Interviews

SQUILACCI Sébastien

19 Août 2002 - Par Thomas Beguet

Le "Monde des Princes" vous retranscrit ici l'interview de Sébastien Squilacci, publié par Football 365.

Impressionnants face à Troyes lors de la première journée, les Monégasques étaient présentés comme de sérieux candidats à une place sur le podium. Problème, ils ont perdu les deux matchs suivants. Si bien que Sébastien Squillaci annonce une réaction dès samedi contre Sochaux.

Sébastien Squillaci, avec un peu de recul, quelles conclusions tirez-vous de cette défaite en Corse ?
Vu le résultat, je n’en tire que des conclusions négatives. C’était un match un peu trop engagé, avec toutes ces embrouilles, ce qui s’est passé sur et en dehors du terrain. Ça n’a pas toujours été du football. Mais bon, à la sortie, c’est trois points de perdus.

Que s’est il passé exactement pour que cela dégénère autant ?
On savait qu’en se rendant là-bas, ce serait difficile. Certains joueurs se servent du prétexte de jouer en Corse pour parler un peu plus que d’habitude, pour déstabiliser l’adversaire. On connaît les ambiances chaudes et le public corse (ndlr : Sébastien Squillaci a été prêté deux ans à l’AC Ajaccio avant de rejoindre Monaco). Mais bon, c’est comme ça. Alors même si ça a joué, il ne faut pas croire non plus que c’est à cause de ça que nous avons perdu le match. Après un départ tonitruant face à Troyes, vous restez sur deux défaites consécutives.

Le ton a-t-il monté sur le Rocher ?
Oui c’est sûr ! Et maintenant, il va falloir faire un résultat au prochain match. C’est vrai qu’on était bien parti mais on ne doit pas s’endormir sur nos lauriers. Lors du premier match, Monaco s’était montré très impressionnant en attaque. Or depuis, vous n’avez pas marqué le moindre but.

Cette stérilité offensive est-elle avant tout la conséquence de l’absence de Marcelo Gallardo ?
Oui, perdre un joueur de cette qualité ne peut qu’être négatif pour l’équipe mais de toute façon, on va devoir faire sans lui puisqu’il sera encore absent pendant quatre semaines. Après, c’est vrai que dans le jeu, on le ressent. Ça a pesé. Mais déjà, si on ne prend pas de buts, on ramène le nul et ça change tout. Les deux fois, ça n’a pas tenu à grand chose et puis, il y a la malchance aussi. On n’a pas eu de réussite. C’est l’addition de toutes ces choses qui fait que nous ne comptons que trois points après trois journées. Le côté positif, c’est que l’on se créé des occasions. Donc on va rebondir.

Samedi, vous recevez Sochaux, un match qui aura des allures de revanche puisqu’ils vous avaient battu la saison dernière en ouverture du championnat…
Revanche oui, mais comme je vous l’ai dit, il nous faudra absolument les trois points. On ne peut pas se permettre de contre-performances à domicile. En même temps, on ne doit pas se mettre trop de pression négative. Si on veut faire quelque chose cette année, ça passe par une réaction contre Sochaux.

Quand on voit dans quelles conditions s’est disputé le match samedi, le protocole de Fair-play instauré par LFP doit vous faire sourire, non ?
Disons que c’est obligatoire mais il n’y a qu’à voir les chiffres, le nombre de cartons jaunes et rouges distribués depuis trois semaines. C’est bien beau de se serrer la main avant le début du match mais après, sur le terrain, c’est autre chose. En fait, on pourrait dire que ça change l’avant match mais pas le match.

Pour revenir à vous Sébastien, vous avez joué contre Bastia votre troisième match consécutif en tant que titulaire d’une équipe de L1.Comment se passent vos premiers pas ?
Le premier match a été bon et les deux autres… Mais bon, j’apprends. Je dois continuer à travailler. Je joue aux côtés de Marquez, un grand joueur. Alors j’apprends en le côtoyant. Et même si je crois ne pas m’être trop mal débrouillé pour l’instant, vu les résultats, je ne peux être satisfait.

Y’a t-il un match dont vous avez coché la date dès la parution du calendrier, on pense notamment à votre retour à Ajaccio…
Oui, c’est d’abord ce match à Ajaccio qui va me faire quelque chose. J’ai suivi leur match contre Paris et ça m’a évidemment fait plaisir pour les copains. Je les ai très souvent au téléphone. Sinon, il me tarde de connaître d’autres stades comme à Lens, au Vélodrome ou à Paris. Vu l’ambiance qu’il y aura, se sera sympa à jouer.

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© VASELLI Nicolas, Grégory & DESVERNAY Stephane - 2002