|
08 mai 2002 - à Monaco - Par Stéphane Maggi
Le "Monde des Princes" vous retranscrit
ici l'interview de Jérôme Rothen, publié par Football
365
Q : Jérôme Rothen, vous déclariez au mois de janvier vouloir,
avec l’ASM, inverser la tendance. Aujourd’hui, Monaco a terminé la saison
en quinzième position. Quelle est votre analyse ?
R : Nous avons manqué cruellement de régularité lors de nos résultats,
avec de mauvaises prestations hors de nos bases, ce qui n’a pas arrangé
les choses. De plus, l’élimination en Coupe de France nous a coupé les
ailes.
Q : Ne regrettez-vous pas d’avoir signé à Monaco ?
R : Absolument pas. Si je me suis engagé avec l’AS Monaco, c’est que
je crois dur comme fer en un projet solide et sérieux. Malgré les soucis
qu’il a traversés, le club reste toujours aussi ambitieux. On ne peut
pas comparer Troyes et Monaco.
Q : Pourtant, Troyes s’est qualifié pour l’Intertoto…
R : L’ESTAC a prouvé depuis deux ans que sa place en Première Division
est largement méritée. S’appuyant sur un travail sérieux et efficace
réalisé depuis des années par Alain Perrin, le club récolte aujourd’hui
les fruits d’une abnégation sans faille et d’un excellent travail en
profondeur.
Q : Comment analysez-vous ces premiers mois passés sous le maillot
monégasque ?
R : J’ai eu du mal à m’adapter au groupe et aux schémas tactiques proposés
par le coach. Au bout de quelques matchs, j’ai pris confiance et je
suis monté en puissance. Mais je ne pense pas avoir donné la pleine
mesure de mes moyens. De plus, une blessure m’a écarté des terrains.
Je pense très sincèrement que suis encore capable d’apporter plus. J’ai
hâte de le prouver dès le début de la saison prochaine.
Q : Comment voyez-vous l’avenir de Monaco l’année prochaine ?
R : Dans la vie, quand on prend une gifle, on ne tend pas la deuxième
joue pour recevoir une autre baffe. Plus sérieusement, je suis persuadé
que les difficultés que l’on a connues cette saison nous serviront de
leçon et nous permettront de repartir du bon pied.
Q : Pensez-vous qu’il faille apporter plusieurs remaniements au
groupe ?
R : Il faut poser cette question directement au coach. Mais je pense
qu’il va y avoir des mouvements, dans un sens comme dans l’autre, que
ce soit au niveau des départs ou des arrivées.
Q : Ne pensez-vous pas que Didier Deschamps soit la cible privilégiée
de tous les problèmes que connaît le club ?
R : Il est toujours facile de tirer à boulets rouges sur un entraîneur
quand les résultats ne suivent pas. Mais que je sache, ce sont avant
tout les joueurs qui sont présents sur le terrain et qui jouent. Didier
Deschamps ne doit pas être mis en cause, ça serait vraiment trop facile.
Il a dû affronter une série de problèmes pas évidents à résoudre dès
sa première année, avec qui plus est de nombreuses blessures qui ne
lui ont pas permis d’aligner la même équipe deux fois consécutivement.
Or, on sait qu’une équipe acquiert des automatismes et prend confiance
au fil des matchs.
Q : Etes-vous confiant ?
R : Je ne vois pas pourquoi je ne le serai pas. A Monaco plus qu’ailleurs,
il y a une mentalité de la gagne qui est fortement aiguisée et qui se
conjugue au quotidien, je peux vous l’assurer.
|