 9 réalisations... et l'un des tous meilleurs joueurs de France.

A l'heure des bilans, les chiffres sont donc impressionnants et les statistiques parlent d'eux-mêmes. Mais surtout, en plus des résultats, cette année 2003 aura été marquée par la naissance d'un groupe conquérant, motivé et soudé. Il faut souligner, outre ses grandes qualités sportives, les valeurs morales du groupe asémiste, enthousiaste et homogène. La clé de ce succès pourrait bien s'appeler Didier Deschamps. Tel un alchimiste, le coach a su allier les talents et concocter une formule gagnante basée sur un groupe restreint et bâti avec soin, auquel il a insufflé le culte de la victoire, de la détermination et du beau jeu, instaurant ainsi un véritable "label Monaco". Assurément, les joueurs mouillent le maillot et ont faim de victoire, mais ils forment avant tout une vraie bande de potes. La bonne ambiance qui règne au sein de l'ASM n'a d'égal que sa cohésion, sa motivation, son sérieux et, élément important, sa lucidité. Et ce dans tous les moments : que ce soit en Coupe d'Europe ou en championnat, dans la victoire ou face à la défaite, quel que soit l'adversaire, application et abnégation sont les maîtres mots, du capitaine au remplaçant. Et la victoire apparaît alors comme un leitmotiv.

Il lui aura fallu du temps, mais aujourd'hui DD a manifestement réussi à trouver la bonne formule et il est parvenu à imposer sa réputation de leader en Principauté. S'il disposait d'ingrédients de grande qualité, le coach a parfaitement su exploiter voire révéler le fort potentiel de ses hommes. Guidés par son expérience du haut niveau, les espoirs prometteurs Evra, Givet, Squillaci et Plasil ont éclôt au grand jour, sont montés en puissance et frappent désormais aux portes de leur sélection nationale. Au sommet de leur art, Giuly, Rothen, Roma, Bernardi, Zikos ou Prso ont confirmé leur talent et se sont épanouis. Quant aux nouvelles recrues, elles se sont parfaitement intégrées (Morientes, Adebayor, Ibarra) et ont retrouvé l'envie et le plaisir de jouer, à l'image d'Édouard Cissé, surprenant sous ses nouvelles couleurs. Bref, DD a su extraire le meilleur de ses joueurs, tant aux plans tactique et technique qu'au plan psychologique. En outre, il a réussi à faire primer le groupe sur les individualités, celles-ci étant avant tout au service du collectif. En effet, "à Monaco, la star c'est l'équipe" se plaît à répéter Deschamps. Et pourtant, Dieu sait que Monaco en compte, des stars de la planète foot !

Quel chemin parcouru en un an ! Du ventre mou de la Ligue 1 au sommet de l'Europe… Même si le coach tient à rappeler à ses joueurs de garder les pieds sur terre et de rester concentrés, car la route du titre est encore bien longue (et la modestie est peut-être encore une des clés de la réussite), l'ASM a effectué une année 2003 remarquable, tant par la régularité que par le niveau des performances. En un an, l'ASM a vaincu ses vieux démons, notamment en s'imposant au Vélodrome où les Monégasques n'avaient pas gagné depuis plus de vingt ans ; en un an, l'ASM a collectionné les records et a imposé son règne sur le football français. Leader avec 42 points (dont 7 d'avance sur le second) grâce à treize victoires, trois nuls et seulement deux défaites, l'ASM est à ce jour l'un des champions d'automne les plus prolifiques de l'histoire de la première division. Impressionnant sur toute la ligne...

Outre ce règne sur le championnat, les Monégasques doivent probablement aussi à Didier Deschamps et à son expérience internationale leur formidable parcours européen. Enfin, le Stade Louis II a retrouvé le parfum de la Champions League, et de quelle façon ! Abordant modestement cette compétition sur la pointe des pieds, sans ambitions démesurées bien que conquérant, le jeune groupe Rouge & Blanc (23 ans en moyenne), dont la grande majorité n'avait jamais disputé de Coupe d'Europe, a pourtant créé la sensation et a épaté toute l'Europe du football au cours de ses matches de poule, soldés par un bilan au delà de toutes les attentes. Ce n'est pas le Deportivo La Corogne, balayé 8-3 au Louis II au cours d'un match d'anthologie, qui nous contredira. Non content de collectionner les records héxagonaux, l'ASM pulvérise par la même occasion les records de buts inscrits dans la compétition en une rencontre... L'ouragan Monaco a donc fait grande impression et a gagné ses galons de grand d'Europe pour son retour en Ligue des Champions, et Didier Deschamps n'y est sans doute pas étranger avec ses nombreuses victoires continentales en tant que joueur.

