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01 Août 2002 - Par Stéphan MAGGI
Le "Monde des Princes" vous retranscrit
ici l'interview de Sébastien Squilacci, publié par le
journal Nice-Matin du 01 août 2002.
Prêté à Ajaccio pendant deux saisons, Sébastien (défenseur central)
retrouve l'équipe « rouge et blanche ». Avec l'envie de se faire une
place en Ligue 1 : Ca me change d'Ajaccio... ça fait du
bien de retrouver des installations dignes d'un grand club ! »
A peine revenu à l'AS Monaco, après un exil de deux ans en D2 en terre
ajacienne (où il avait été prêté), Sébastien Squillaci a rapidement
vu la différence. La pléthore de joueurs qui composent le groupe monégasque
ne semble pas l'effrayer : « Je suis là pour encore progresser,
franchir des paliers. Dans un grand club comme Monaco, s'il y a de la
concurrence, c'est à moi de m'imposer. » Ses premiers pas avec Deschamps
ont été différents de ce qu'il a pu connaitre avec Rolland Courbis :
« Tout se passe très bien. J'ai disputé les matches amicaux. C'est
vrai que ce n'est pas le même type d'approche. Tout s'est bien passé
avec Courbis. Je ne vois pas pourquoi il en serait autrement avec Deschamps...
»
Celui que l'on surnomme sympathiquement « Toto » (allusion à son homonyme,
fameux attaquant transalpin qui s'illustra à la coupe du monde 1990),
a espoir de faire partie du groupe, voire du onze de départ : «
Autrement je ne serai pas venu ici... Je sais que Deschamps fait confiance
aux jeunes. J'aurais ma carte à jouer. C'est le terrain qui va parler
et qui fera la différence. » En concurrence directe avec Marquez,
Pierre-Fanfan, Rodriguez et Irles, Sébastien Squillaci a déjà hâte de
faire ses débuts en équipe première. « Mon premier match en L1,
j'en ai terriblement envie ! » lâche-t-il.
Son passage dans l'Ile de Beauté lui a fait le plus grand bien : il
s'est étoffé physiquement et a pris une nouvelle dimension tactique.
« J'ai encore beaucoup de progrès à faire. Notamment dans le jeu long
et au niveau de mon pied gauche. »
Il ne regrette pas d'être revenu au pied du Rocher, à l'ASM avec laquelle
il est encore lié pour trois ans. « Je suis content d'être là. »
Si Monaco ne l'avait pas appelé, on l'aurait sans doute vu dans un
autre club : « J'avais quelques touches en L1. » L'exemple de
Givet qui a réussi à percer l'année dernière est une source de motivation
supplémentaire. « Gael a su certainement saisir sa chance. Ça prouve
aussi quelque part que c'est possible... »
A presque 22 ans, Sébastien reconnait « qu'il n'y a plus d'âge pour
jouer en première division. » Se définissant comme assez casanier,
hors-jeu, il apprécie de « visionner un bon dvd avec sa copine »,
chez lui, dans son home cinéma. Ce calabrais d'origine aime les pâtes
et le poisson. Et n'hésite pas à se mettre derrière les fourneaux :
« Je cuisine de temps en temps... ». Son retour à Monaco l'a quelque
peu rapproché de la Seyne-sur-mer où est installée sa famille. «
Mes parents vont donc pouvoir venir me voir régulièrement. » Le club
des ses rêves ? « Le Milan AC que j'ai toujours beaucoup apprécié,
avec ses vedettes. »
Des grands noms, il va justement en croiser d'ici peu : « Pauleta,
c'est monstrueux... Mais ça s'arrête là. Car sur un terrain, il a deux
jambes comme moi ! » Il n'a pas vraiment envie de se prendre la tête
« Toto »... De la fraicheur et de la sincérité, dans ses propos. Comme
lorsqu'il évoque ses premiers pas chez les grands : « Il y a deux
ans, quand je « montais » m'entrainer avec les pros, j'étais un peu
impressionné. » Son souhait pour l'ASM : « Retrouver le haut du tableau,
être européen ou jouer le titre. » Il n'a pas de rêve précis :
« J'en ai beaucoup... » Au niveau du foot, il espère tout simplement
« être un joueur reconnu. » Mais il a bien les pieds et les crampons
sur terre. « Fonder une famille, une valeur essentielle, sera aussi
très important pour moi. »
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