Interview

GIVET Gaël

Né le 9 octobre 1981 à Arles (France)
1,81 m pour 75 kg
clubs successif :
AS Monaco (2002-...)

13 février 2002 - à Monaco - Par Stéphane MAGGI

Le "Monde des Princes" vous retranscrit ici l'interview de Gaël Givet, publié par football365.com

Gaël Givet, que retenir des deux derniers matchs de l’ASM face à Bastia et La Montagnarde ?

Face aux Corses, on avait bien débuté les dix premières minutes, tout se passait pour le mieux. Et puis, sur un terrain difficile, les Bastiais ont pris confiance, aidés en cela par nos erreurs. Après avoir été menés à la mi-temps, le coach nous a remis les esprits en place afin d’attaquer les 45 dernières minutes avec plus d’envie et de conviction. On a vu la différence puisqu’on a été enthousiastes, on est allé de l’avant. Face à La Montagnarde, le score de 1 à 0 en notre faveur ne reflète finalement pas notre victoire qui est logique, même si nous avons souffert dans les dernières minutes face à un adversaire qui n’avait rien à perdre et qui jouait sans doute le match de l’année.

Face à Bastia, comme pour La Montagnarde, votre équipe se procure pas mal d’occasions, mais n’arrive pas à concrétiser…

On se crée un tas d’occasions, mais on n’arrive pas à conclure, soit à cause du gardien adverse, soit en raison de notre maladresse. Les terrains et la fatigue ne nous donnent pas forcément le coup de pouce nécessaire. Il faut continuer à travailler dans ce domaine pour être bien plus performants et tenir la distance dans les moments critiques.

Si l’état d’esprit est là, on a tout de même l’impression que vous manquez de fraîcheur physique ?

L’enchaînement des rencontres ne nous facilite pas la tâche. Mais nous sommes avant tout des professionnels. Et quand bien même, nous avons quelquefois les jambes lourdes, nous devons nous retrousser les manches et nous concentrer sur notre sujet, un point c’est tout.

Comment expliquez-vous cela ?

Avec douze matchs en quarante jours, les organismes sont un peu cuits au bout d’un certain moment. Il faut dire que le calendrier est vraiment bizarre : en novembre, on a eu deux matchs, alors qu’au mois de janvier, on vient d’en faire une dizaine. Vous y comprenez quelque chose vous…

Le match nul en championnat contre Bastia est-il un coup d’arrêt ou un moindre mal ?

C’est un petit coup d’arrêt car nous étions sur une bonne série à domicile. Après notre bonne deuxième mi-temps à Lens, on voulait continuer sur notre lancée à domicile.

Après le partage des points face à Bastia, il ne vous reste finalement que la Coupe de France ?

On avait encore un petit espoir, mais il faut reconnaître que mathématiquement, nos chances se réduisent à peau de chagrin en championnat, même si tout reste possible. On va tout miser sur la Coupe de France, une épreuve qui peut effacer notre mauvaise saison.

Monaco est-il capable de gagner cette coupe de France ?

Pourquoi pas… Tout dépend aussi un peu du tirage au sort. Mais de toute manière, si on veut décrocher ce trophée, il faudra inévitablement battre tous nos adversaires. Mais compte tenu de la sortie prématurée de certaines grosses équipes au fil des tours, je pense qu’il y a quelque chose à faire dans cette épreuve.

Malgré les résultats en dents de scie de l’ASM, vous êtes toujours là, toujours titulaire…

J’essaie de donner mon maximum à chaque match, durant la semaine lors des entraînements. J’ai encore tout à prouver, je dois encore beaucoup progresser. Je travaille dans ce sens. Une chose est sûre : Mais j’ai bien conscience que rien n’est jamais arrivé. On peut vite monter, tout comme on peut aussi vite redescendre, du jour au lendemain…

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© VASELLI Nicolas, Grégory & DESVERNAY Stephane - 2002