A l'issue de cette brillante année 2003, les sceptiques seront donc rassurés quant à l'efficacité de Deschamps à la tête de l'AS Monaco. Même si cela fait probablement grincer quelques dents en coulisses, le pouvoir sportif est entre les mains des techniciens et c'est tant mieux. Difficile en tout cas d'opposer la moindre critique au vu du formidable bilan de cette année, les résultats sont sans appel. Le président Svara peut se féliciter d'avoir donné carte blanche à DD, qui en fin tacticien a su conduire parfaitement le club de la Principauté jusqu'à présent. Si 2003 fût l'année du renouveau et des promesses, gageons que 2004 sera alors l'année de la consécration. La route est encore longue et le plus dur (mais aussi le plus palpitant !) reste à venir, mais nous pouvons légitiment rêver à ce que cette année le parcours de l'ASM se transforme en épopée, si les Rouge & Blanc continuent sur leur lancée… Quoiqu'il en soit, nul doute que si la nouvelle année est du même acabit que l'année écoulée, les supporters auront de quoi vibrer. Alors, plus que jamais, tous derrière l'ASM !


Monaco rate la dernière marche
Mardi 23 décembre 2003
 Exclusif ! L'entraînement du 16 décembre Visitez le site du Club des supporters de Monaco

Fin de série pour Monaco... Invaincus depuis la deuxième journée de championnat à Lyon, les Monégasques ont subi à Rennes leur second revers de la saison (0-1) et redécouvrent ainsi le goût amer de la défaite qui leur était étranger depuis plus de quatre mois en Ligue 1 ! Cette dernière journée des match aller, qui était également la dernière avant la trêve, constituait donc le match de trop pour des Asémistes soumis à rude épreuve ces derniers temps et qui sont apparus fatigués, transparents et démobilisés, bref méconnaissable, face à des Rennais qui avaient déjà accrochés sur leur pelouse plusieurs ténors de la Ligue 1. Sans vouloir chercher des excuses, il est clair que la trêve sera la bienvenue pour les organismes avant un terrible mois de janvier qui s'annonce décisif.

Contrairement à ses habitudes, Monaco n'a pu cette fois-ci éviter le piège tendu par ses adversaires, ne parvenant pas à se transcender et à provoquer la chance comme ce fût le cas lors de ses dernières sorties. La défaite est regrettable et ne tombe pas forcément au bon moment, mais elle devait arriver tôt ou tard, l'ASM ayant réussi à repousser l'échéance le plus tard possible. Didier Deschamps lui-même en était conscient. Il manquait à ses hommes le petit "plus" qui les caractérisait et faisait la différence d'habitude pour arracher au moins le nul.

Monaco termine donc sa faste année 2003 sur une fausse note, mais si cette défaite n'a pas de conséquence gravissime sur le plan comptable puisque l'ASM reste solide leader avec 7 points d'avance sur Lyon, tenu en échec par le PSG (1-1), elle aura au moins le mérite de faire l'effet d'une piqûre de rappel et de recadrer les joueurs, voire les remobiliser et éviter un éventuel excès de confiance qui aurait pu s'avérer dangereux avant d'entamer les matchs retour. Cette défaite rappellera en effet que Monaco n'est pas invincible et que la route du titre est encore longue. Gageons que ce coup d'arrêt remotivera encore plus les Rouge & Blanc au moment de reprendre le chemin des pelouse après la trêve.

Car si défaite il y a eu, il n'en demeure pas moins que le parcours réalisé durant cette première partie de saison est exceptionnel. A l'heure de la trêve - bien méritée - Monaco peut s'enorgueillir d'un bilan fantastique : 13 victoires, 3 nuls et seulement 2 défaites, la première place de la Ligue 1 avec la meilleure attaque, la meilleure défense et certainement le plus beau jeu de France, et une qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions en tête de son groupe. Difficile de faire la fine bouche ! Relativisons donc cette défaite à Rennes qui est peut-être le prix à payer des exploits passés. Bien qu'impressionnants et considérés comme des machines à gagner, les Asémistes n'en demeurent pas moins des hommes et n'ont pas à rougir de ce revers. Et puis, disons que nos Rouge & Blanc sont généreux en cette période de fêtes et qu'ils voulaient laisser encore un peu de suspense dans ce championnat et ne pas trop décourager les Lyonnais ! Des Lyonnais qui se tiennent tout de même - avec le PSG - à 7 points des Monégasques à mi-parcours, ce qui laisse une marge de manoeuvre confortable à l'ASM pour la suite.

