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13 février 2002 - à Monaco - Par Stéphane
MAGGI
Le "Monde des Princes" vous retranscrit
ici l'interview de Gaël Givet, publié par football365.com
Gaël Givet, que retenir des deux derniers matchs de l’ASM face à
Bastia et La Montagnarde ?
Face aux Corses, on avait bien débuté les dix premières minutes, tout
se passait pour le mieux. Et puis, sur un terrain difficile, les Bastiais
ont pris confiance, aidés en cela par nos erreurs. Après avoir été menés
à la mi-temps, le coach nous a remis les esprits en place afin d’attaquer
les 45 dernières minutes avec plus d’envie et de conviction. On a vu
la différence puisqu’on a été enthousiastes, on est allé de l’avant.
Face à La Montagnarde, le score de 1 à 0 en notre faveur ne reflète
finalement pas notre victoire qui est logique, même si nous avons souffert
dans les dernières minutes face à un adversaire qui n’avait rien à perdre
et qui jouait sans doute le match de l’année.
Face à Bastia, comme pour La Montagnarde, votre équipe se procure
pas mal d’occasions, mais n’arrive pas à concrétiser…
On se crée un tas d’occasions, mais on n’arrive pas à conclure, soit
à cause du gardien adverse, soit en raison de notre maladresse. Les
terrains et la fatigue ne nous donnent pas forcément le coup de pouce
nécessaire. Il faut continuer à travailler dans ce domaine pour être
bien plus performants et tenir la distance dans les moments critiques.
Si l’état d’esprit est là, on a tout de même l’impression que vous
manquez de fraîcheur physique ?
L’enchaînement des rencontres ne nous facilite pas la tâche. Mais nous
sommes avant tout des professionnels. Et quand bien même, nous avons
quelquefois les jambes lourdes, nous devons nous retrousser les manches
et nous concentrer sur notre sujet, un point c’est tout.
Comment expliquez-vous cela ?
Avec douze matchs en quarante jours, les organismes sont un peu cuits
au bout d’un certain moment. Il faut dire que le calendrier est vraiment
bizarre : en novembre, on a eu deux matchs, alors qu’au mois de janvier,
on vient d’en faire une dizaine. Vous y comprenez quelque chose vous…
Le match nul en championnat contre Bastia est-il un coup d’arrêt
ou un moindre mal ?
C’est un petit coup d’arrêt car nous étions sur une bonne série à domicile.
Après notre bonne deuxième mi-temps à Lens, on voulait continuer sur
notre lancée à domicile.
Après le partage des points face à Bastia, il ne vous reste finalement
que la Coupe de France ?
On avait encore un petit espoir, mais il faut reconnaître que mathématiquement,
nos chances se réduisent à peau de chagrin en championnat, même si tout
reste possible. On va tout miser sur la Coupe de France, une épreuve
qui peut effacer notre mauvaise saison.
Monaco est-il capable de gagner cette coupe de France ?
Pourquoi pas… Tout dépend aussi un peu du tirage au sort. Mais de
toute manière, si on veut décrocher ce trophée, il faudra inévitablement
battre tous nos adversaires. Mais compte tenu de la sortie prématurée
de certaines grosses équipes au fil des tours, je pense qu’il y a quelque
chose à faire dans cette épreuve.
Malgré les résultats en dents de scie de l’ASM, vous êtes toujours
là, toujours titulaire…
J’essaie de donner mon maximum à chaque match, durant la semaine lors
des entraînements. J’ai encore tout à prouver, je dois encore beaucoup
progresser. Je travaille dans ce sens. Une chose est sûre : Mais j’ai
bien conscience que rien n’est jamais arrivé. On peut vite monter, tout
comme on peut aussi vite redescendre, du jour au lendemain…
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