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31 août 2002 - à Monaco - Par J-B.L.
Le "Monde des Princes" vous retranscrit
ici l'interview d'Eric Cubilier, publié par Nice-Matin
Par pudeur, par émotion, Eric Cubilier, qui s'apprête à disputer cet
après-midi à Lens son second match en L1, ne souhaitait pas trop s'étendre
sur son début de saison, ni qu'on le plaigne.
J'ai été déstabilisé par le décès de mon père il y a tout juste deux
mois maintenant. Durant toute la préparation, sa disparition m'a perturbé,
je ne paraissais pas concentré sur ce que je faisais. Comme j'ai eu
du mal à accepter de ne pas débuter la saison, je me suis isolé et un
peu laissé aller à l'entrainement. Maintenant, j'ai compris que ce ne
servirait à rien, qu'il fallait que je pense à travailler pour moi.
Pour le remettre sur les rails, Deschamps l'a envoyé en CFA.
« Il m'avait dit que Montpellier ou l'OM, c'était des bons matchs à
jouer qui comptaient également des pros. Mais c'est sur que maintenant,
je préfère me retrouver là où je suis en L1 ». Un mal pour un bien
puisqu'il a ainsi retrouvé une place un peu différente de la sienne
face à Sochaux.
Peu importe, on a fait le plus important en renouant avec la victoire.
Avec 6 pts, c'est comme si on avait remporté nos deux matchs à domicile.
On aurait pu se mettre à l'abri plus tôt. Les occasions n'ont pas manqué
mais on a eu peur jusqu'au bout - coup franc de Pedretti sur la barre,
puis tête décroisée de Santos qui rase le montant à la 87e. En fait,
on n'a jamais été sereins parce qu'on sentait que l'on pouvait se faire
rejoindre... Maintenant, il faut confirmer et pour cela ramener quelque
chose de Lens.
Les changements tactiques du coach ne l'ont en tout cas point perturbé.
Je suis à l'aise dans les deux systèmes, même si en 4-4-2, j'aime bien
avoir quelqu'un face à moi. L'an passé, j'avais déjà disputé deux matchs
en 4-4-2 pour mes débuts face à Lens (3-0) puis à Bastia. Ensuite, quand
je suis revenu dans l'équipe, on avait gagné contre Lyon en 3-5-2.
Je sais qu'il y a une couverture derrière. Je peux plus participer offensivement,
il faut absolument que je m'applique sur les centres parce que certains
ont été catastrophiques samedi dernier.
L'année passée à Lens, les Nordistes avaient vaincu leur bête noire
monégasque.
Nous nous étions inclinés un peu contre le cours du jeu. Sibierski
avait profité d'une erreur défensive pour ouvrir le score. Mais après,
Gallardo avait réussi un magnifique ciseau que Warmuz avait repoussé
sur sa ligne en levant les bras je ne sais trop comment. On aurait pu
partager les points. A la maison, on avait battu Lens deux fois en coupe
comme en championnat.
Et ce soir alors ? Nous avons visionné leur dernière rencontre à Nantes
où, menés 2-0 à la pause, ils sont parvenus à égaliser sur la fin...
On va se méfier car devant leur public, ils ont besoin d'améliorer eux
aussi leur bilan. Même s'ils sont invaincus. L'an passé, au bout de
cinq matchs nous ne comptions que deux points. Aujourd'hui, nous en
avons déjà six. C'est mieux mais pas suffisant. Comme l'ambiance est
bien meilleure, on doit pouvoir atteindre la moyenne avant cette première
mini-trève et moi jouer un bon match pour mon père...
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