Ainsi l'heure est donc à la trêve et avec elle le rideau tombe sur l'année 2003. N'oublions pas cette formidable année 2003 que l'ASM a offert à ses supporters... Depuis un an, date du renouveau de l'ASM, que de victoires, que de beau jeu, de buts et d'émotions. Outre ce début de saison éclatant, la belle victoire en Coupe de la Ligue en mai dernier et l'admirable première phase de Ligue des Champions cet automne, pour ne citer que cela, resteront gravées dans nos mémoires. Cru exceptionnel, 2003 fut l'année des joies et des promesses, espérons que 2004 soit celle de la consécration.

En attendant, les Rouge & Blanc vont goûter un repos bien mérité pendant une semaine avant d'aller s'oxygéner en altitude à Isola 2000 pour bien recharger les batteries et se préparer à redémarrer le championnat sur les chapeaux de roue. Car après la Coupe de France qui sonnera les trois coups de la reprise à Metz le 4 janvier, c'est un mois capital qui attend l'ASM, avec la réception de ses deux concurrents directs : Lyon (le vendredi 9) puis le PSG (le vendredi 30) viendront en effet en découdre au Stade Louis II. Ces chocs pourraient bien s'avérer décisifs, tout au moins sur le plan psychologique. D'autre part, notons que le derby contre Nice a été fixé au mercredi 21 janvier à 17 heures.

Les matchs retour s'annoncent donc palpitants, et si Monaco négocie ces rendez-vous aussi bien que sa première partie de saison le meilleur reste à venir. En espérant que 2004 nous apporte de grandes émotions sportives, toute l'équipe du Monde des Princes vous adresse ses meilleurs voeux pour ces fêtes de fin d'année !


Ça plane pour Monaco
Lundi 15 décembre 2003  
 Exclusif ! L'entraînement du 16 décembre Visitez le site du Club des supporters de Monaco

Mais jusqu'où iront-ils ? Les Monégasques ont encore accentué leur avance en tête du championnat après avoir évité le piège tendu par le RC Strasbourg dimanche soir au Stade Louis II. Lentement mais sûrement, l'ASM l'a emporté 2 buts à 0, grâce à un beau doublé de Dado Prso. Les Lyonnais et le PSG pointent désormais à 8 points et les Rouge & Blanc peuvent envisager sereinement l'avenir avant la trêve, assurés du titre honorifique de champions d'automne.


© AFP

Ce fût laborieux, mais Monaco a assuré une nouvelle fois l'essentiel en décrochant les trois précieux points de la victoire grâce à son réalisme "à l'italienne". Non sans mal, les Asémistes sont en effet parvenus à maîtriser des Strasbourgeois qui leur ont pourtant causé de grosses frayeurs au cours de la première demi-heure, en se procurant de nombreuses occasions, et l'ASM ne dût son salut qu'au manque de réussite de ses adversaires, conjugué à de beaux arrêts de Sylva qui a bien tenu son rôle de doublure tout au long de la rencontre.

Comme à Marseille ou à Nantes, les hommes de Didier Deschamps ont eu du mal à rentrer dans le match, subissant le jeu fluide et rapide des Alsaciens. Mais, sans jamais paniquer, ils laissèrent passer l'orage et finirent par retrouver leur jeu pour enclencher la vitesse supérieure au bout de ces trente minutes de flottement. Suite à un bon mouvement collectif, c'est finalement Dado Prso qui allait débloquer la situation en reprenant dans le but vide un centre en retrait impeccable de Giuly, bien servi en profondeur par Bernardi. Un but libérateur qui tombe à pic juste avant la mi-temps, et qui allait sonner le réveil monégasque et assommer les Strasbourgeois. Au retour des vestiaires, les Alsaciens se montrent en effet bien moins à l'aise qu'en première période et subissent alors la maîtrise de leurs hôtes. Monaco anime le jeu, et Morientes manque de peu le but d'une superbe tête piquée qui rebondit juste au dessus de la barre. On sent le KO proche, et c'est finalement Prso, encore lui, qui allait doubler la mise après un tir de Morientes repoussé par le gardien strasbourgeois. Deux à zéro, le match était plié et l'addition aurait pu être plus salée si Dutruel n'avait pas sauvé deux bonnes frappes de Giuly puis Cissé qui prenaient tout droit la direction de son but. Les Monégasques allaient donc se contenter de ce score qui leur permet de réaliser une bonne opération, une fois de plus, et de s'envoler en tête de la Ligue 1.

