Interviews
(27 juillet 2001)

 

GALLARDO Marcelo

Né le 18 janvier 1976 à Buenos Aires (Arg)
1,70 m pour 64 kg
clubs successif :
RIVER PLATE (1992-1999) / MONACO (depuis 1999)

Le Monde des Princes : Marcelo, pensez-vous que les conditions de travail et la qualité de vie qu'offre Monaco puisse nuire à la motivation des joueurs ?

Marcelo GALLARDO : Tout dépend des joueurs. Il est vrai que Monaco offre une qualité de vie extraordinaire, mais si le joueur est un professionnel, et qu'il a envie de gagner, son environnement ne doit pas lui être un facteur négatif. Personnellement, cela ne m'a jamais perturbé. J'aime gagner, j'ai cela en moi, et jamais je ne laisserai passer un match car je n'ai pas de motivation. Un joueur doit toujours entrer sur un terrain avec 100% l'envie de gagner. Si ce joueur n'atteint pas les 100%, sa place n'est pas sur un terrain de football.

L.M.d.P. : Quel est ton explication quant aux résultats catastrophiques de Monaco la saison dernière ?

M.G. : Le problème de l'an passé fut interne. Tout le club ne tirait pas dans le même sens. C'est malheureux car même si l'équipe a subit quelques changements, elle avait les moyens de finir dans les trois premières places.Après on a commencé à perdre un match, un second, et on a jamais réussi à sortir la tête de l'eau. Enfin, la saison dernière est passée, on en parle plus. Place à l'avenir, et aux victoires.

L.M.d.P. : Pourquoi as-tu finalement choisi de rester à Monaco, alors que tous les journalistes te disaient partant ?

M.G. : Dans mon esprit, les choses étaient déjà claires. Soit Monaco me donnait les garanties de monter un grand club, et donc je restais, soit je quittais la France. Pourquoi partir d'ici ? Si je devais partir, je l'aurais fait l'an passé car le club m'a un peu laissé tombé après les incidents de Marseille. Cela m'a un peu troublé. Mais finalement, je suis resté, je reste encore et ensemble nous allons faire une grande saison.

L.M.d.P. : Quel est ton entente avec les autres joueurs ?

M.G. : Je m'entends bien avec la plupart de mes coéquipiers. Bien sûr, j'irais plus sortir avec certains joueurs qu'avec d'autres, mais dans l'ensemble tout va bien. De plus, Monaco a recruté un argentin, ce qui me permettra d'avoir un allier en cas de dispute !!!

L.M.d.P. : Est-il vrai qu'il t'arrive de narguer quelques fois, certains joueurs lorsque tu réalises de trés beaux gestes techniques ?

M.G. : Il est vrai que j'aime bien provoquer l'adversaire dans le jeu. Je ne suis pas un mauvais garçon, mais tout simplement c'est mon style de jeu. La provocation affaiblit l'adversaire et le rend nerveux. A toi de savoir te contrôler, et d'être encore plus fort. Mais, cette provoquation s'arrête à la sortie du terrain. Ce n'est qu'un style de jeu différent à tous nos adversaires.

L.M.d.P. : Comment expliques-tu l'acharnement médiatique de certaines personnes contre toi ?

M.G. : Les médias sont trés puissants dans le monde du football. Ils peuvent monter en puissance un joueur, et l'abattre deux jours après. Je pense que les journalistes interprêtent mal mon style de jeu. Tant pis, cela à peu d'importance à mes yeux. Tant que l'on gagne, et que mon club est heureux de la manière dont je joue, j'ignore complètement l'avis des médias.

L.M.d.P. : Dans cette optique, qu'as-tu ressenti, l'an dernier lors de la dernière journée, lorsque qu'une partie du public monégasque t'a sifflé ?

M.G. : L'an passé, les supporters m'ont sifflé lorsque j'ai raté le pénalty contre Lens. C'est vrai que je n'ai pas fait une saison exceptionnelle mais de là à s'en prendre qu'à moi, ce fut injuste. Mais, je peux vous assurer que ceux qui ont sifflé, ce ne sont pas les vrais supporters, ce sont ceux qui viennent en costume voir le match et qui ne comprennent rien au football. Les vrais supporters vont réellement voir qui est le vrai Gallardo.

L.M.d.P. : Didier Deschamps, ton nouvel entraîneur ?

M.G. : Didier Deschamps n'est plus à présenter. Ce fut un trés grand joueur, et j'en suis sûr, il sera un trés grand entraîneur. Quant quelqu'un comme lui vous entraîne, vous ne pouvez que l'écouter, le respecter. Son palmarès ne parle qu'en sa faveur. Son message est trés bien perçu par l'équipe, et il a su s'entourer de gens compétents. C'est trés bien pour l'AS Monaco, et pour nous, les joueurs.

L.M.d.P. : Comment vois-tu cette saison ?

M.G. : Pour l'instant, l'équipe se sent bien. Les quelques matchs amicaux réalisés démontrent le nouvel état d'esprit de l'AS Monaco. Je pense que nous serons prêt à rivaliser avec les autres grands clubs. Personnellement, je suis trés motivé, et j'ai envie de tout casser pour prouver à tout le monde que Gallardo est un grand joueur. De plus, cette saison est trés importante pour moi, car au mois de juin 2002, il y aura la coupe du monde, et j'espère être sélectionné dans les 22.

L.M.d.P. : La coupe du Monde 2002 ?

M.G. : Je pense sincèrement que seule l'Argentine pourra rivaliser avec la France qui est, à mes yeux, la meilleure équipe du monde après l'Argentine. Ma participation à celle-ci dépendra de ma saison avec Monaco, d'où cette grande motivation : gagner le championnat de France et gagner la Coupe du Monde 2002 en battant la France en finale. Quelle saison, vivement qu'elle commence !!!

Propos recueillis par Grégory VASELLI

La saison 2000-2001 de Marcelo GALLARDO

Matchs
Buts
Championnat de France
24
6
Coupe de la ligue
2
2
Coupe de France
1
0
Coupe d'Europe
3
0

Bilan : 30 matchs / 8 buts (0,27 buts/match)

Tous les interviews de la saison 2001-2002


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© VASELLI Nicolas & Grégory - 27 juillet 2001