Interviews

EVRA Patrice

15 Juillet 2002 - Par Thomas BEGUET

Le "Monde des Princes" vous retranscrit ici l'interview de Patrice Evra, publié par Football 365 !

Elu meilleur latéral gauche de D2 l’an passé avec Nice, Patrice Evra sait que sa venue à Monaco suscite beaucoup d’espérances. Pour lui, toutes les conditions sont réunies pour que ce club retrouve le haut de l’affiche. Et il compte participer à ce renouveau.

Patrice Evra, vous avez atterri cet été sur le Rocher alors que plusieurs grands clubs européens (Juventus, Barcelone, Arsenal) ont cherché à vous enrôler. Pourquoi avoir choisi Monaco ?
Premièrement, je voulais rester en France. J’avais eu des contacts avec Auxerre également. Quand j’étais petit, Monaco était le club de mes rêves. C’est pour ça que j’ai accepté de signer ici. Et puis un club comme Monaco, ça ne se refuse pas. J’ai sauté sur l’occasion. Ce n’est pas une question d’argent mais bien un choix sportif. Je veux déjà faire mon trou dans le championnat de France et partir à l’étranger dans deux ou trois ans avec un bagage plus complet.

Vous avez donc un plan de carrière…
Oui si vous voulez. Si je reste deux ans ici, ça voudra dire que ça s’est bien passé. Si je reste plus longtemps, ça voudra dire que Monaco a retrouvé de grosses ambitions, que je suis à la hauteur de ces ambitions et que l’entraîneur compte encore sur moi.

Comment se sont passés vos premiers contacts avec Didier Deschamps ?
Ça s’est très bien passé. C’est d’ailleurs à lui que j’ai eu à faire en premier. Son discours m’a beaucoup plu et c’est aussi pour ça que j’ai dit oui à Monaco. Tout a été clair depuis le début. Il m’a dit que je pourrai jouer un match comme tous les matchs et qu’après, c’était à moi de donner mon maximum, sachant que j’avais ma place dans ce groupe. Il m’a dit qu’il me connaissait puisque Monaco est venu me superviser à plusieurs reprises la saison dernière. Il a rajouté qu’il m’accordait toute sa confiance et qu’après, c’était à moi de ne pas le décevoir.

En plus, vous avez débarqué ici après avoir été élu dans l’équipe type de D2. Vous avec donc un certain statut…
Oui et c’est du bonus. Il y a eu la montée avec Nice et cette récompense individuelle. C’est un petit plus qui j’espère me permettra de m’imposer dans cette équipe.

Vous avez déjà disputé trois match amicaux. Comment sentez-vous cette équipe ?
Très bien. Je mes suis bien fondu dans le moule et je m’entends bien avec tous les joueurs. Ça me paraît bizarre d’ailleurs de m’être intégré aussi rapidement. Sinon, je pense que cette année, on aura une équipe qui en veut. Le stage s’est très bien passé et tout le monde a bien travaillé. Tout est très professionnel et cela me plaît beaucoup.

Et dans le jeu, l’intégration se passe bien également ?
Lors des deux premiers matchs, tout le monde a joué une mi-temps. Le troisième, contre Montpellier, je suis sorti à dix minutes de la fin. Pendant les deux premiers matchs (durant lesquels il a disputé la première mi-temps), j’étais un peu crispé. Ça s’est mieux passé au troisième match. J’ai joué plus libéré et apparemment, ça a plu au staff et à mes coéquipiers.

Etes-vous conscient des espérances que vous suscitez et notamment de votre association à venir avec Sébastien Squillaci ?
J’ai été surpris par l’accueil des gens ici. Ça m’a vraiment fait chaud au cœur. On m’a effectivement dit qu’on attendait beaucoup de moi et ça m’a fait énormément plaisir. Je sens que j’ai une petite part de responsabilité. Après, l’association avec « Toto », c’est une possibilité. En tout cas, ça nous irait bien à tous les deux.

Et sinon, avez-vous suivi les démêlés de Nice, votre ancien club, avec la Justice ?
Ah oui, j’ai suivi ça comme si j’appartenais encore au club. Juste avant de partir en stage, j’ai pu assister à un entraînement et j’ai vu les joueurs. Ils bossaient bien et avaient l’air relax, le moral au beau fixe. Ils étaient confiants. J’ai aussi parlé avec Gernot Rohr, qui m’a dit qu’il était sûr à 90% de voir Nice en L1 la saison prochaine.

Pour finir, quels sont vos objectifs personnels pour la saison ?
J’espère ne pas trahir la confiance du coach, du staff et du président. Ensuite, j’espère m’imposer dans cette équipe le plus tôt possible, pour les remercier et leur montrer qu’ils ne se sont pas trompés dans leur choix. Mais ça, je leur ai déjà dit. A moi maintenant de le prouver sur le terrain. Le président nous a dit qu’il voulait du beau jeu et des victoires. Alors si ça se passe bien, j’aimerai pouvoir disputer la Coupe d’Europe la saison prochaine, ce serait l’apothéose.

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© VASELLI Nicolas, Grégory & DESVERNAY Stephane - 2002