Encore une fois, ce sont la maîtrise, la sérénité et la terrible efficacité des Asémistes qui ont fait la différence. Sans forcément réaliser une prestation de haut niveau, ils sont parvenus à assurer l'essentiel en évitant sans trembler le piège tendu par leurs adversaires, qui auraient pourtant pu en profiter. Mais voilà, cette saison Monaco est extrêmement solide et, en gérant parfaitement la situation quelles que soient les circonstances, les joueurs de la Principauté poursuivent leur formidable série de 15 matches sans défaite, dont 6 victoires d'affilée ! Avec la meilleure attaque, la meilleure défense et une seule défaite depuis le début du championnat, l'ASM frise la perfection et fait plus que jamais figure de favori pour le titre. Mieux encore, jamais depuis près de 20 ans le leader n'avait compté une telle avance à pareille époque. Certes, il reste la moitié du chemin à parcourir, mais le titre de champion d'automne réussit plutôt bien aux Monégasques, puisqu'en 1997 et en 2000 ils ont été sacrés à la fin de la saison après avoir été en tête à la trêve. Un signe du destin ?

Quoiqu'il en soit, et si rien n'est encore joué, il sera difficile de rattraper Monaco si un tel rythme perdure. Il reste un dernier effort à fournir, samedi soir à Rennes, pour clore en beauté les matches aller et l'année 2003, avant de goûter un repos amplement mérité. Avant de repartir au combat pour un mois de janvier qui s'annonce décisif...


Un parcours princier
Vendredi 12 décembre 2003  
 Le joueur du mois de novembre Visitez le site du Club des supporters de Monaco
 L'analyse du mois Retour sur le match OM-ASM

Coup double pour l'ASM ! Au terme de la sixième et dernière journée de poules de la Ligue des Champions, qui s'est soldée par un match nul bien fade - mais suffisant - à Athènes (0-0), Monaco termine idéalement cette première phase de la compétition à la première place de son groupe. Superbe performance pour une jeune équipe (23 ans en moyenne) dont la grande majorité des éléments découvrait la Coupe d'Europe cette saison. Sans coup férir, les Monégasques ont donc réussi leur baptême du feu de la meilleure des façons et ont permis à l'ASM de retrouver son statut européen, en se qualifiant non seulement pour les huitièmes de finale mais surtout en y parvenant par la grande porte, en tête du groupe C.


© AFP

Compte tenu des qualités affichées par le groupe asémiste depuis le début de saison, on pouvait espérer cette qualification mais les performances, et surtout la manière avec laquelle celles-ci ont été réalisées, sont de taille. A ceux qui pouvaient encore en douter, Monaco a donc prouvé tout au long de cette première phase que sa place dans la cour des grands n'était pas usurpée. Bien au contraire, l'ASM a impressionné et a marqué la compétition par sa classe et son beau jeu.

Les Rouge & Blanc ne se sont pourtant jamais pris au sérieux, jouant à chaque fois leur coup à fond sans se mettre trop de pression inutile. Résultat : un jeu enthousiaste, vif et résolument porté vers l'attaque avec à la clé une belle place parmi les 16 meilleurs clubs d'Europe. Et malgré cela, le groupe reste modeste et appliqué. Pour les joueurs, cette qualification représente simplement "du bonus" dixit Edouard Cissé et Patrice Evra. Enfin, on aurait tout de même du mal à croire que les Monégasques n'ambitionnent pas d'aller loin dans la compétition ! En effet, le beau parcours réalisé jusqu'à présent les autoriserait à se montrer ambitieux pour la suite des événements...

Motivés mais humbles au moment d'entamer leur campagne européenne, les hommes de Didier Deschamps avaient frappé un grand coup d'entrée en allant s'imposer à Eindhoven (2-1), exploit qu'aucun club français n'était parvenu à réaliser auparavant. Ensuite, Monaco fit preuve d'une grande maîtrise en laminant l'AEK Athènes (4-0) avant de s'incliner in extremis à La Corogne, une défaite qui aurait pu aisément être évitée et qui dès lors n'apparaissait pas comme un mauvais résultat (0-1). Pour le match retour au Stade Louis II, les Asémistes en état de grâce réalisaient un match d'anthologie avec le fameux score-record qui a marqué les esprits en France et en Europe (8-3). Enfin, quant aux deux matches nuls qui vinrent conclure la première phase, contre le PSV (1-1) puis à Athènes (0-0), ils furent certes moins explosifs mais d'une part cela suffit à qualifier l'ASM avant même la dernière journée, et d'autre part face à l'AEK les jeux étaient déjà faits et les Monégasques étaient diminués par les absences de quatre joueurs-clés. Monaco a donc bien résisté quand il le fallait et a bien su gérer ses efforts, réalisant un sans-faute.

