Interviews

DESCHAMPS Didier

09 Février 2003 - à La Turbie - Par J-B.L

Le "Monde des Princes" vous retranscrit ici l'interview de Didier Deschamps, publié par Nice-Matin

Ce match nul face à Rennes est un peu léger mais il est acquis à l'extérieur à l'issue d'une série infernale de 9 rencontres toutes compétitions confondues en 36 jours. Je n'ai jamais dit que nous resterions toujours premiers, nous conservons une bonne dynamique. Après l'important sera de faire le plien de points au Louis II tout en essayant d'en grapiller quelques uns encore durant nos déplacements... Les conditions de jeu à Rennes étaient difficiles, le terrain était très lourd. Face à un adversaire ultra défensif, nous n'allions pas attaquer pour nous exposer. Et puis le cumul de la fatigue due à l'accumulation des matchs a nui au jeu qu'on peut produire ou que nous avons produit sur les deux-trois derniers matchs qui étaient exceptionnels.

A 11 journées de la fin, Marseille, Monaco et Auxerre apparaissent comem les équipes les mieux loties...
Surtout après cette journée. Six, sept équipes se tenaient. A partir du moment où äris et Bordeaux ont perdu à domicile, et Nice et Lyon ont été accrochés aussi chez eux, la situation se décante un tout petit peu derrière. Marseille a un calendrier facile, Auxerre malgré sa défaite hier soir, a toujours un match en retard, Monaco est au contact : pour le moment ces trois équipes ont un peu plus d'armes à leur disposition. Mais après, il faudra voir, ces positions sont encore toutes fragiles, personne n'est à l'abri d'un revers de fortune.

Monaco dispose maintenant de 13 jours pour préparer le prochain sommet au Louis II avec la visite d'Auxerre.
Il ne faut pas croire que l'on va couper. Nous allons récupérer dans un premier temps, bien recharger les accus (nous en avons besoin) en attendant le retour des internationaux qui vont être sollicités mardi et mercredi. Et puis retravailler ensuite par de bonnes séances au niveau physique.

Si Monaco n'était pas européen, ce serait une nouvelle désillusion?
Déjà, c'est un miracle d'être là par rapport à tout ce qui s'est passé depuis le début de la saison, il ne faut pas l'oublier quand même. Après, si l'on se réfère au terrain, au potentiel de notre équipe, oui c'est normal d'être aujourd'hui parmi les prétendants au titre. Mais d'où nous sommes partis et après ce que nous avons vécu, c'était loin d'être évident. Il faut savourer l'instant présent et continuer à travailler en sachant que si l'on veut se qualifier pour la Ligue des Champions, il vaut mieux finir dans les 3 premiers qu'en quatrième et septième.

L'ASM a les qualités et un gros effectif pour rester sur l'avant-scène!
Pléthorique en nombre ce n'est pas nouveau, les deux dernières saisons aussi. Ce n'est pas pour cela que l'ASM a brillé. Ce n'est donc pas un gage suffisant de réussite. Maintenant, il y a en plus de la qualité. Il faut trouver la complémentarité entre les joueurs, des affinités qui se développent un peu plus à chaque rencontre.


La série de bons résultats aident-ils à mieux gérer un groupe quand certaines individualités restent à l'écart?
Quand on enchapine des succés, ceux qui n'y participent pas pour x raison font la tête, c'est normal, je le sais. J'ai à faire des choix sporrtifs de terrain, je les assume. J'ai un groupe qui est restreint sur lequel je compte, auquel viennent se greffer ponctuellement quelques jeunes puisque l'avenir du Club passe par là de toutes façons. A partir de là, tout le monde tire dans le même sens, mais c'est clair, le fil est ténu : on peut perdre un match important aussi et cela peut faire déraper le groupe à un moment ou à un autre.

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© VASELLI Nicolas, Grégory & DESVERNAY Stephane - 2002