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23 Janvier 2003
Le "Monde des Princes" vous retranscrit
ici l'interview de Jérôme Rothen, publié par Football
365
Désigné joueur du mois de décembre par la Ligue,
Jérôme Rothen a débuté son année 2003
sur les chapeaux de roue. Meilleur joueur sur le terrain mercredi face
à Lens, le meilleure passeur du championnat rêve aujourd’hui
de l’équipe de France.
Jérôme Rothen, arrivé en cours de saison
l’année dernière, vous êtes aujourd’hui
un pilier de l’équipe monégasque. Comment expliquez-vous
cette montée en puissance ?
C’est vrai que depuis le début de la saison, je réalise
de belles performances. En début de saison, je m’étais
fixé l’objectif d’être au top avec Monaco.
Je me suis servi des quatre premiers mois de la saison dernière
pour m’adapter au sein du club et de l’équipe. Ce
ne fut pas évident car le club a connu beaucoup de soucis l’année
dernière, avec beaucoup de blessures, de mauvais résultats.
Cette année, comme tous les joueurs de l’équipe,
je me suis concentré sur cette saison qui est vraiment importante
car, à titre personnel, je me suis fixé des objectifs
assez élevés. Je comptais prendre ma chance d’entrée
et cela s’est bien passé dés le début. Depuis
le mois de novembre, mes prestations sont très régulières.
Je me sens bien dans l’équipe, où l’ambiance
est bonne. L’entraîneur me fait confiance et me donne des
responsabilités. Et je pense qu’aujourd’hui je lui
rends bien.
Vous parlez d’objectifs personnels. L’équipe de France
en fait-elle partie ?
Pourquoi pas. Le fait d’être régulier et décisif
peut être un plus. Depuis un mois et demi, je réalise de
très bonnes prestations. Donc, c’est vrai que j’y
pense mais je n’en fais pas une obsession. Je travaille néanmoins
pour y arriver. En début de saison, je m’étais fixé
l’équipe de France comme objectif à court ou moyen
terme. Aujourd’hui, mes prestations peuvent me laisser rêveur.
J’espère maintenant que le sélectionneur aura envie
de m’appeler. Je sais que son adjoint Pierre Mankowski est venu
assister à des matchs de Monaco à deux reprises récemment.
Comme je suis actuellement en forme, c’est plutôt une bonne
chose qu’il vienne nous voir maintenant (rires). Si une petite
place s’offre à moi, je la saisirais bien entendu à
bras ouverts.
A l’instar de vos prestations, Monaco réalise de bons
matchs depuis le début de 2003, mais vous n’arrivez plus
à gagner…
C’est vrai. Au point de vue comptable, même si cela n’est
pas inquiétant, il faut prendre conscience qu’il y a un
réel problème. Si on veut viser haut, et c’est le
cas cette saison à Monaco, on ne peut pas laisser échapper
des points. C’est notre deuxième match nul à domicile.
Il y a eu Bastia, où l’on s’est vite trouvé
réduit à dix. Ce fut donc difficile de gagner. On s’était
alors contenté du nul, mais la manière n’était
pas là. A Sochaux, au contraire, on a fait un très bon
match et on aurait du ramener trois points. Mais là aussi, on
s’est contenté du point du match nul car on sait que Sochaux
est très fort chez eux. Mais hier (mercredi), c’est vrai,
c’est une grosse déception, car on a vraiment joué
pour la victoire.
Malgré tout, le fait de ne plus gagner, cela engendre-t-il
des doutes au sein du groupe ?
Non, pas vraiment. La confiance est toujours là, d’autant
que sur les trois derniers matchs nous avons montré une vraie
qualité de jeu. Il est évident que nous devons aller chercher
notre première victoire de 2003 le plus rapidement possible car
cela pourrait inverser la tendance. En même temps, l’absence
de victoires ne doit pas devenir une obsession. Si on joue avec les
mêmes qualités que contre Sochaux, avec le réussite
en plus, on devrait vite remporter un match. Le match de Lens nous réconforte
à cet égard.
On sait que Monaco connaît des ennuis financiers. Quel est
votre avenir dans ces conditions ?
Aujourd’hui, on ne sait pas encore qui seront les repreneurs du
club, s’il s’agira de nouveaux investisseurs avec le même
président, si le président va changer. On est donc encore
un peu dans le flou malgré les projets de reprise qui arrivent
au club. Nous avons tous envie de rester ensemble jusqu’à
la fin de la saison. Et après on verra. J’espère
que cela se résoudra au plus vite, cela sera mieux pour tout
le monde. Mais comme on l’a montré sur le terrain, la situation
ne nous perturbe pas. On reste concentrer sur l’aspect sportif.
En ce qui vous concerne des rumeurs de contacts avec le PSG circulent.
Vous êtes originaire de l’Ile-de-France, aller jouer au
PSG serait une aventure particulière ?
Le PSG est un club que je supportais quand j’étais petit,
à l’époque des fameux duels PSG-OM. Mon père
m’amenait régulièrement au Parc des Princes pour
voir des matchs. Alors, oui cela serait particulier d’évoluer
au PSG. Mais aujourd’hui, je ne suis au courant de rien. Je laisse
mon agent gérer cela à ma place, ce qui me permet de me
concentrer sur mes prestations sur le terrain. Pour moi, la chose la
plus importante est de savoir si Monaco nous gardera ou nous vendra
d’ici au 31 janvier. N’ayant pas de nouvelles, je pense
que le club a l’intention de garder l’effectif jusqu’à
la fin de la saison. Si finalement, je me retrouve sur le marché
des transfert, j’étudierais toutes les possibilités
et les opportunités. Mais à ce jour, je n’ai aucun
contact avec Paris.
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