Bref, c'est un parcours parfait que les joueurs de la Principauté ont effectué à ce jour, pour le plus grand bonheur des supporters ! Premier de son groupe, meilleure attaque et meilleur buteur de la compétition, record de buts marqués en un seul match... l'ASM cumule les satisfactions, couronnées par un jeu flamboyant. Monaco peut donc rêver et nourrir légitimement de belles ambitions pour la suite de la Ligue des Champions. D'autant plus que le tirage a sort des huitièmes de finale a été plutôt clément, puisque Monaco affrontera le Lokomotiv Moscou. Certes, il est de bon ton de le reconnaître, il n'y a pas d'adversaire facile à ce niveau de la compétition et chaque équipe ne se retrouve pas là par hasard. Mais surtout, les moscovites ont sorti l'Inter de Milan en leur infligeant un beau 3 à 0, ce qui est quand même une grosse performance ! Méfiance donc... Quoiqu'il en soit, cet adversaire est largement à la portée de l'ASM, et les joueurs le respecteront comme ils respectent chacun de leur adversaire. Ce tirage satisfait l'ensemble des joueurs et le coach, relativement soulagés d'avoir évité une plus grosse cylindrée pour les huitièmes.

La fin de l'hiver promet donc d'être chaude du côté du Stade Louis II, où l'on espère que la belle aventure continuera le plus loin possible. Rien ne semble impossible dans l'état actuel des choses. Mais pour l'heure, avant de retrouver la Coupe d'Europe les 24-25 février et 9-10 mars prochains, les Rouge & Blanc pourront se concentrer sur le Championnat de France l'esprit tranquille. Dès dimanche, la Ligue 1 reprend ses droits avec la venue de Strasbourg, l'une des équipes en forme de cette première partie de saison, avec notamment un duo d'attaquant performant (Niang et Ljuboja), mais toutefois peu à l'aise à l'extérieur (une seule victoire au Mans). Gare au piège face à des Alsaciens adeptes du beau jeu et qui ne viendront pas en Principauté pour faire du tourisme, bien décidés à accrocher le leader pourtant invaincu sur sa pelouse.

Si Roma ne sera pas encore opérationnel pour cette rencontre suite à son entorse, Giuly, Zikos, Rothen et Prso qui n'ont pas joué face à Athènes seront frais et dispos. Bernardi, pour sa part, devrait tenir sa place après avoir soigné une cuisse douloureuse depuis Athènes, à moins qu'il ne soit ménagé et remplacé par Edouard Cissé. Gageons que les Monégasques auront à coeur de conclure cette année 2003 en beauté devant leur public, et alors que Lyon se déplace à Bastia ils pourraient même avoir l'occasion de creuser l'écart en tête.

Il reste à l'ASM deux marches à gravir avant la trêve pour pouvoir recharger les batteries avant de repartir au combat en janvier, à l'abri d'une avance confortable qu'il faut défendre bec et ongle à chaque rencontre. Strasbourg apparaît comme un adversaire sérieux et il faudra montrer les mêmes bonnes dispositions que lors des derniers matches pour faire un bon résultat. Les rencontres se suivent et se ressemblent finalement pour Monaco : quel que soit l'adversaire, l'enjeu et l'objectif restent les mêmes. Eviter le piège, décrocher la victoire et conforter leur trône de leader constituent le leitmotiv des Monégasques. Pour l'instant cela fonctionne bien et l'ASM, invaincue depuis 14 journées, poursuit sa marche en avant sans faiblir. Pourvu que cela dure !


Conclure en beauté à Athènes
Mardi 9 décembre 2003  
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 L'analyse du mois Retour sur le match OM-ASM

Après la belle victoire face à Marseille en championnat, l'AS Monaco retrouve la Ligue des Champions mercredi soir à Athènes pour son ultime match de poule. Déjà qualifiée, l'ASM tentera cependant de terminer en beauté face à l'AEK (battu 4-0 à l'aller et bon dernier) afin d'assurer la première place du groupe C. Même si ce match apparaît comme le choc des extrêmes, il n'est donc pas dénué d'enjeu d'autant plus que les Monégasques seront diminués par les absences de Roma, Rothen, Giuly et Zikos.

Terminer premier du groupe serait la cerise sur le gâteau qui récompenserait justement le magnifique parcours européen réalisé par Monaco au cours de cette première phase. En outre, la première place serait surtout synonyme d'un certain avantage au moment du tirage au sort des huitèmes de finale qui aura lieu vendredi, même si toutes les équipes se valent à ce niveau. En effet, le premier de chaque groupe rencontrera une équipe classée deuxième et disputera le match retour à domicile. Rappellons au passage que deux clubs d'un même pays ne peuvent se rencontrer, de même que deux clubs issus de la même poule.

