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3 août 2002
Le "Monde des Princes" vous retranscrit ici l'interview
du Président CAMPORA, publié sur Monaco-Matin !
« La question, l'impératif de fond, ce que nous souhaitons : c'est
finalement que l'AS Monaco FC rejoue bien au football, fournit un spectacle
digne afin que les gens qui adorent ce sport repartent du stade satisfaits
par la qualité du jeu collectif qui leur a été proposé. »
Marcher la tête haute
« Le football c'est l'histoire de la vie : le matin on se lève, il faut
démarrer, il faut marcher. Il vaut mieux marcher en souriant que marcher
la tête basse. Je trouve que l'on a trop souvent marché en baissant
la tête toute la saison passée, jusqu'avant la reprise, et que maintenant,
on peut marcher tête haute parce qu'on peut démontrer qu'on a les moyens
de le faire et que l'on a des raisons d'être optimiste.
« Il y a un bagage, un vécu, des gens qui ont fréquenté des grands clubs,
des équipes nationales, il y a des jeunes de qualité, rares sont ceux
chez nous qui arrivent sans aucun bagage et qui sont des inconnus. »
Que ces volontés... soient Fêtes
« Je veux que dans les tribunes on ait envie de se lever, de dire bravo
on joue bien...
« C'est le but recherché, martèle le président. L'an passé, à part quelques
matchs ou quelques séquences nous n'avons eu droit qu'à un jeu stéréotypé
peu emballant de piètre qualité par rapport à ce que l'on peut faire.
Je veux que l'on retrouve notre jeu !
« Il y a eu un label AS Monaco, comme il y a un label Nantes, un label
Auxerre. Il faut qu'il y ait un label AS Monaco qui soit le beau jeu
! Jouer pour le football, jouer pour gagner mais avec les paramètres
modernes : l'intelligence, et des qualités physiques d'engagement. La
partie psychologique c'est presque 70 % du rendement des joueurs. Il
faut disposer d'un staff et d'un effectif qui soient entièrement à la
disposition du groupe, du club.
« Qu'ils sachent bien qu'un groupe est un groupe, il y en a toujours
11 ou 16 (sur la feuille) qui sont qualifiés d'office. Si certains ne
figurent pas dans ce premier groupe ils ne sont pas pour autant exclus.
« Une vraie dynamique doit animer tout le groupe pour faire un bon championnat
Et puis quant on joue bien et qu'on commence à plaire, - d'abord à se
plaire à soi-même parce qu'on se fait plaisir - à plaire à ses entraineurs
parce le joueur est bien préparé ; à ce moment-là le facteur chance
change de camp. Parce qu'il y a une forme de psychologie appliquée qui
fait que l'on va de l'avant, on veut être offensif. »
On jugera à l'arrivée
« Comme les qualités de base sont là, il n'y a aucune raison que dans
la pratique d'un football dynamique, motivé, et avec la disponibilité
des uns vis-à-vis des autres on n'arrive pas à aligner des résultats.
« Tant que nous n'aurons pas atteint ce niveau, on ne fixe pas d'objectifs.
Malgré une année difficile, les joueurs ont eu une excellente mentalité
et je sais que si par moments ils étaient moins vigilants moins en réussite,
il y avait toujours dans les vestiaires la volonté de gagner. C'est
quelque chose d'important car ils ont appris à être responsables. Ce
qui nous permet de dire que les enseignements seront une expérience
supplémentaire ou complémentaire qui favorisera les bons résultats.
« Comme chaque année, l'important c'est finalement à l'arrivée où
l'on va juger. »
Cependant le président a déjà noté, observé un frémissement preuve que
son message avait été bien reçu. « Je crois que cette année il y a une
volonté de bien faire. J'ai vu les quelques derniers matchs amicaux
et notre équipe a bien joué au football. »
Que ce soit face à Ajaccio ou ensuite face à une équipe dure à
manœuvrer comme Besitkas à Hyères le président avoue sa satisfaction
d'y avoir trouvé tous ingrédients qu'il souhaitait voir.
« Ce fut vraiment plaisant pour les supporters et les amoureux de football
parce que les débats étaient de qualité. Il faut persévérer dans cette
voie... »
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