Quoiqu'il en soit, les hommes de Didier Deschamps se déplacent du côté de l'Acropole pour aller chercher une victoire, comme à leur habitude. Une victoire qui serait digne de leurs ambitions et de leur statut, même si le contrat est d'ores et déjà bien rempli. Monaco force en effet le respect avec la meilleure attaque de la compétition (15 buts), deux des meilleurs buteurs (Morientes et Prso) et le parcours que l'on sait. Cependant, si les Grecs semblent bien modestes avec leur dernière place et leur maigre attaque (un seul but marqué), il faudra s'en méfier car l'ASM ne se présentera pas dans sa configuration habituelle et ne pourra, de ce fait, compter sur tous ses atouts.

Privée de Roma (entorse à la cheville), Rothen (grippé), Zikos et Giuly (suspendus), l'équipe princière sera ainsi amputée de quatre joueurs-clés, et non des moindres ! Voilà qui pourrait modifier la donne et compliquer les choses face à des Grecs qui courent toujours après la première victoire de leur histoire dans cette compétition. Pour pallier ces absences, DD optera pour Plasil et Cissé au milieu, alors que Sylva gardera les buts et aura ainsi l'occasion de briller à haut niveau. D'autre part, Dado Prso pourrait évoluer en tant que milieu offensif, comme à Marseille en première mi-temps. A moins que le coach ne décide d'abattre sa carte jeune en alignant Carole d'entrée. Bref, les solutions de rechange sont tout de même relativement rassurantes.

Bien qu'étant amputée de sa force de frappe au milieu et de son ange-gardien dans les buts, l'ASM semble donc pourtant en mesure de faire valoir de solides arguments face à l'AEK, même si la partie s'annonce moins facile sur le terrain qu'elle n'apparaissait sur le papier. D'autre part, les Rouge & Blanc ont toujours montré qu'ils étaient capables de passer outre les circonstances défavorables pour atteindre leur objectif. Cette fois-ci, ils devront donc tenir leur rang de leader, avec à la clé la première place du groupe convoitée par La Corogne qui se déplace dans le même temps à Eindhoven. A noter qu'il suffira de faire au moins le même résultat que les Espagnols pour finir sur la plus haute marche du podium, l'ASM bénéficiant d'une différence de buts favorable.

Le groupe pour affronter l'AEK Athènes : Sylva, Biancarelli - Evra, Ibarra, Squillaci, J.Rodriguez, Givet, El-Fakiri, Ramos - Plasil, Bernardi, E.Cissé, Carole - Prso, Morientes, Adebayor, S.Camara.


Monaco impose son règne
Samedi 6 décembre 2003  
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 L'analyse du mois OM-ASM : photos et réactions

Et voilà un nouveau coup d'éclat des Monégasques ! Monaco a encore frappé un grand coup en allant s'imposer à Marseille 2 buts à 1 vendredi soir, alors que les choses avaient plutôt mal commencé. Vingt-quatre ans après leur dernière victoire en terres phocéennes, un an après le succès acquis en demi-finale de la Coupe de la Ligue, les Asémistes ont donc conquis le Vélodrome et ont démontré une nouvelle fois qu'il fallait compter sur eux en toutes circonstances avec cette performance qui s'ajoute à leur belle série en cours.


© AFP

Malgré une issue victorieuse, les choses ne furent pas simples, notamment en première période. En effet, les Rouge & Blanc ont connu des difficultés à exprimer leur talent, bloqués par des Olympiens pleins de bonne volonté et qui se montrèrent dangereux à plusieurs reprises. Avant ce traditionnel choc du Championnat, on se demandait si l'OM allait enfin parvenir à inverser la tendance après une accumulation de défaites, mais aussi si Monaco n'allait pas au contraire en profiter pour enfoncer le clou. Les quarante-cinq premières minutes n'apportaient pas de réponses claires, malgré l'envie des Marseillais et quelques imprécisions de leurs adversaires du jour, fébriles et désorientés par un schéma inhabituel avec Rothen dans l'axe.

Peu avant la mi-temps, l'OM trouvait finalement la faille, croyant entrevoir le bout du tunnel en ouvrant le score. Mais en fin de compte, ce but est tombé au bon moment, si l'on peut dire, car les Olympiens n'eurent pas le temps de prendre définitivement le match en main. Loins de s'avouer vaincus, les hommes de Deschamps profitèrent de la pause pour remettre les pendules à l'heure et se remotiver. En effet, au retour des vestiaires, on retrouvait une équipe monégasque transfigurée et les données furent tout autres. Monaco prenait alors les choses en main, et ne tardait pas à égaliser grâce à Squillaci, de la tête, suite à un coup-franc idéal de Rothen. Ce but salvateur de Toto (son 4ème de la saison !) fut alors le déclic pour l'ASM : neuf minutes plus tard, Ludovic Giuly donnait le tournis à la défense marseillaise et s'en allait offrir la victoire à son équipe au terme d'un slalom insaisissable dont lui seul a le secret !

Monaco a donc réussi à s'extirper d'une situation délicate, qui plus est face à l'OM au Vélodrome, ce qui n'est pas rien ! Une nouvelle fois, les Rouge & Blanc ont su rester concentrés et faire preuve d'abnégation pour aller chercher la victoire, alors que les circonstances ne favorisaient pas un tel scénario en première mi-temps. N'est-ce pas là justement la grande force du club princier cette saison ? Savoir inverser la tendance est assurément la marque d'une grande équipe. Preuve, s'il en était besoin, que le cru 2003-2004 de l'ASM est à classer parmi les meilleurs.

Ce sont en effet deux équipes de Monaco diamétralement opposées que l'on a vu se produire au Vélodrome, la prestation de la seconde période n'étant en rien semblable à celle de la première. Nul doute que le coach a dû trouver les mots justes pour regonfler ses troupes à bloc avant de repartir au combat, les poussant à aller toujours de l'avant. La victoire et ses 3 points sont donc au rendez-vous et l'OM, renvoyée à ses chères études, pointe ainsi à douze longueurs de l'ASM qui conserve son avance en tête de la Ligue 1, six points devant Lyon. Cependant, comme se plait à le rappeler DD, "il n'y a pas que l'OM qui préoccupe Monaco" et, au risque de se répéter, rien n'est encore joué dans la longue course au titre même si les Monégasques ont fait couler la galère phocéenne.

Il est toutefois certain que cette victoire acquise avec brio confortera la confiance et la motivation des joueurs de la Principauté, qui alignent un quinzième match sans défaite cette saison ! N'oublions pas qu'il y a encore quelques mois, aller gagner à Marseille relevait de l'exploit - voire du rêve - pour l'ASM et gagner un tel match en étant mené à la pause était loin d'être évident, et ce contre quasiment n'importe quelle équipe... Mais voilà : cette saison, Monaco est un groupe soudé, qui sait aller puiser dans ses ressources mentales pour obtenir la victoire et qui jouit de nombreux atouts techniques ainsi que d'une grande richesse d'automatismes. D'autre part, outre la qualité du collectif qui représente une impressionnante armada, l'ASM dispose d'un atout maître en sachant faire la différence sur des éclairs de génies de certaines individualités pouvant se montrer décisives à tour de rôle.

C'est en effet, une nouvelle fois, le capitaine Giuly qui a marqué le but de la victoire, un but qui vaut certainement son pesant d'or. Notre "supersouris" Ludo, petit par sa taille mais immense pas son talent, réalise une grande saison qui devrait lui ouvrir les portes de l'Equipe de France pour l'Euro 2004 au Portugal. Ses accélérations, son don pour désarmer les adversaires et percer les défenses, sa vivacité font de lui un élément clé de la formation monégasque. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien si le public l'a élu joueur du mois de novembre, et si son nom figure parmi le gotha du football européen sur la liste des cinquante nominés pour l'élection du Ballon d'or 2003. Fort heureusement, la clairvoyance de la commission de discipline de l'UEFA ne privera pas Giuly des huitièmes de finale de la Ligue des Champions suite à son explusion face au PSV Eindhoven et l'ASM pourra donc compter sur lui pour tenter de poursuivre l'aventure.

Hier Bernardi, aujourd'hui Giuly et Squillaci, un autre jour Morientes ou Prso, les Monégasques ont donc les moyens de continuer à imposer leur règne en France, voire en Europe avec leur capacité à se transcender. La trêve est proche et il ne reste aux Rouge & Blanc que quelques efforts à fournir pour atteindre leur l'objectif à court terme, à savoir arriver en tête à l'issue des matches aller. Après le déplacement à Athènes pour décrocher la première place de son groupe de Ligue des Champions mercredi, Monaco affrontera Strasbourg puis Rennes. Gare au piège et à la fatigue... Ensuite, après un repos réparateur, il ne faudra pas baisser la garde et maintenir le rythme, car on peut dire que le plus dur restera alors à faire : conserver l'avance sur les poursuivants et continuer la course en tête. Lyon et le PSG, qui semblent être à l'heure actuelle les plus sérieux rivaux de l'ASM, seront en outre au programme des réjouissances au mois de janvier, de même que Nice. Mais après ce que l'on a vu jusqu'à présent, qui peut arrêter la marche en avant de l'ASM ?


Monaco à l'assaut de la galère phocéenne
Jeudi 4 décembre 2003  
 Le joueur du mois de novembre Visitez le site du Club des supporters de Monaco
 L'analyse du mois OM-ASM : déclarations d'avant-match

Nous y voilà ! l'heure du grand derby du sud a sonné... Les Asémistes sont certes habitués à enchaîner des matches importants face à des adversaires de gros calibres ces temps-ci, mais le traditionnel choc opposant Monaco et Marseille revêt à chaque fois une intensité particulière, pour ce qui représente l'autre "classico" du championnat entre deux des plus prestigieux clubs français qui sont également deux proches rivaux que tout oppose. Outre son importance affective, ce derby tant attendu constitue surtout un enjeu sportif de premier ordre de part et d'autre.


© AFP

D'un côté, une équipe de Monaco qui règne sur la Ligue 1 de façon quasi insolente, portée par le succès et qui développe un jeu spectaculaire dont la grande qualité fait l'unanimité dans le monde du football. Une fois n'est pas coutume, certains média vont même jusqu'à louer "le plus beau jeu de France" et Gus Hiddink, entraîneur du PSV Eindhoven, n'hésite pas à dire que l'ASM possède toutes les qualités d'un champion d'Europe ! Bref, les atouts sont entre les mains des Monégasques, c'est un fait, mais sachons rester mesurés...

D'un côté donc, Monaco et sa grande forme. De l'autre côté, un OM qui file droit au doute - si ce n'est déjà fait - après avoir enchaîné 3 défaites consécutives à domicile. L'OM, qui a pour l'instant raté ses grands rendez-vous, nage en pleine désillusion et se retrouve donc au pied du mur à l'heure d'affronter Monaco. Une défaite marseillaise serait à n'en pas douter lourde de conséquences et pourrait plonger le club phocéen dans une crise que l'on sent latente... Pour autant, ce match tombe-t-il au meilleur moment pour l'ASM ? Telle est la question.

Pour y répondre, le constat est tout d'abord aisé : l'OM a un besoin urgent de points et se trouve également en quête de rachat. Les Olympiens seront donc assurément remontés et vont vouloir tout donner pour sauver la face, sous peine de se voir relégués à 12 points de l'ASM en cas de défaite, en plus des conséquences évoquées plus haut. En effet, si les Marseillais estiment qu'ils ont touché le fond, ils risquent fort de vouloir refaire surface contre Monaco, comme Drogba l'a affirmé dans la presse. Méfions-nous donc de l'eau qui dort !

Pour les Monégasques, l'enjeu est relativement plus "simple" puisqu'il s'agira de vaincre pour affirmer leur domination actuelle et surtout garantir un confortable trône de leader. Quel que soit l'adversaire, Monaco s'est habitué à relever les défis cette saison et semble inarrêtable avec une seule défaite en 15 matches, il faut donc espérer que cela soit encore la cas face à Marseille et que l'on ne réédite pas le faux-pas lyonnais. En outre, gageons que les Rouge & Blanc auront certainement à coeur d'effectuer un match princier pour se rappeler au bon souvenir de l'ami Bouchet !

Dans ces circonstances, deux possibilités : soit la bande à Deschamps, sur sa lancée, profite de la situation difficile des Marseillais pour enfoncer le clou en arrachant la victoire et poursuit sa course en tête, soit elle se heurte à des phocéens transfigurés par l'amertume. Quoi qu'il en soit, ce match a tout d'un match à 6 points, et cela promet !

Si les Asémistes, comme à leur habitude, savent que ce ne sera pas facile et se gardent de tout triomphalisme ou autre excès de confiance - à juste titre car le championnat est encore long - ils se rendront au Vélodrome à la fois sereins et conquérants. En effet, la "malédiction" a pris fin en avril dernier avec la victoire monégasque en demi-finale de la Coupe de la Ligue. Souvenez-vous : le verrou du Vélodrome avait sauté grâce à l'incontournable Dado Prso, qui offrait la victoire à son Club en terres marseillaises, mettant ainsi fin à 24 ans de disette... Une victoire qui allait à fortiori nous ouvrir les portes du Stade de France !

Désormais, le Vélodrome n'apparaît donc plus comme une forteresse imprenable. L'aspect psychologique peut donc s'ajouter à l'aisance que connaît l'ASM actuellement et conforter ses atouts, ce qui ne gâche rien. De plus, Monaco affrontera l'OM avec un effectif au grand complet, bien remis de sa fatigue antérieure. Tous les ingrédients semblent donc réunis pour espérer réaliser une bonne opération. Alors, après le bon match nul en championnat (1-1) et la victoire en Coupe de la Ligue (1-0) ramenés du Vélodrome la saison dernière, après les dernières défaites infligées à l'OM par Lyon et le PSG (pour ne citer qu'eux) cette saison, on ne peut qu'exhorter nos joueurs : remettez-nous ça !

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© VASELLI Nicolas et Grégory & CROESI Nicolas - Décembre 2003